Denis Oztorun PCF
Le Maire de Bonneuil sur Marne au congrès des Maires 2024mercredi 20 novembre 2024
Bourreau
–
Le Billet de Gérard Streiff
Sur six colonnes, ce
samedi, Le Figaro (p. 13) titre :
« Comment les
communistes ont sali la mémoire du colonel P.H. »
Un intitulé très
« guerre froide ».
Quelle mouche a piqué ce
journal ?
On veut comprendre.
Le colonel en question
commandait le commando de paras qui a « sauté » sur Kolwezi (Congo)
en 1978, sur ordre de Giscard, pour venir en aide au tyran Mobutu.
Le colonel allait être
couvert de gloire pour cet exploit quand le communiste Henri Alleg (La
Question, 1958, éditions de Minuit), dans l’Humanité, l’identifie comme faisant
partie de ses bourreaux (P.H. a arrêté aussi Maurice Audin) en pleine guerre
d’Algérie.
Du coup l’autorité du
colonel en a pris un coup.
Voilà l’histoire.
Un demi-siècle plus tard,
Le Figaro se réveille.
Pour une bien mauvaise
cause.
Faut-il écrire Le
FigarO.A.S. ?
Gérard Streiff
Article publié dans CommunisteS, numéro 1019 du 20 novembre
2024.
FINISTERE - Dégradation des locaux du Parti
Les locaux du Parti communiste à Brest (fédération du Finistère et section de Brest) sont victimes de dégradations répétées et d’un véritable harcèlement.
Depuis le mois d’août, les locaux du Parti communiste à Brest, au 5 rue Henri Moreau et au 6 rue André Berger, dans la rue perpendiculaire, sont victimes de dégradations répétées avec des injections de colle dans nos serrures de porte d’entrée qui obligent à chaque fois à changer nos serrures sur deux portes d’entrée avec un professionnel pour pouvoir entrer dans nos locaux et vaquer à nos occupations politiques.
Cela s’est produit la dernière fois le vendredi 15 novembre au soir, mais
aussi le samedi 9 novembre, le samedi 2 ou le dimanche 3 novembre, le samedi 26
octobre, et deux fois à la fin du mois d’août. Soit 4 fois en un mois, chaque
semaine, et 6 fois depuis 3 mois.
À chaque fois, nous avons au moins 300 € de préjudice, non pris en charge par notre assurance, pour changer nos serrures, nos clefs, etc. Et cela occupe le temps et l’énergie de nos bénévoles et de notre salariée.
Nous savons que nous n’avons pas que des amis, et c’est normal que nos idées dérangent certains car elles contredisent le vent fasciste, réactionnaire et xénophobe que certains groupes veulent faire souffler.
Nous avons porté plainte et signalé ces dommages à la police de Brest qui s’est montrée coopérative et très professionnelle. Nous l’en remercions.
Nos locaux à Brest ont déjà été victimes à une dizaine de reprises depuis 4 ans de dégradations : croix gammées peintes sur notre vitrine, inscriptions insultantes, racistes et antisémites, anticommunistes autocollants d’extrême droite, affiches décollées de force avec intrusion intempestive dans nos locaux de militants d’extrême droite, etc.
Collectivement, il faut que nous réagissions face à cette dégradation du climat politique dans notre région qui menace notre vie démocratique et ne correspond pas à la tendance dominante des débats politiques en Bretagne et dans le Finistère, qui permet d’exprimer des désaccords et des contradictions sans violence et dans le respect des femmes et des hommes.
Il faut que nous rappelions que les partis politiques sont essentiels pour faire vivre notre démocratie, nos institutions, nos collectivités locales, et qu’ils visent à représenter les citoyens et porter leur voix en faveur de l’intérêt commun, chacun avec leurs idées propres héritées d’une histoire sociale dont nous sommes tributaires.
Rappelons aussi que les moyens du Parti communiste à travers ses locaux - nombreux dans le Finistère comme partout en France - sont le fruit du reversement d’indemnités de ses élus (qui ne s’enrichissent pas avec leur mandat) et des cotisations et dons de ses adhérents, très nombreux, et motivés avant tout par un idéal de paix, de fraternité humaine, de justice sociale et climatique, de redistribution des richesses.
