dimanche 16 mars 2014


Marché transatlantique :

c’est trop grave ! Le peuple doit être consulté.

C’est sans doute la ministre, Mme Fleur Pèlerin, qui a le mieux caractérisé le sens du voyage d’état de F. Hollande aux Etats-Unis. Il était « venu donner des preuves d’amour aux patrons ». Et le peuple alors ? A quel sentiment a-t-il droit ? De fait, en faisant participer M. Gattaz au dîner d’Etat, en se rendant auprès du grand patronat à San Francisco et en donnant l’accolade au leader du mouvement de novembre 2012, dit des « pigeons », opposé à l’impôt sur le capital, le Président de la République a malheureusement une nouvelle fois montré quels intérêts il servait. Nous en sommes au point où la droite n’a même plus le loisir de critiquer les choix économiques, sociaux et internationaux actuels, puisque ses idées sont mises en œuvre. M. Copé et d’autres en sont réduits à la surenchère jusqu’à commenter bêtement la qualité de livres pour enfants et à faire courir des rumeurs sur feu la loi sur la famille ou cette fumeuse prétendue « théorie du genre » à l’école.

Au cours du voyage présidentiel aux Etats-Unis, n’ont jamais été évoqués : ni les affaires d’espionnage par la NSA, ni le sort de Snowden et d’Assange, ni Guantanamo, ni les enjeux du désarmement pas plus que les largesses fiscales dont bénéficient des groupes comme Google. Par contre, le Président de la République a de fait poursuivi sa mue, se dépouillant définitivement des quelques oripeaux sociaux-démocrates qui l’encombraient encore. En appelant à « accélérer les négociations sur le projet de marché transatlantique, pour une conclusion rapide », M. Hollande a donné satisfaction aux organisations patronales allemandes et au Medef qui, dans une déclaration commune, le réclamaient. Tout comme à « l’European américan business concil » (EABC) ou conseil des affaires Europe – Amérique qui regroupe des dizaines de grandes sociétés industrielles et bancaires et au « Transatlantic business Dialogue » qui, côté américain comme européen, réunit les principales firmes transnationales.

Jamais jusqu’ici, le Président de la République n’a parlé en France du projet de marché unique transatlantique à la télévision ou au cours d’une réunion publique. Voici qu’il le fait aux Etats-Unis devant M. Obama et le monde des affaires, après avoir cosigné, le jour de son arrivée sur le continent nord-américain, une tribune commune avec le président nord-américain.

Ce projet est extrêmement dangereux pour nos vies quotidiennes. Il poursuit plusieurs buts : tenter de faire face à la crise des débouchés que provoquent les politiques d’austérité en attisant la guerre économique pour offrir des « marchés » d’exportation aux grandes firmes en éliminant toutes les barrières douanières et surtout en harmonisant vers le bas toutes les règles du commerce et les normes sociales, sanitaires, alimentaires ou environnementales. Toutes les mesures de protection sociale comme le salaire minimum garanti, les précautions sanitaires, la qualité de l’alimentation, les services publics, la création culturelle, la protection des consommateurs, les droits d’auteurs, l’épargne, seraient alignées sur des « règles mondiales édictées par le grand capital international » pour augmenter encore ses marges et ses profits.

Le second objectif de ce « marché unique transatlantique » vise, pour les pays occidentaux, à tenter de reprendre leur domination sur le monde face aux pays émergeants comme le Brésil, la Chine, l’Inde, l’Afrique du sud et l’Indonésie. Ce projet, c’est le marché capitaliste, avec l’OTAN comme gardien contre les souverainetés populaires. Ce projet, c’est la création d’un « marché intérieur transatlantique » contre l’existence même d’une autre construction européenne. Et pour faire accepter tout cela, pour torpiller définitivement nos services publics, pour nous faire accepter le bœuf aux hormones et les poulets au chlore ou pour accaparer toutes nos données personnelles via les géants de l’internet, ils ont inventé le missile destructeur de toute souveraineté des Etats, des Parlements et même des gouvernements : la création d’un tribunal arbitral privé où les sociétés multinationales seront juges et parties. Elles pourront attaquer les Etats quand un système de protection environnemental ou social entravera leurs intérêts. Ce serait définitivement le triomphe de la loi de l’argent contre la loi du peuple. Ce serait une dictature sans chars dans les rues, sans généraux casqués et bottés au pouvoir. Il existe déjà de tels exemples à partir d’accords de libre-échange existants. Ainsi, la firme Philip Morris porte plainte contre l’Australie, parce que ce pays restreint le commerce du tabac. Le groupe multinational Novartis poursuit l’Inde pour la contraindre à cesser la production de médicaments génériques.

De même, demain, si la France refusait le bœuf ou le lait aux hormones nord-américains, telle ou telle culture de végétaux modifiés génétiquement, l’exploitation de gaz de schiste, ou encore le maintien d’un salaire de base pour une durée limitée du temps de travail, des firmes multinationales pourraient poursuivre l’Etat et imposer leurs choix. C’est très grave !

