dimanche 2 mars 2014


                                                                                                 





1000 MILLIARDS DE DOLLARS

DE DIVIDENDES 

LE CASSE DE L'ANNÉE

C'est le journal économique Les Échos qui le révèle cette semaine. Les dividendes versés aux actionnaires dans le monde, ont dépassé, en 2013, 1000 milliards de dollars.
De 2009 à 2013, ils ont progressé de 43 %. 
Quel salaire peut en dire autant ? 
La France, avec 50 milliards en 2013, est le troisième pays le plus « généreux » dans le monde. 
Qui avait dit « Mon ennemi, la finance » ? 
Dans le même temps, les politiques d'austérité continuent de saigner les Français et les Françaises comme les autres peuples d'Europe et du monde.

Casino

Les niveaux de rétribution du capital retrouvent gaiement leur niveau d'avant la crise.
La croissance n'étant pas au rendez-vous, d'où peut venir l'argent versé aux actionnaires ?
Il est pris dans nos poches : plus de cinq millions de nos concitoyen-nes sont au chômage, la précarité explose et les salaires stagnent quand les patrons n’imposent pas des baisses.
Et les niveaux d'investissement dans les entreprises sont toujours très faibles.
La preuve est là pour qui veut la voir : le travail crée la richesse, le capital crée les riches.

Danse avec les loups
Alors qu'il faudrait changer de logique, François Hollande et son gouvernement poursuivent dans la même voie. 
Leur pacte de responsabilité, c'est, encore, des cadeaux au patronat :
30 milliards de cotisations familiales en moins, d'un côté,
20 milliards de crédit d'impôts de l'autre.
Et sans contreparties, à la bonne franquette, réclame le patron du Medef.
Qui peut espérer au vu des chiffres cités plus haut que cet argent ira à l'emploi, aux salaires, à la formation ou aux investissements ?

Autant en emporte le vent ?
Vous connaissez l'histoire de l'homme qui tombe du gratte-ciel et qui se dit à chaque étage : « jusqu'ici tout va bien ».
Après la crise des subprimes, tous les chefs d’État avaient juré plus jamais ça.
Le système bancaire avait été renfloué avec l'argent public, certes, mais « les grandes réformes pour encadrer la finance » étaient prises – disaient-ils.
Pourtant, ça recommence ! La richesse produite, au lieu de servir les salariés ou l'investissement dans l'entreprise, est de nouveau hyper ponctionnée. 
On va droit dans le mur et les États ayant creusé leurs dettes en payant la crise, n'auront pas les moyens de recommencer.

La finance a un coût économique, environnemental et social. Il est urgent de changer de logique, de remettre l'humain au cœur de l'économie. C'est tout le sens des propositions du Parti communiste et du Front de gauche.


Un argumentaire sur le coût du capital à consulter sur: http://www.pcf.fr/45917

Une grande marche pour un sursaut 

de la gauche : "c'est à notre portée" 

(Pierre Laurent)


Les conditions pour un grand sursaut de la gauche face aux mobilisations de la droite et de l'extrême droite, face aux choix d'austérité du gouvernement et au pacte de responsabilité, se dessinent. Des forces diverses y travaillent.

J'ai lancé pour ma part, lors de la venue d'Alexis Tsipras à Paris, l'idée d'une grande marche contre l'austérité en France et en Europe le 12 avril. Alexis Tsipras a dit son accord pour y participer.
Clémentine Autain a proposé une réunion unitaire pour préparer une grande manifestation de rue.
Le Front de gauche travaille à un appel de rassemblement large.
La gauche du PS et les écologistes ont, quant à eux, marqué dans des déclarations récentes de fortes réserves sur le pacte de responsabilité et dit leurs inquiétudes sur l'évolution de la situation politique. Aujourd'hui, Jean-Luc Mélenchon et Olivier Besancenot proposent une marche nationale eux aussi le WE du 12-13 avril.

Je pense que toutes ces forces devraient construire les conditions d'une mobilisation commune en confrontant leurs propostions sur les contenus, la date et les formes de cette grande mobilisation. C'est à notre portée.

Rapport de la cour des comptes :


« un remède qui finirait d’achever 


le malade » (PCF)


L’Élysée et Matignon abriteraient-ils des mythomanes ? La Cour des comptes critique vertement, dans son rapport annuel, l'excès d'optimisme persistant de leurs occupants de ramener, sans douleur, le déficit public sous la barre des 3 % en 2015. En réalité, du fait de la faible croissance et du chômage qui ne s'infléchit pas, les recettes fiscales pourraient, cette année, être jusqu'à 6 milliards d'euros inférieures à ce que François Hollande et Jean-Marc Ayrault ont prévu. Du coup, la Cour doute de l'engagement présidentiel de réduire de 50 milliards d'euros la dépense publique d'ici 2017, pour financer une nouvelle baisse du « coût du travail ».
Selon elle, il faudra économiser d'avantage sur la protection sociale, les collectivités locales et les fonctionnaires, avec la poursuite du gel du point d'indice. En somme un remède qui finirait d’achever le malade.