Nos locaux sont aussi le bien et l’outil de la défense des intérêts des travailleurs et des exploités, des plus démunis.
Nous n’acceptons pas la violence politique, les dégradations de locaux politiques, les attaques verbales ou physiques contre les élus, et nous demandons à ce que harcèlement contre notre parti, à l’origine d’un grand nombre des conquêtes sociales en France, cessent immédiatement.
Nous demandons à la police, à la préfecture et aux services de l’État, et aux citoyens qui pourraient être témoins de ces méfaits, de nous aider à ne plus être victimes à l’avenir de ces dégradations et malveillances qui pourrissent notre vie politique.
La fédération du Finistère du PCF
Le 17 novembre 2024
Article publié dans Communistes, numéro 1019 du 20
novembre 2024.
jeudi 7 novembre 2024
lundi 21 octobre 2024
Des dépenses utiles pour combattre la dette !
Dans sa préparation du budget
2025, M. Barnier pointe le déficit de 6,1 % du PIB et la dette de 3 200
Mds €, 112 % du PIB. Elle est de 122 % aux USA et de 252 %
au Japon.
Mais il utilise cette situation
pour annoncer une cure d’austérité (60 Mds € d’économies,
2 points de PIB).
Un remède qui peut tuer le malade
alors qu’il faut faire l’inverse pour développer le pays.
L’Europe nous y obligerait.
Oui, mais sur une trajectoire de
7 ans.
Ça laisse du temps.
En vérité le capital veut baisser
la dépense pour se nourrir sur le dos de l’État.
Quatre causes sont à l’origine de la dette.
1.
Les choix de E. Macron privant le budget de l’État de 62
Mds € de rentrées fiscales et distribuant 200 Mds € d’aides aux
entreprises sans contrepartie sociale et écologique.
2.
L’augmentation des intérêts de la dette : de 33,8
Mds € en 2022 à 56 Mds € en 2024, résultat des taux d’intérêts de la
BCE en hausse et de l’inflation gonflant les dépenses.
3.
L’utilisation de l’argent des entreprises, de l’État et des
banques pour la rentabilité du capital contre l’emploi, les salaires, les
services publics, l’écologie, c’est-à-dire contre une croissance saine créant
des richesses et élargissant la base des prélèvements fiscaux et sociaux.
4.
Les suppressions d’emplois dans les services publics faisant
reculer le PIB et la base de développement du pays.
Direction, récession !
Ignorer ces causes et poursuivre des choix qui depuis 40 ans
montrent leur nocivité fera basculer la France en récession avec les
conséquences humaines imaginables. Il faut sortir de ce cercle vicieux !
Alors que nos services publics sont à l’os, que l’activité
économique est en berne, il faut relancer des dépenses nouvelles à la place de
recettes déflationnistes des années 30 en France et en Allemagne dont on sait
comment cela a fini.
En fait, des avances pour se
développer qui, en faisant augmenter le PIB, permettront « d’avaler »
la dette car baissant son poids dans le PIB, et feront reculer le déficit.
Financées à 0 %, ces avances
urgentes doivent provenir de la création monétaire pour relancer les services
publics (hôpital, école, transport, énergie) et la production industrielle à
partir de critères d’emplois, de formation, de salaires, écologiques.
Le pôle public bancaire, Poste et
CDC, doit être mobilisé, refinancé à 0 % pa.r la BCE.
Au-delà, pour les pays de l’UE,
créer un fonds européen pour les services publics alimenté par la BCE.
Il faut de même réorienter les aides aux entreprises à partir
d’objectifs sociaux et environnementaux au lieu d’être des trappes à bas
salaires.
Enfin, réformer la fiscalité, à commencer par la fiscalité des
entreprises, avec une triple dimension universelle, progressive et incitative
et un volet local indispensable pour financer les collectivités locales.
Puis rétablir un ISF intégrant
dans sa base l’ensemble des biens professionnels et reconstruire un impôt sur
le revenu taxant la rente et le capital au moins comme les salaires, sinon
plus.