M. Hollande connaît si bien ces dangers qu’il s’est écrié devant M. Obama au cours d’une conférence de presse : « Nous avons tout à gagner à aller vite. Sinon, nous savons bien qu’il y aura une accumulation de peurs, de menaces et de crispations ». Quel terrible aveu ! Quelle négation de la démocratie. Cela ressemble à une tentative de coup de force dans le dos des populations française et européennes. Nous réclamons, une nouvelle fois, la transparence sur les négociations en cours. Nous demandons à F. Hollande et au gouvernement de mettre à disposition de nos concitoyens le texte du mandat de négociation de la Commission européenne, ainsi que toutes les expertises produites par chacun des ministères sur les conséquences d’un tel marché transatlantique. Nous demandons aux médias d’organiser des débats publics sur ce sujet. Chaque ville, département, région, peut voter, comme l’a fait le Conseil régional d’Ile-de-France, sur proposition des élus du Front de gauche, des motions réclamant le retrait de ce projet.


Le prochain Parlement européen aura le pouvoir de le rejeter. Dans ces conditions, la question devient l’un des enjeux principaux des prochaines élections européennes. Ni le vote pour les listes de droite, ni celui pour les listes soutenues par le Président de la République, ni l’abstention ou le vote d’extrême-droite ne permettront de créer un rapport de force en ce sens. Un débat public doit être organisé, sanctionné par une consultation populaire dans toute l’Europe avant toute décision.

LA VERITE SUR LE CUMUL DES MANDATS

Député et Maire: Ce sera impossible dès 2017, il faudra choisir…

Voter pour le maire actuel, c’est voter pour un Maire qui abandonnera la Commune en 2017 !

Focus sur deux lois essentielles pour le renouvellement de la vie locale :

- La loi organique du 14 février 2014 interdisant le cumul de fonctions exécutives locales avec le mandat de député ou de sénateur.
- La loi du 14 février 2014 interdisant le cumul de fonctions exécutives locales avec le mandat de représentant au Parlement européen.
Saisi d’un recours déposé par au moins 60 députés sur le projet de loi ordinaire (Projet de texte législatif déposé au Parlement à l’initiative du gouvernement) et d’un recours déposé par le Premier ministre sur le projet de loi organique le 23 janvier 2014, le Conseil constitutionnel a rendu le 13 février 2014 deux décisions déclarant les deux textes conformes à la Constitution.
Les textes définitifs du projet de loi organique et du projet de loi ordinaire sont donc adoptés.

De quoi s'agit-il ?

Les deux textes interdisent le cumul de l’exercice d’un mandat parlementaire national ou européen avec l’exercice de fonctions de direction ou de co-direction au sein des collectivités territoriales et des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI Etablissement public de coopération intercommunale) à fiscalité propre, en métropole et en outre-mer.
Il étend cette interdiction à certaines fonctions non exécutives telles que les présidences des assemblées locales en Corse, Martinique, Nouvelle-Calédonie et Polynésie française.
Pour éviter la multiplication d’élections partielles à chaque élection locale, le projet de loi organique, autorise qu’un parlementaire démissionnaire pour cause de cumul des mandats soit remplacé par son suppléant, s’il choisit le mandat local.
S’il choisit le mandat parlementaire, alors le Conseil municipal devra réélire un autre maire... (Donc sans appel au suffrage universel, c'est à dire sans vous demander votre avis sur le nom du futur maire)
Ces dispositions seront applicables à compter du premier renouvellement des assemblées concernées suivant le 31 mars 2017 et ce sans limite de taille des commune contrairement à certaines assertions
Dimanche 23 Mars vous aurez le choix d’élire un maire pour trois ans sans aucune garantie de son successeur en 2017 ou de voter pour un(e) Maire pour TOUTE LA DUREE DU MANDAT et SANS AUCUN CUMUL.