Le président de la Cour des comptes encourage François Hollande à frapper encore plus fort, y compris en diminuant les allègements fiscaux à destination des handicapés et les « facilités de circulation » dont bénéficient les cheminots et leurs familles. Il oublie une mesure pourtant plus efficace ; celle de réduire et conditionner les 200 milliards d'euros d'avantages fiscaux et sociaux et d'aides publiques accordées aux entreprises et aux banques.
Les préconisations de Didier Migaud ne feraient qu'accentuer le mal-être des Français, et amplifieraient déficit public et dette publique. La gauche doit rompre avec cette fuite en avant. Les élus locaux de gauche ne veulent pas que l'austérité hollandaise ravage leurs collectivités.

Parti communiste français,

Paris, le 11 février 2014.
          

Baisse de l'aide financière publique aux partis :

un coup contre la démocratie


Prenant prétexte de la crise, Nicolas Sarkozy et le gouvernement de droite avaient décidé en 2011 de diminuer de 5 % l'aide attribuée aux partis politiques.
Par décret, le gouvernement socialiste vient de raboter encore cette aide, et cette fois ci pour un montant de 10 %. Cette décision vient durement pénaliser les partis, notamment les moins représentés au parlement.
Cette aide bénéficie déjà essentiellement - pour plus des deux tiers – au PS et à L'UMP.
Les députés communistes ont à ce propos récemment déposés une proposition de loi visant à modifier les conditions d'attribution de cette aide. L'aide financière aux Partis est en effet une contribution au débat d'idées et à une vie démocratique plus intense dans notre pays. Elle doit constituer un point d'appui permettant de faire face au bipartisme qui marque nos institutions et notre mode électoral.
Le PCF élève une protestation vigoureuse contre cette décision injuste et dangereuse.

La démagogie au prétexte de la crise ne doit pas limiter le débat d'alternative et sur la façon même d'affronter cette crise. Frapper les partis au porte monnaie, c'est frapper la vie démocratique du pays alors que le débat d'idées et d'alternatives s'avère d'une brûlante nécessité
                                   

Personnes en situation de handicap 


« un recul supplémentaire »


La loi de 2005 avait fixé un délai de dix ans pour rendre les lieux publics accessibles. Le gouvernement vient de rendre publique une nouvelle reculade.
Après avoir refusé de traiter de la perte d'autonomie en dehors du vieillissement, voilà qu'il invente de nouveaux aménagements, avec un agenda repoussant de trois à neuf ans supplémentaires les échéances.
C'est inacceptable pour les associations.
Le PCF, membre du Front de Gauche, est aux cotés des associations, des personnes en situation de handicap, de leurs familles et de leur proches pour dénoncer ce recul supplémentaire.

Il faut créer les conditions pour compenser la perte d'autonomie et la situation de handicap.


Les Ukrainiens doivent pouvoir 


décider librement leur destinée 


Les violences qui ont fait 26 morts et plusieurs centaines de blessés à Kiev sont insupportables.
Le président Ianoukovitch doit stopper la répression contre les manifestants et, comme garant de l'État de droit, contribuer à mettre fin à toutes les violences qui aujourd'hui profitent aux forces les plus réactionnaires ukrainiennes puisque, d’après les témoignages sur place, les groupes ultranationalistes de la droite extrême ont débordé les dirigeants de l’opposition alors qu’en début de semaine on semblait s’approcher de l'accalmie et de discussions entre le pouvoir du président Viktor Ianoukovitch et les dirigeants de l’opposition Arseni Iatseniouk et Vitali Klitschko.
C'est le peuple ukrainien qui, dans cette tourmente, est pris en otage. Après la volte-face du pouvoir sur l'accord d'association avec l'UE, et au lieu de brandir la menace de sanctions, l'Union européenne doit agir de tout son poids pour qu'un débat puisse s'ouvrir entre les différentes forces politiques ukrainiennes. L'UE doit aussi agir maintenant d'urgence pour un véritable dialogue tripartite Ukraine-UE-Russie et éteindre l'incendie qui menace de provoquer une partition de l'Ukraine en deux. Qu'il s'agisse de l'accord d'association avec l'UE ou d'un traité avec la Russie, c'est au peuple ukrainien de trancher par voie référendaire. Les Ukrainiens doivent pouvoir décider librement leur destinée.


dimanche 9 février 2014

Discours Alexis Tsipras au siège du PCF

Alexis Tsipras
Candidat de la gauche à la présidence de la Commission européenne
Paris, le 3 février 2013

SEUL LE PRONONCE FAIT FOI

Amis et camarades,

C’est un vrai plaisir pour moi qu’une des premières étapes de notre campagne pour les européennes et pour ma candidature au nom du Parti de la Gauche Européenne, se déroule ici à Paris.

Le Paris des grandes luttes sociales, des grandes révolutions et des grands bouleversements.
Une révolution similaire, pacifique, un grand bouleversement est nécessaire pour les peuples d’Europe aujourd’hui. Parce que l’Union Européenne a besoin d'une réorientation radicale de ses politiques.
Cela nécessite un grand changement du rapport des forces, quelque chose qui constituera un premier pas vers un virage radical à gauche.
Pour sa refondation.
Et pour son retour aux valeurs de solidarité, de démocratie et de cohésion sociale.