Les droits de successions doivent
être révisés pour mieux imposer les grosses successions. Une des conséquences
serait de faire reculer la TVA et d’aller vers une extinction progressive de la
CSG au fur et à mesure qu’une réforme du financement de la protection sociale
par les cotisations deviendrait opérationnelle.
Jean-Marc Durand, membre du CN
La droite et l’extrême-droite main dans la main pour la marchandisation des femmes !
Des députés de la droite dite "républicaine"
et d’extrême-droite ont déposé une proposition de loi (411) visant à soi-disant
sécuriser les droits des personnes qui se prostituent pour garantir un exercice
plus sûr. « Garantir un exercice plus sur » !
Quelle honte! Cette PPL représente un recul terrible
en matière de lutte contre la prostitution et de respect des femmes.
Elle propose tout simplement de pouvoir rouvrir des bordels ramenant la France au temps de l’Occupation.
Assimilation de la prostitution à une « activité
professionnelle ».
Cette proposition de loi place la sexualité, les
femmes et leurs corps dans le domaine du marché.
Elle entérine une vision ultralibérale de la
sexualité, donnant à l’acte sexuel une valeur transactionnelle pouvant faire
l’objet d’un accord contractuel, telle une simple « prestation de
service ».
Cette vision ouvre la voie à la normalisation de
l’exploitation sexuelle des femmes, et en particulier des plus
marginalisées : les femmes précaires, migrantes, issues des minorités,
victimes de la traite, sont les cibles principales du système prostitutionnel.
Un système patriarcal et violent, fondé sur l’exploitation des vulnérabilités, dont l’unique raison d’être est de répondre à la demande d’achat d’actes sexuels exprimée par des hommes.
Dépénalisation du proxénétisme et réouverture des
bordels : bientôt La Jonquera en France ?
Les députés de droite et d’extrême-droite souhaitent
modifier le code pénal afin de dépénaliser le proxénétisme.
D’une part en autorisant la « détention » et
la « mise à disposition » de lieux de prostitution (art. 225-10) et
d’autre part en ajoutant des conditions supplémentaires de
« contrainte » ou « d’avantage anormal » pour pouvoir
pénaliser le fait de tirer profit d’un lieu de prostitution (art 225-5).
L’ajout de ces critères correspond exactement aux
approches législatives désastreuses en Belgique et en Espagne.
Leur seul effet fut de permettre l’essor des
méga-bordels de La Jonquera et de proxénètes tels que «Dodo la Saumure», en
dissimulant leurs activités d’exploitation derrière des relations commerciales
faussement libres, profitant de l’incapacité des autorités à prouver les
situations de « contrainte » ou « d’avantages anormaux ».
Tout cela au détriment de milliers de femmes et de filles précaires et étrangères exploitées impunément.
Une déconnection totale des réalités du terrain et des
standards internationaux.
La loi de 2016 en question est une victoire du
mouvement féministe, portée par le Parti Communiste Français, la grande
majorité des partis de gauche et des syndicats.
Ses effets positifs ont été reconnus par la CEDH, le
Parlement Européen et la Rapporteuse Spéciale de l’ONU sur les violences contre
les femmes.
Les associations féministes, de terrain et les
survivantes la défendent et demandent plus de moyens et de volonté politique
dans son application, pour faciliter l’accès aux parcours de sortie (incluant
des titres de séjours pour les victimes étrangères), l’augmentation de l’AFIS,
plus de fermeté dans la lutte contre les « clients » et les
proxénètes.
Plutôt que d’entendre ces revendications, la droite et l’extrême-droite préfèrent rouvrir les bordels, ramenant la France à l’époque de… l’occupation, juste avant leur abolition par la loi Marthe Richard (1946).
Bloc libéral à l’assemblée : appauvrir les femmes
jusqu’à la prostitution ?
Cette proposition de loi est révélatrice d’un cynisme
absolu de la majorité de droite/extrême-droite : c’est la majorité qu’elle
représente à l’Assemblée qui soutient depuis des années les politiques de casse
sociale accentuant la précarité des femmes et leur vulnérabilité à tous les
schémas d’exploitation.
Après avoir appauvri les femmes, le bloc libéral ouvre
désormais la porte à leur marchandisation.