mardi 4 mars 2014


Les 70 ans de l'affiche rouge


L’Humanité publie un hors-série hommage au groupe Manouchian, pour les 70 ans de l’Affiche Rouge. Un CD inédit de HK et les Saltimbanks chantant l’Affiche Rouge est inclus, avec également un poster reproduisant l’Affiche Rouge et aussi le poème saisissant de Louis Aragon.
Il y a 70  ans, le 21 février 1944,  les 23 membres du groupe Francs-Tireurs et Partisans de la Main-d’Oeuvre Immigrée (FTP-MOI), dirigés par Missak Manouchian étaient exécutés au Mont-Valérien pour cause de résistance après des mois d’insoutenables tortures  puis un jugement expéditif par un tribunal militaire allemand.
Les nazis en firent une affiche qui par la suite devint célèbre par l’inversement de son idéologie. L’Affiche Rouge, instrument de propagande utilisée pour contrer la Résistance, désignant les 23 membres de groupe Manouchian d’armée criminelle,  stigmatisera l’origine étrangère de ces derniers faisant preuve d’un racisme et d’une hostilité incomparable.
« Il est très utile de se remémorer l’Affiche rouge, alors que sévit une sorte de chasse à l’étranger, avec son cortège d’antisémitisme, de racisme et de haine de l’autre » souligne Patrick Le Hyaric, le directeur de l’Humanité, dans son éditorial.
Ce hors-série de 52 pages de l’Humanité consacré aux 70 ans de l’Affiche Rouge permet de se remémorer le sacrifice du groupe Manouchian qui suscite depuis ce jour admiration et dignité. L’Humanité vous dévoile des documents d’archive qui pour la plupart ne sont jamais parus encore jusqu’à aujourd’hui, avec notamment un portrait de Missak Manouchian, un entretien avec Julien Lauprêtre, des témoignages poignants notamment celui de Léon Londini ou encore Roger Trungan ainsi que divers documents.
Ce hors-série s’accompagne d’un disque de l’artiste HK et les Saltimbanks contenant 5 chansons extraites du nouvel album « HK et les déserteurs » dont l’Affiche Rouge (Léo Ferré),  En groupe en ligue en procession (Jean Ferrat), Les loups sont entrés dans Paris (Serge Reggiani), Noir et Blanc  (Bernard Lavilliers) et l’Auvergnat (Georges Brassens).

Safouane Abdessalem

( Pour obtenir ce numéro spécial, prendre contact avec la section PCF Poissy)


CHANSON 


L'AFFICHE ROUGE 


Auteurs: Louis Aragon
Compositeurs: Léo Ferre
Editeurs: Les Nouvelles Editions Meridian

Vous n'avez réclamé la gloire ni les larmes
Ni l'orgue ni la prièr' aux agonisants
Onze ans déjà que cela passe vit' onz' ans
Vous vous étiez servis simplement de vos armes
La mort n'éblouit pas les yeux des Partisans

Vous aviez vos portraits sur les murs de nos villes
Noirs de barbe et de nuits hirsutes menaçants
L'affiche qui semblait une tache de sang
Parce qu'à prononcer vos noms sont difficiles
Y cherchait un effet de peur sur les passants

Nul ne semblait vous voir français de préférence
Les gens allaient sans yeux pour vous le jour durant
Mais à l'heure du couvre-feu des doigts errants
Avaient écrit sous vos photos MORTS POUR LA FRANCE
Et les mornes matins en étaient différents

Tout avait la couleur uniforme du givre
A la fin février pour vos derniers moments
Et c'est alors que l'un de vous dit calmement
Bonheur à tous bonheur à ceux qui vont survivre
Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand

Adieu la peine et le plaisir adieu les roses
Adieu la vie adieu la lumière et le vent
Marie-toi sois heureuse et pense à moi souvent
Toi qui va demeurer dans la beauté des choses
Quand tout sera fini plus tard en Erivan

Un grand soleil d'hiver éclaire la colline
Que la nature est belle est que le coeur me fend
La justice viendra sur nos pas triomphants
Ma Mélinée ô mon amour mon orpheline
Et je te dis de vivre et d'avoir un enfant

Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent
Vingt et trois qui donnaient leur coeur avant le temps
Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant
Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir
Vingt et trois qui criaient la France en s'abattant

 

dimanche 2 mars 2014


                                                                                                 





1000 MILLIARDS DE DOLLARS

DE DIVIDENDES 

LE CASSE DE L'ANNÉE

C'est le journal économique Les Échos qui le révèle cette semaine. Les dividendes versés aux actionnaires dans le monde, ont dépassé, en 2013, 1000 milliards de dollars.
De 2009 à 2013, ils ont progressé de 43 %. 
Quel salaire peut en dire autant ? 
La France, avec 50 milliards en 2013, est le troisième pays le plus « généreux » dans le monde. 
Qui avait dit « Mon ennemi, la finance » ? 
Dans le même temps, les politiques d'austérité continuent de saigner les Français et les Françaises comme les autres peuples d'Europe et du monde.

Casino

Les niveaux de rétribution du capital retrouvent gaiement leur niveau d'avant la crise.
La croissance n'étant pas au rendez-vous, d'où peut venir l'argent versé aux actionnaires ?
Il est pris dans nos poches : plus de cinq millions de nos concitoyen-nes sont au chômage, la précarité explose et les salaires stagnent quand les patrons n’imposent pas des baisses.
Et les niveaux d'investissement dans les entreprises sont toujours très faibles.
La preuve est là pour qui veut la voir : le travail crée la richesse, le capital crée les riches.

Danse avec les loups
Alors qu'il faudrait changer de logique, François Hollande et son gouvernement poursuivent dans la même voie. 
Leur pacte de responsabilité, c'est, encore, des cadeaux au patronat :
30 milliards de cotisations familiales en moins, d'un côté,
20 milliards de crédit d'impôts de l'autre.
Et sans contreparties, à la bonne franquette, réclame le patron du Medef.
Qui peut espérer au vu des chiffres cités plus haut que cet argent ira à l'emploi, aux salaires, à la formation ou aux investissements ?

Autant en emporte le vent ?
Vous connaissez l'histoire de l'homme qui tombe du gratte-ciel et qui se dit à chaque étage : « jusqu'ici tout va bien ».
Après la crise des subprimes, tous les chefs d’État avaient juré plus jamais ça.
Le système bancaire avait été renfloué avec l'argent public, certes, mais « les grandes réformes pour encadrer la finance » étaient prises – disaient-ils.
Pourtant, ça recommence ! La richesse produite, au lieu de servir les salariés ou l'investissement dans l'entreprise, est de nouveau hyper ponctionnée. 
On va droit dans le mur et les États ayant creusé leurs dettes en payant la crise, n'auront pas les moyens de recommencer.

La finance a un coût économique, environnemental et social. Il est urgent de changer de logique, de remettre l'humain au cœur de l'économie. C'est tout le sens des propositions du Parti communiste et du Front de gauche.


Un argumentaire sur le coût du capital à consulter sur: http://www.pcf.fr/45917

Une grande marche pour un sursaut 

de la gauche : "c'est à notre portée" 

(Pierre Laurent)


Les conditions pour un grand sursaut de la gauche face aux mobilisations de la droite et de l'extrême droite, face aux choix d'austérité du gouvernement et au pacte de responsabilité, se dessinent. Des forces diverses y travaillent.

J'ai lancé pour ma part, lors de la venue d'Alexis Tsipras à Paris, l'idée d'une grande marche contre l'austérité en France et en Europe le 12 avril. Alexis Tsipras a dit son accord pour y participer.
Clémentine Autain a proposé une réunion unitaire pour préparer une grande manifestation de rue.
Le Front de gauche travaille à un appel de rassemblement large.
La gauche du PS et les écologistes ont, quant à eux, marqué dans des déclarations récentes de fortes réserves sur le pacte de responsabilité et dit leurs inquiétudes sur l'évolution de la situation politique. Aujourd'hui, Jean-Luc Mélenchon et Olivier Besancenot proposent une marche nationale eux aussi le WE du 12-13 avril.

Je pense que toutes ces forces devraient construire les conditions d'une mobilisation commune en confrontant leurs propostions sur les contenus, la date et les formes de cette grande mobilisation. C'est à notre portée.

Rapport de la cour des comptes :


« un remède qui finirait d’achever 


le malade » (PCF)


L’Élysée et Matignon abriteraient-ils des mythomanes ? La Cour des comptes critique vertement, dans son rapport annuel, l'excès d'optimisme persistant de leurs occupants de ramener, sans douleur, le déficit public sous la barre des 3 % en 2015. En réalité, du fait de la faible croissance et du chômage qui ne s'infléchit pas, les recettes fiscales pourraient, cette année, être jusqu'à 6 milliards d'euros inférieures à ce que François Hollande et Jean-Marc Ayrault ont prévu. Du coup, la Cour doute de l'engagement présidentiel de réduire de 50 milliards d'euros la dépense publique d'ici 2017, pour financer une nouvelle baisse du « coût du travail ».
Selon elle, il faudra économiser d'avantage sur la protection sociale, les collectivités locales et les fonctionnaires, avec la poursuite du gel du point d'indice. En somme un remède qui finirait d’achever le malade.

Le président de la Cour des comptes encourage François Hollande à frapper encore plus fort, y compris en diminuant les allègements fiscaux à destination des handicapés et les « facilités de circulation » dont bénéficient les cheminots et leurs familles. Il oublie une mesure pourtant plus efficace ; celle de réduire et conditionner les 200 milliards d'euros d'avantages fiscaux et sociaux et d'aides publiques accordées aux entreprises et aux banques.
Les préconisations de Didier Migaud ne feraient qu'accentuer le mal-être des Français, et amplifieraient déficit public et dette publique. La gauche doit rompre avec cette fuite en avant. Les élus locaux de gauche ne veulent pas que l'austérité hollandaise ravage leurs collectivités.

Parti communiste français,

Paris, le 11 février 2014.
          