Face à ce recul inédit, le Parti Communiste Français,
qui se bat pour l’abolition de la prostitution, continuera de défendre les
droits des femmes et mettra toute ses forces contre ce texte.
Il continuera à lutter pour libérer la société du capitalisme et du patriarcat, pour mettre fin aux violences faites aux femmes, et réaliser l’égalité entre femmes et hommes dans toutes les sphères de la société.
Paris, le 19 octobre
Fabien Roussel, secrétaire national du PCF
Provocation
16/10/2024
Bruno Bilde est donc entré au
conseil supérieur de l’AFP,
l’Agence française de presse, une
des plus grandes agences mondiales,
2 600 collaborateurs,
présents dans 150 pays.
Bilde, député RN et proche de
Marine Le Pen, affiche pourtant un CV chargé.
Il fut un temps accusé de
harcèlements sexuels par d’anciens assistants parlementaires du FN et lui-même
a été condamné pour diffamation.
Ses rapports avec les
journalistes ont toujours été tendus.
Il a engagé un procès il n’y a
pas si longtemps contre l’Humanité (et l’élu communiste d’Hénin-Beaumont),
procès qu’il a perdu.
Il a également engagé un procès
contre Libération, autre procès qu’il a perdu.
Il est parti en guerre contre
Médiapart, et contre la profession des journalistes plus généralement.
Et c’est ce personnage qui se
retrouve dans une structure de gouvernance de l’AFP.
« Révoltant ! » dit la CGT.
« Provocation » ajoute
la CFDT.
Gérard Streiff
Budget 2025
: nouveau coup de massue pour les collectivités locales
C’est désormais une triste
habitude. Quand les finances publiques toussent, ce sont les collectivités
locales qui s’enrhument.
Dans le cadre d’un plan d’austérité de 60 milliards d’euros d’une ampleur sans
précédent, ce gouvernement illégitime, soutenu par le rassemblement
national, vient d’annoncer une nouvelle saignée pour les collectivités
territoriales.
Après avoir supporté les baisses de dotation historiques engagées depuis 2014,
après avoir subi les effets de la crise du COVID, après avoir fait face à
l’inflation et à l’augmentation inédite des prix de l’énergie, après avoir été
progressivement privées de toutes marges de manœuvre financières leur
permettant d’assumer leur libre administration prévue par la Constitution, les
collectivités locales vont ainsi voir leurs ressources ponctionnées de 5
milliards d’euros supplémentaires chaque année auxquels s’ajoutent les 1,5
milliards de Fonds vert en moins.
5 milliards d’euros en moins pour l’investissement public que les collectivités
assument pourtant à plus de 70 %.
5 milliards d’euros en moins, chaque année, pour toutes les politiques
publiques locales de santé, d’éducation, de jeunesse, de petite enfance ou de
transports dont nos concitoyens ont, au quotidien, tant besoin.
1,5 milliards d’euros en moins pour financer les travaux indispensables pour la
transition écologique alors que l’urgence climatique est là.
Budget après budget, c’est une mise à mort de nos services publics locaux qui
se dessine.
Privées progressivement de toutes recettes, nos collectivités locales n’auront
bientôt plus les moyens de fonctionner et d’assumer leurs missions au service
de toutes et tous. Ne nous y trompons pas : avec elles, c’est une part de la
démocratie locale et de l’exercice de la souveraineté populaire qui risque
également de disparaître.
A l’Assemblée nationale comme au Sénat, les parlementaires communistes
s’opposeront avec la plus grande fermeté à cette nouvelle purge qui, sous
prétexte de rétablir des « équilibres financiers », menace gravement la mise en
œuvre du pacte républicain et de ses promesses sur tout le territoire.
Le PCF et ses militants se tiendront aux côtés des agents
territoriaux et des élus locaux dans toutes les mobilisations pour la défense
du service public local.
Nous défendrons également une toute autre gestion du budget de
la nation dont la première vocation est de répondre aux besoins de nos
concitoyens et de préparer l’avenir.