Baisse de l'aide financière publique aux partis :

un coup contre la démocratie


Prenant prétexte de la crise, Nicolas Sarkozy et le gouvernement de droite avaient décidé en 2011 de diminuer de 5 % l'aide attribuée aux partis politiques.
Par décret, le gouvernement socialiste vient de raboter encore cette aide, et cette fois ci pour un montant de 10 %. Cette décision vient durement pénaliser les partis, notamment les moins représentés au parlement.
Cette aide bénéficie déjà essentiellement - pour plus des deux tiers – au PS et à L'UMP.
Les députés communistes ont à ce propos récemment déposés une proposition de loi visant à modifier les conditions d'attribution de cette aide. L'aide financière aux Partis est en effet une contribution au débat d'idées et à une vie démocratique plus intense dans notre pays. Elle doit constituer un point d'appui permettant de faire face au bipartisme qui marque nos institutions et notre mode électoral.
Le PCF élève une protestation vigoureuse contre cette décision injuste et dangereuse.

La démagogie au prétexte de la crise ne doit pas limiter le débat d'alternative et sur la façon même d'affronter cette crise. Frapper les partis au porte monnaie, c'est frapper la vie démocratique du pays alors que le débat d'idées et d'alternatives s'avère d'une brûlante nécessité
                                   

Personnes en situation de handicap 


« un recul supplémentaire »


La loi de 2005 avait fixé un délai de dix ans pour rendre les lieux publics accessibles. Le gouvernement vient de rendre publique une nouvelle reculade.
Après avoir refusé de traiter de la perte d'autonomie en dehors du vieillissement, voilà qu'il invente de nouveaux aménagements, avec un agenda repoussant de trois à neuf ans supplémentaires les échéances.
C'est inacceptable pour les associations.
Le PCF, membre du Front de Gauche, est aux cotés des associations, des personnes en situation de handicap, de leurs familles et de leur proches pour dénoncer ce recul supplémentaire.

Il faut créer les conditions pour compenser la perte d'autonomie et la situation de handicap.


Les Ukrainiens doivent pouvoir 


décider librement leur destinée 


Les violences qui ont fait 26 morts et plusieurs centaines de blessés à Kiev sont insupportables.
Le président Ianoukovitch doit stopper la répression contre les manifestants et, comme garant de l'État de droit, contribuer à mettre fin à toutes les violences qui aujourd'hui profitent aux forces les plus réactionnaires ukrainiennes puisque, d’après les témoignages sur place, les groupes ultranationalistes de la droite extrême ont débordé les dirigeants de l’opposition alors qu’en début de semaine on semblait s’approcher de l'accalmie et de discussions entre le pouvoir du président Viktor Ianoukovitch et les dirigeants de l’opposition Arseni Iatseniouk et Vitali Klitschko.
C'est le peuple ukrainien qui, dans cette tourmente, est pris en otage. Après la volte-face du pouvoir sur l'accord d'association avec l'UE, et au lieu de brandir la menace de sanctions, l'Union européenne doit agir de tout son poids pour qu'un débat puisse s'ouvrir entre les différentes forces politiques ukrainiennes. L'UE doit aussi agir maintenant d'urgence pour un véritable dialogue tripartite Ukraine-UE-Russie et éteindre l'incendie qui menace de provoquer une partition de l'Ukraine en deux. Qu'il s'agisse de l'accord d'association avec l'UE ou d'un traité avec la Russie, c'est au peuple ukrainien de trancher par voie référendaire. Les Ukrainiens doivent pouvoir décider librement leur destinée.


dimanche 9 février 2014

Discours Alexis Tsipras au siège du PCF

Alexis Tsipras
Candidat de la gauche à la présidence de la Commission européenne
Paris, le 3 février 2013

SEUL LE PRONONCE FAIT FOI

Amis et camarades,

C’est un vrai plaisir pour moi qu’une des premières étapes de notre campagne pour les européennes et pour ma candidature au nom du Parti de la Gauche Européenne, se déroule ici à Paris.

Le Paris des grandes luttes sociales, des grandes révolutions et des grands bouleversements.
Une révolution similaire, pacifique, un grand bouleversement est nécessaire pour les peuples d’Europe aujourd’hui. Parce que l’Union Européenne a besoin d'une réorientation radicale de ses politiques.
Cela nécessite un grand changement du rapport des forces, quelque chose qui constituera un premier pas vers un virage radical à gauche.
Pour sa refondation.
Et pour son retour aux valeurs de solidarité, de démocratie et de cohésion sociale.

Nous sommes aujourd’hui ici, tous et toutes ensemble, compagnons de route de ce grand, difficile, mais aussi fascinant voyage de l’espoir et du changement.
Pour changer l’Europe.
Pour changer notre vie.

Et afin de changer l’Europe il faut l’immerger de nouveau dans les principes et les valeurs des Lumières.
Dans les impératifs politiques de la Révolution Française.
Dans le radicalisme, toujours pertinent aujourd'hui, du gouvernement Herriot – le gouvernement de coalition du peuple de la Gauche.
Qui, au début des années ’20, a mené la bataille contre les Banquiers voraces.
Contre «le mur de l’argent» que la Banque de France avait bâti face aux réformes économiques et sociales de son gouvernement.

Et, aujourd’hui, un nouveau «mur de l’argent» est bâti en Europe par le néolibéralisme et son « gros bras » – la soi-disante «Banque Centrale Européenne»
Qui est seulement la réplique parfaite de la Bundesbank.

Un «mur de l’argent» qui ne stabilise pas mais, au contraire, menace la zone euro.
Et favorise les antagonismes nationaux.
Economiques et aussi sociaux.
Desquels sont sorties deux guerres sanglantes pour l’Europe
Elles ont éclaté, la première il y a exactement 100 ans
En 1914
Et la deuxième, il y a 75 ans
En 1939

Nous devons reconstruire l’Europe.

En démolissant ce nouveau mur de division
Entre le Nord riche avec les excédents commerciaux
Et le pauvre Sud avec les déficits commerciaux
Entre créanciers et emprunteurs

En démolissant le nouveau mur européen qui divise nos sociétés
En sociétés des "deux tiers"
C’est-à-dire, en sociétés dont les deux tiers souffrent en permanence à cause de l’austérité
Se trouvant à la limite de la survie
Et au même moment,
Un tiers se comporte comme s’il n’y avait pas de crise
Il s’enrichit par et pendant la crise

Beaucoup pensent que nous sommes excessivement optimistes ou, même, des marchands de mots.
Ils nous disent : vous n’êtes pas capables de gagner face à de si énormes adversaires, les banques et les marchés.
Mais nous le savons bien que nous pouvons envahir la Bastille du néolibéralisme global, qu'est l’actuelle Europe néolibérale.

Tout ce qu’il faut c'est profiter de la sagesse de l’expérience collective, accumulée par des années de luttes sociales des peuples d’Europe. Tout ce qu’il faut c'est d’évaluer de manière critique les leçons  des gouvernements importants de la Gauche au 20ème siècle.
Comme, par exemple, le Front Populaire en 1936
Ou le gouvernement du «programme commun de la Gauche» en 1981. 
Aujourd’hui, certainement, les conditions de 1981 sont, malheureusement, renversées.
Les socialistes rejettent leurs mandats progressistes
Et, au contraire, ils sont les «co-managers» du consensus néolibéral, ensemble avec Madame Merkel.
Or, nous sommes obligés de leur demander avec force:
Aux côtés de quelle Europe êtes-vous ?

Êtes-vous avec l’Europe des marchés et du capital, ou avec l’Europe de peuples?

L’Europe de l’austérité qui divise entre Nord et Sud, par quelque frontières virtuelles au long du Rhin, ou avec l’Europe de la cohésion sociale et de la solidarité qui unit tous les peuples ?

C’est ça le dilemme.

Et ce dilemme est symbolisé aujourd’hui en Europe, d’un côté par Mme Merkel et ses soutiens et, de l’autre côté, par SYRIZA et le Parti de la Gauche Européenne.
Et quand on arrive à ce dilemme, on ne peut pas être à bord de deux bateaux à la fois.
Qui propose de le faire finira dans les eaux.

Notre but est de réunifier l’Europe, cette Europe que le néolibéralisme aujourd’hui divise.

Unies
Toutes les forces de la Gauche partout
Parce que ce qui compte pour la gauche aujourd’hui c’est tout ce qui unit
Et nous, pour réunifier l’Europe, il faut d’abord unir nos forces

Nous l’avons fait en Grèce grâce à SYRIZA.
Et cette unité a créé une, inattendue même pour nous, dynamique sociale et politique, autosuffisante et forte

Nous pouvons, tous et toutes ensemble, changer l’Europe.
Nous pouvons travailler pour une Europe démocratique, sociale et écologique.

Avec des priorités:

§                                 L’arrêt immédiat de l’austérité et l’annulation des memoranda. Pour arrêter la redistribution la plus violente des revenus, de la richesse et du pouvoir, contre le monde du travail et en faveur du capital.

§                                 La refondation démocratique de la zone euro. Afin que la Banque Centrale Européenne devienne un véritable banque centrale, à savoir, un créancier de dernier ressort pas seulement pour les banques mais aussi pour les Etats.

§                                 Une Conférence Européenne sur la Dette. Pour une solution collective et solidaire au surdettement dans la zone euro.

§                                 Un «New Deal» européen. Pour le développement équilibré et durable du Continent

§                                 La transformation écologique de la production

§                                 La réforme du «cadre» européen sur l’immigration

Chers amis, Chers camarades

Permettez-moi d’avouer quelque chose que je crois profondément.
Si le gouvernement de François Hollande était différent, toute l’Europe aujourd’hui serait différente.

Mais, au lieu d’être le contrepoids et l’obstacle face au néolibéralisme et «l’Europe allemande», le gouvernement Hollande fonctionne comme le multiplicateur politique du gouvernement Merkel.
Et comme défenseur de la politique la plus à droite que l’Europe n'ait jamais subi.
Parce que dans la photo de famille de la droite Européenne, plus à droite de Madame Thatcher se trouve Madame Merkel.
Et encore plus à droite est Mr. Scheuble.