Nous voulons des dotations en hausse et pérennes pour les
collectivités permettant de financer les investissements nécessaires pour le
climat mais aussi pour l’ensemble des services publics relevant de nos
collectivités tels que l’école, la petite enfance, la prise en charge du grand
âge, les transports, l’entretien des routes, la culture, le sport…
Les agents de nos collectivités doivent être respectés et reconnus dans leurs
métiers et dans leurs compétences. Le point d’indice doit être augmenté et
cette augmentation prise en charge par l’État.
Pour cela, nous proposons un choc fiscal pour le budget de la France en
augmentant les recettes par une fiscalité plus forte du capital et des hauts
revenus.
Nous faisons également le choix de privilégier la création de
richesses issues du travail, de la ré-industrialisation du pays et
d’investissements massifs dans les services publics.
Nous faisons le choix de renouer avec une spirale positive liée
à la consommation et à la croissance de l’économie.
Nous demandons enfin la création d’un pôle public bancaire permettant à l’État
de se financer auprès de la BCE à des prêts à taux 0 voire négatifs pour
relever les immenses défis sociaux et environnementaux auxquels nous sommes
confrontés.
Fabien Roussel, secrétaire national du PCF,
Le 9 octobre 2024.
mardi 8 octobre 2024
C'est un des plus gros plans de licenciement
depuis 40 ans : chez Milee,
« ça se termine salement »
8 oct. 2024
MINISTÈRE DE L'ÉCONOMIE ET DES FINANCES
Après
la liquidation de l'entreprise Milee,
10.000 salariés se retrouvent sur le carreau dans l'attente de leurs salaires et soldes de tout compte non-versés depuis des mois.
Un rassemblement s'est tenu devant le ministère des Finances.
Les
10.000 anciens salariés du distributeur de publicités Milee, placé en
liquidation judiciaire, sont toujours bloqués et dans l’incapacité de tourner
la page mais aussi de chercher un nouvel emploi.
« C’est le plus grand social depuis 40 ans avec plus de 10.000 salariés licenciés », s’insurge Sébastien Bernard, délégué syndical central CGT chez Milee.
Après un placement en redressement judiciaire le 30 mai 2024, l’entreprise Milee, anciennement Adrexo et premier opérateur privé de la distribution d’imprimés publicitaires, est déclarée en liquidation judiciaire depuis le 9 septembre 2024.
Pour
Glyn Evans, 70 ans et distributeur de prospectus à Niort depuis 8 ans, ce plan
social finit salement.
« On laisse les gens ne plus toucher d’argent et ne plus rien percevoir….C’est grave, on laisse ces gens mourir.»
Depuis l’annonce de la liquidation judiciaire, les 10.000 employés, souvent âgés et en situation déjà précaire, attendent toujours leurs deux derniers mois de paye mais aussi leur solde de tout compte, nécessaire pour postuler à France Travail (ex-Pôle emploi).
Présente aux côtés des distributeurs de prospectus lésés par Milee, la secrétaire générale de la CGT, Sophie Binet, met en cause le manque d’anticipation du gouvernement et réclame un arrêt des plans de suppression d’emplois.
« La situation à Milee est l’illustration de l’absence de politique industrielle de ce gouvernement, qui prend des décisions sur un coin de table sans se préoccuper de leur impact social, comme cela a été le cas avec Oui Pub (dispositif expérimental visant à réduire la distribution d’imprimés – NDLR).
La situation à Milee est un énorme scandale social pour cette raison, mais aussi parce qu’il s’agit de 10 000 salariés qui n’ont strictement aucun revenu depuis trois mois. » a martelé la responsable syndicale.
La direction de Milee, évoquant un effondrement du marché de la distribution d’imprimés publicitaires en France, avait initialement annoncé en mars un plan de restructuration prévoyant la suppression de 3.500 postes.
Mais avant même la mise en place de ce plan, « les pertes n’ont pu être endiguées et la trésorerie de Milee est ressortie trop affaiblie à la fin du premier trimestre », avait ensuite indiqué la direction pour expliquer sa demande de redressement judiciaire le 30 mai dernier. 180 plans de licenciements, dont celui de Milee, sont en cours actuellement, selon la CGT.
La
centrale syndicale demande d’urgence un moratoire sur tous les licenciements.