Ça fait seulement quelques jours
Que François Hollande lui-même
A annoncé des coupes budgétaires de 50 milliards d’euros pour la période 2015 - 2017
C’est-à-dire, austérité qui conduira à la récession, et réduira la - déjà faible - croissance de la France.

Et, puisque l’économie française a un poids spécial en Europe
L’austérité de Mr. Hollande est, pour tous nous dans la zone euro, encore une poussée dans la récession.

Est-il possible que Mr Hollande n’ait rien entendu du débat international sur l’échec de l’austérité en Grèce ?

Il ne voit pas que, la seule chose que l’austérité arrive à faire, est d’approfondir la crise économique en nourrissant  la récession ?
Et de créer, en même temps un problème de Démocratie ?

Parce que du chômage, de la pauvreté et de la difficulté à survivre surviennent la peur et le désespoir
Et, malheureusement, ouvrent les oreilles de plus en plus de personnes au discours politique étroit et diviseur de l’extrême droite populiste .
De l’extrême droite populiste, qui ne représente pas une solution mais, au contraire, est un plus grand danger encore pour les peuples de l’Europe.
Avec un programme politique tellement intolérant qui se limite à l’immigration et au recul de l’intégration de la démocratie dans l’Union Européenne.
Qui dirige la peur générale de la crise vers «l’autre», vers l’étranger, vers le frère.
Les fascistes et les racistes, qui cherchent les votes de ces parties de la population touchées fortement par l’austérité, prétendent que l’immigration est une dimension cruciale de la crise.
Faisant ainsi innocente l’austérité néolibérale 
Car, dans tous les autres champs, l’extrême droite est entièrement néolibérale.
Et c’est pour ça que son fonctionnement politique est celui de la force en réserve tactique du néolibéralisme
C’est un rôle qui, en Grèce, a été prouvé.

Avec l’organisation neo-nazie “Aube Dorée” qui prétend d’être une force anti système, alors qu'elle est en réalité le bras armé du système.
C’est pour cette raison là que, à part Mme Merkel, Mme Lepen doit se féliciter de l’austérité imposée par Mr. Hollande.
Car ça lui offre le carburant dont elle a besoin pour répandre son obscurité partout en Europe.
Le 25 mai, le vrai dilemme est très clair:

D’un côté, les dirigeants  politiques de la crise
Ceux qui appliquent le consensus néolibéral
La politique de la peur, de la récession et du recul de la Démocratie en Europe
La droite, ensemble avec les socio-démocrates de Mr. Hollande et de Mr. Schulz

Et de l’autre côté,  les peuples d’Europe
Qui, indépendamment de leur origine idéologique ou leur préférence partidaire, chacun et chacune,  nous regardent :
La Gauche Européenne de l’espoir et du changement

Et c’est pour cette raison que nous adressons à chaque citoyen actif, chaque démocrate, progressiste, de gauche,  social-démocrate et socialiste
Pour participer aux élections
Pour voter
Parce que si ils ne votent pas, autres vont voter à leur place
Parce que ce sont les simples mathématiques de l’urne
Voter avec son esprit et avec son cœur.

La Gauche Européenne est la seule force crédible de pouvoir alternative au néolibéralisme des conservateurs et de la social-démocratie.
Venir avec nous pour remplacer la peur par l’espoir
Venir avec nous pour reconstruire l’Europe de la démocratie et des droits humains

Amis et camarades,

Aujourd’hui
Avec votre présence combative
Vous avez donné de l’espoir au changement
Vous avez donné de la force à la démocratie
Vous avez donné de la perspective à la Gauche Européenne
Le 25 Mai nous serons la surprise heureuse et positive

Nous serons haut pour lever aussi haut le drapeau de la Démocratie en Europe

Salut et merci à tous et à toutes




Pour le respect des droits des 

femmes en Espagne. 

Intervention de 

Marie-Christine Vergiat

Marie-Christine Vergiat
Députée europée du Front de Gauche
Dans l'Union européenne, seuls trois pays ont des législations très restrictives en matière d'avortement.
À Malte, l'avortement est totalement interdit, en Irlande la législation a très légèrement évolué, en Pologne une tentative de régression supplémentaire vient d'échouer.
La proposition du gouvernement espagnol renverrait les femmes 30 ans en arrière.
Restreindre le droit à l'avortement n'a jamais fait diminuer le nombre d'avortements. Il renvoie les femmes les plus pauvres à la misère des avortements clandestins au mépris de leur droit à la santé et même de leur droit à la vie.
L'avortement clandestin est une violence pour toutes les femmes.
Les femmes doivent avoir la liberté de disposer de leurs corps.
Nul n'est obligé d'avorter. Nul ne doit pouvoir imposer ces choix, notamment religieux, à l'ensemble des femmes d'un pays. Le lobbying de groupes ultraréactionnaires qui pratique le mensonge comme méthode de conviction est indigne de nos démocraties. On sait où est l'idéologie. On sait où est le respect des droits des femmes.
Faire reculer les droits des femmes, c'est faire régresser l'ensemble de la société.

Rejeter tout le marché transatlantique

Parick LE HYARIC


J’ai alerté ici même à plusieurs reprises et dans un ouvrage (Marché transatlantique : Dracula contre les peuples) sur les lourds dangers qu’induit le projet de création d’un marché unique entre les Etats-Unis et l’Union européenne. Depuis des mois, des syndicats, des associations de consommateurs, des mouvements citoyens, des élus progressistes éclairent sur ces dangers des deux côtés de l’Atlantique. Le projet est en effet une machine de guerre d’une puissance inégalée jusque là contre le monde du travail, les consommateurs, les assurés sociaux et contre nos systèmes productifs industriels et agricoles.

Le projet consiste à la fois à supprimer tous les mécanismes de protection aux frontières et à abaisser tous les droits sociaux et environnementaux. Et pour une part ceci se ferait par une mécanique infernale en dehors des parlements et des gouvernements, en violation des lois, code du travail, code pénal ou civil, code environnemental que se donnent les Etats – Nations, celui de la création de tribunaux arbitraux privés, permettant à des sociétés transnationales de poursuivre un Etat, dés lors qu’elles considéreraient que les législations des pays iraient à l’encontre de leurs intérêts de rentabilité et de profit. Ainsi, caché dans les dernières lignes du mandat de négociation européen, sous le chapitre intitulé « Cadre institutionnel et dispositions finales », il est indiqué que l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et les Etats-Unis « comprendra un mécanisme de règlement des différents approprié ». Plus loin, dans la partie concernant le commerce des services et la protection des investissements, on peut lire que l’accord « devrait viser à inclure un mécanisme de règlement des différends investisseurs-Etats efficace ». Ce mécanisme antidémocratique est déjà présent dans certains accords de libre-échange. Il a déjà permis à des entreprises européennes de poursuivre l’Egypte contre l’augmentation du salaire minimum ou le Pérou parce que celui-ci limitait l’émission de gaz toxiques ou des entreprises américaines du pétrole poursuivant le Canada parce qu’il veut enlever des substances toxiques dans les carburants. Autres exemples : en Uruguay comme en Australie, le géant du tabac Philip Morris, basé aux Etats-Unis a mené des poursuites contre les avertissements sanitaires sur les paquets de cigarettes. La multinationale suédoise de l’énergie Vattenfall réclame 3,7 milliards d’euros à l’Allemagne, suite à sa décision d’abandonner l’énergie nucléaire.

Sans rien demander à personne et dans le plus grand secret, la Commission européenne s’est elle-même donnée son mandat de négociation, dans lequel est prévu ce système de tribunal privé contre le droit que se donnent les Etats. Mais voici que la pression qui commence à monter de toute part, vient d’obliger le commissaire européen chargé de négocier avec les dirigeants européens, à prendre en compte, il y a quelques jours, ce mouvement et à suspendre pour quelques mois les négociations pour dit-il « trouver le bon équilibre entre la protection des intérêts des investisseurs européens et la préservation du droit gouvernemental à réglementer l’intérêt public ». Cela le contraint à organiser enfin une consultation publique jusqu’au mois de juin. C’est une nouveauté puisque le mandat de négociation était jusque là classé « diffusion restreinte »(1). Nous ne sommes évidemment pas dupes. Il s’agit ici pour la Commission européenne de tenter de passer les élections européennes à venir sans que le sujet ne mette le feu à la prairie du capital et des sociétés multinationales. Précisément, cela prouve que la mobilisation populaire et le relais de parlementaires qui ont fait éclater au grand jour cet enjeu qui, jusque là, était totalement caché, est utile aux citoyens et aux intérêts populaires.

Raison de plus pour enfoncer le clou, continuer de se mobiliser et choisir, aux élections européennes, le 25 mai, des parlementaires sur qui on peut réellement compter. Il faut d’autant moins baisser la garde que le traité de Lisbonne, en application depuis décembre 2009, donne à la Commission une compétence exclusive sur ces sujets. Le rapport de forces au parlement européen sera donc décisif. Evidemment, après cette décision, il ne manquera pas de députés européens qui déclareront que telle était leur position. Mais pourquoi alors ne disaient-ils rien jusque là ou votaient-ils les textes allant en ce sens ?
Voici un premier recul qu’il faudra donc conforter dans l’action et dans les urnes.


(1) Je révèlele contenu de ce texte dans le livre : Marché transatlantique : Dracula contre les peuples (éditions de l’Humanité).

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