Fabien Roussel et Léon Deffontaines sont venus apporté le soutien du
PCF devant Bercy aux 10.000 salariés en lutte pour le respect de leurs droits
Un an après l’horreur du 7 octobre : Déclaration de Fabien Roussel
Publié le 07 octobre 2024
Il y a un an, jour pour jour, le premier pogrom de l’histoire de ce XXIe
siècle a conduit à la mort de 1 200 hommes, femmes et enfants, blessant et
mutilant plus de 7 500 personnes. Parmi ces victimes figurent 42 Français.
Ce massacre de masse, visait des Israéliens parce qu’Israéliens, des Juifs
parce que Juifs.
Je veux, par ce message, au nom des communistes français, rendre hommage à
toutes les victimes.
Je veux également témoigner de la solidarité des communistes français avec
les familles de celles et ceux qui, le 7 octobre, ont été capturés et pris en
otage par le Hamas.
Le Parti communiste français continue d’exiger leur libération immédiate et
inconditionnelle, comme le font des centaines de milliers d’Israéliens qui
manifestent courageusement pour un cessez-le-feu et la démission de Benyamin
Netanyahou.
Les responsables de cet acte terroriste doivent répondre de leurs crimes
devant la justice internationale.
Ils défigurent le juste combat du peuple palestinien pour que soit reconnu
son droit à l’existence nationale et à la paix avec le peuple israélien.
Ce pogrom intervient dans un moment où l’antisémitisme grandit, dans le
monde comme en France.
Le PCF, dans son histoire, l’a toujours combattu avec acharnement. Comme il
s’est toujours battu contre le racisme, pour le droit des peuples à disposer
d’eux-mêmes et pour la paix.
Un an après, je veux redire également, les crimes du Hamas ne justifient en
rien le génocide en cours à Gaza. Ils ne justifient en rien l’accélération de
la colonisation en Cisjordanie et les exécutions sommaires dans les territoires
palestiniens et les camps de réfugiés. Ils ne justifient en rien les
bombardements aveugles au Liban.
Les crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis en ce moment-même
par les dirigeants de l’État d’Israël empêchent la libération des otages. Ils
sont une menace pour la paix dans toute la région, et pour la sécurité même du
peuple israélien. Leurs auteurs, eux aussi, répondre de leurs actes devant la
justice internationale.
Le PCF est pleinement engagé pour le cessez-le-feu immédiat sur tous les
théâtres d’opération. Pour une paix juste et durable entre Israéliens et
Palestiniens. Pour la reconnaissance de l’Etat de Palestine aux côtés de l’Etat
d’Israël, sur les frontières de 1967. Pour une solution à deux Etats pour deux
peuples vivant en paix, en sécurité et en démocratie, à égalité, sur une même
terre.
S’inclinant aujourd’hui devant les victimes du 7 octobre, le PCF condamne,
dans notre pays, toute dérive qui prétendrait transformer un conflit politique
ayant pour enjeu le partage de la souveraineté sur la terre de Palestine en
guerre de religion ou de civilisation.
Notre combat est celui de la paix, de la solidarité entre les peuples, de
la justice et du droit.
Nous serons toujours aux côtés des peuples palestinien et israélien et des
forces progressistes qui, de part et d’autre, aspirent à la Paix.
Pour la paix au Proche-Orient : il faut des actes concrets !
Publié le 02 octobre 2024
L’armée israélienne a violé les frontières libanaises. Cela fait suite à
des bombardements massifs qui touchent la population civile, faisant plusieurs
milliers de morts. Ce sont pour le Liban les journées les plus sanglantes
depuis la fin de la guerre civile en 1990. Le gouvernement libanais estime à un
million le nombre de déplacés. C’est dans une logique de guerre régionalisée
que s’est aujourd’hui engagée le pouvoir d’extrême-droite israélien.
Ce 1er octobre, l’Iran a décidé de lancer une vague de missiles sur
plusieurs villes d’Israël et leurs populations. L’évènement est sans précédent.
L’embrasement n’est plus une possibilité. Il est là, sous nos yeux.
Le PCF condamne fermement l’ensemble de ces actes de guerre et ces crimes
de guerre. Il exprime sa profonde solidarité avec le peuple libanais, qui voit
le retour des invasions israéliennes de 1982 et 2006, avec le peuple
palestinien, qui subit l’une des pires catastrophes humaines de son histoire,
avec le peuple israélien, que le gouvernement de Benyamin Netanyahou entraîne
dans une guerre meurtrière, avec le peuple iranien que la dictature des mollahs
prend en otage d’un conflit dont il ne veut pas.
Les provocations de l’organisation islamiste du Hezbollah ne justifient pas
cette violation du droit international et de la souveraineté du Liban, ni les
crimes de guerre qui sont commis contre la population civile. Tout comme les
pogroms du Hamas le 7 octobre 2023 ne pouvaient justifier les massacres de
masse à Gaza et la mise à feu et à sang de la Cisjordanie. Les Libanais doivent
pouvoir vivre dans un Etat libre, souverain, indépendant, débarrassé des
ingérences étrangères, dont les frontières internationales doivent être
respectées. C’est la condition pour qu’ils puissent retrouver la paix civile et
la démocratie.
Le gouvernement israélien de B. Netanyahou a pris délibérément le risque de
jeter l’ensemble de la région dans la guerre, dans l’unique but de se maintenir
au pouvoir. Alors qu’il devrait faire l’objet de sanctions internationales
immédiates, il agit avec le soutien militaire des Etats-Unis et des pays de
l’Union européenne, qui sont passés maîtres dans l’art de la duplicité. C’est
une fuite en avant criminelle.
La France, aux côtés d’autres pays, appelle à un cessez-le-feu au Liban.
Mais la réunion du Conseil de défense le 1er octobre dernier n’a débouché que
sur des paroles et des postures. C’est indigne de notre pays. Cela scelle son
effacement.
Il faut des actes concrets, pour le Liban comme pour Gaza, pour le
rétablissement de la paix et de la sécurité dans toute la région. Il faut des
pressions concrètes contre Netanyahou et son gouvernement de hors-la-loi qui
commettent en série crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
Ce pouvoir d’extrême-droite, contre lequel manifeste une grande partie du
peuple israélien, doit être stoppé.
Le PCF appelle à des mesures concrètes et urgentes :
- La mise en œuvre de la résolution 1701 de l’ONU permettant à la FINUL de
se déployer entre le fleuve Litani et la frontière, en coordination avec les
autorités libanaises. Les capacités de la FINUL doivent être renforcées et la
France doit y prendre toute sa part. Seule la force internationale de l'ONU et
l’armée libanaise ont le droit d’être déployées dans cette zone,
- Un cessez-le-feu immédiat, général et permanent au Liban et à Gaza et le
retrait des troupes israéliennes,
- Des sanctions contre le gouvernement israélien par l’interdiction
d’exportation d’armes vers l’Etat d’Israël et la suspension de l’accord
d’association UE-Israël,
- L’accès immédiat à l’aide humanitaire à Gaza et au Liban et une aide
concrète aux agences de l’ONU et aux associations qui agissent dans en ce sens,
- Le retour de tous les déplacés libanais et israéliens chez eux,
- La reconnaissance immédiate et inconditionnelle par la France de l’Etat
de Palestine sur les frontières de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale, aux
côtés de l’Etat d’Israël,
- La libération des otages israéliens détenus par le Hamas,
- La libération des prisonniers politiques palestiniens,
- La traduction de Benyamin Netanyahou, de ses complices et des dirigeants
du Hamas devant la justice internationale, comme l’a demandé le procureur
général de la Cour internationale de justice (CIJ),
- Le soutien et la solidarité pour les forces progressistes et communistes
au Liban qui luttent contre la corruption et le système confessionnel,
- L’arrêt de l’occupation et de la colonisation israéliennes en
Cisjordanie, à Jérusalem Est et à Gaza comme l’a dernièrement exigé la CIJ,
- Un soutien international au mouvement des femmes, au mouvement social et
aux démocrates d’Iran qui luttent courageusement pour se débarrasser de la
théocratie installée à Téhéran,
- Une action concrète pour la sécurité collective régionale, en reprenant
la proposition faite par la conférence d’examen du TNP sous égide de l’ONU en
2010 d’établir dans la région une ZEAN (zone exempte d’armes nucléaires) et une
ZEADM (zone exempte d’armes de destruction massive). Les 5 puissances
nucléaires, dont la France, ont le devoir de faire respecter cette décision.
Le PCF appelle à participer sur ces bases aux rassemblements pour un
cessez-le-feu et pour la paix qui se tiendront en France ces prochains jours.
A Paris, il appelle à participer à la manifestation samedi 5 octobre Place
de la République à 14 heures.
Paris, le 2 octobre 2024
Parti communiste français.
Nous combattrons de toutes nos forces le choix de l’austérité !
Publié le 01 octobre 2024
Dans son discours de politique générale, le Premier ministre fait le choix
de la poursuite de la politique du président de la République qui a échoué et a
été massivement sanctionnée dans les urnes par les Françaises et les Français.
Une boussole est au cœur des annonces de Michel Barnier : mener une
politique d’austérité confirmant que les deux tiers de la réduction du déficit
public, plus de 20 milliards d’euros, seront assurés par la réduction des
dépenses de l’Etat et des collectivités, affaiblissant ainsi les services
publics de proximité et l’ensemble de notre économie. Il confirme ainsi un cap : servir le capital, au détriment du travail
et de la réponse aux besoins des Français et des Françaises en métropole comme
dans les Outre-Mer, des TPE-PME dont le nombre de faillites atteint un record,
et des collectivités dont les ressources ne cessent d’être amputées.
Les salariés, leurs salaires et retraites, sont les grands absents de cette
déclaration.
Des millions de salariés demandent de véritables hausses de salaire pour un
travail qui paie, et ils obtiennent pour seule réponse une revalorisation
minimale anticipée du Smic et les fausses recettes libérales que sont
l’intéressement et la participation salariée.
Des millions de salariés demandent l’abrogation de la réforme des
retraites, et celle-ci est rejetée par le Premier ministre qui confirme
qu’aucun moyen supplémentaire ne sera dégagé au nom de « l’équilibre financier
».
Quant aux enseignants et soignants mobilisés au quotidien au service de nos
concitoyennes et concitoyens, ils n’obtiennent rien d’autre qu’une vague
promesse de renforts de bénévoles retraités !
Et aucune mesure n’est annoncée pour l’avenir de la jeunesse du pays,
traitée sous le seul angle de la délinquance, celle-ci se voit stigmatisée et
la justice des mineurs menacée de destruction.
En matière d’immigration, le Premier ministre cède à l’argumentaire du
Rassemblement national, comme en témoigne notamment sa volonté de renforcer
Frontex et ses pratiques contraires aux droits humains.
Pire, le Premier ministre décide d’aller plus loin dans l’austérité comme
en témoignent les plafonds de dépenses prévus dans le cadre du budget 2025, en
baisse de 10 milliards d’euros, touchant massivement le travail et l’emploi.
Au regard de ces choix, la surtaxe sur les grandes entreprises — qui n’est
en fait qu’un retour, pour une petite minorité de grandes entreprises, sur
certains cadeaux fiscaux accordé par Emmanuel Macron – vise à masquer cette
nouvelle cure d’austérité. L’heure est à une remise à plat total de la
politique d’exonérations et d’aides publiques aux entreprises, pour servir le
progrès social et écologique.
Nous combattrons de toutes nos forces le choix de l’austérité. La France a
besoin d’un nouveau mode de développement, éradiquant le chômage et garantissant
un emploi de qualité pour tous et toutes et la formation, davantage de dépenses
orientées vers une nouvelle industrialisation sociale et écologique du pays et
le développement des services publics.
En matière de politique étrangère, la voix de la France ne sera pas plus
forte avec Michel Barnier, alors même que la situation européenne et mondiale,
les risques d’escalade en Ukraine et au Proche-Orient appellent plus que jamais
une voix indépendante de la France et une diplomatie au service de la paix.
Aux côtés de nos parlementaires qui appellent à censurer ce gouvernement,
le PCF salue les organisations syndicales qui ont organisé une première journée
d'action interprofessionnelle. Il appelle à amplifier la mobilisation pour
combattre la politique du gouvernement Barnier.
Paris, le 1er octobre 2024
Fabien Roussel,
Secrétaire national du PCF
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