Nous sommes aujourd’hui ici, tous et toutes ensemble, compagnons de route de ce grand, difficile, mais aussi fascinant voyage de l’espoir et du changement.
Pour changer l’Europe.
Pour changer notre vie.

Et afin de changer l’Europe il faut l’immerger de nouveau dans les principes et les valeurs des Lumières.
Dans les impératifs politiques de la Révolution Française.
Dans le radicalisme, toujours pertinent aujourd'hui, du gouvernement Herriot – le gouvernement de coalition du peuple de la Gauche.
Qui, au début des années ’20, a mené la bataille contre les Banquiers voraces.
Contre «le mur de l’argent» que la Banque de France avait bâti face aux réformes économiques et sociales de son gouvernement.

Et, aujourd’hui, un nouveau «mur de l’argent» est bâti en Europe par le néolibéralisme et son « gros bras » – la soi-disante «Banque Centrale Européenne»
Qui est seulement la réplique parfaite de la Bundesbank.

Un «mur de l’argent» qui ne stabilise pas mais, au contraire, menace la zone euro.
Et favorise les antagonismes nationaux.
Economiques et aussi sociaux.
Desquels sont sorties deux guerres sanglantes pour l’Europe
Elles ont éclaté, la première il y a exactement 100 ans
En 1914
Et la deuxième, il y a 75 ans
En 1939

Nous devons reconstruire l’Europe.

En démolissant ce nouveau mur de division
Entre le Nord riche avec les excédents commerciaux
Et le pauvre Sud avec les déficits commerciaux
Entre créanciers et emprunteurs

En démolissant le nouveau mur européen qui divise nos sociétés
En sociétés des "deux tiers"
C’est-à-dire, en sociétés dont les deux tiers souffrent en permanence à cause de l’austérité
Se trouvant à la limite de la survie
Et au même moment,
Un tiers se comporte comme s’il n’y avait pas de crise
Il s’enrichit par et pendant la crise

Beaucoup pensent que nous sommes excessivement optimistes ou, même, des marchands de mots.
Ils nous disent : vous n’êtes pas capables de gagner face à de si énormes adversaires, les banques et les marchés.
Mais nous le savons bien que nous pouvons envahir la Bastille du néolibéralisme global, qu'est l’actuelle Europe néolibérale.

Tout ce qu’il faut c'est profiter de la sagesse de l’expérience collective, accumulée par des années de luttes sociales des peuples d’Europe. Tout ce qu’il faut c'est d’évaluer de manière critique les leçons  des gouvernements importants de la Gauche au 20ème siècle.
Comme, par exemple, le Front Populaire en 1936
Ou le gouvernement du «programme commun de la Gauche» en 1981. 
Aujourd’hui, certainement, les conditions de 1981 sont, malheureusement, renversées.
Les socialistes rejettent leurs mandats progressistes
Et, au contraire, ils sont les «co-managers» du consensus néolibéral, ensemble avec Madame Merkel.
Or, nous sommes obligés de leur demander avec force:
Aux côtés de quelle Europe êtes-vous ?

Êtes-vous avec l’Europe des marchés et du capital, ou avec l’Europe de peuples?

L’Europe de l’austérité qui divise entre Nord et Sud, par quelque frontières virtuelles au long du Rhin, ou avec l’Europe de la cohésion sociale et de la solidarité qui unit tous les peuples ?

C’est ça le dilemme.

Et ce dilemme est symbolisé aujourd’hui en Europe, d’un côté par Mme Merkel et ses soutiens et, de l’autre côté, par SYRIZA et le Parti de la Gauche Européenne.
Et quand on arrive à ce dilemme, on ne peut pas être à bord de deux bateaux à la fois.
Qui propose de le faire finira dans les eaux.

Notre but est de réunifier l’Europe, cette Europe que le néolibéralisme aujourd’hui divise.

Unies
Toutes les forces de la Gauche partout
Parce que ce qui compte pour la gauche aujourd’hui c’est tout ce qui unit
Et nous, pour réunifier l’Europe, il faut d’abord unir nos forces

Nous l’avons fait en Grèce grâce à SYRIZA.
Et cette unité a créé une, inattendue même pour nous, dynamique sociale et politique, autosuffisante et forte

Nous pouvons, tous et toutes ensemble, changer l’Europe.
Nous pouvons travailler pour une Europe démocratique, sociale et écologique.

Avec des priorités:

§                                 L’arrêt immédiat de l’austérité et l’annulation des memoranda. Pour arrêter la redistribution la plus violente des revenus, de la richesse et du pouvoir, contre le monde du travail et en faveur du capital.

§                                 La refondation démocratique de la zone euro. Afin que la Banque Centrale Européenne devienne un véritable banque centrale, à savoir, un créancier de dernier ressort pas seulement pour les banques mais aussi pour les Etats.

§                                 Une Conférence Européenne sur la Dette. Pour une solution collective et solidaire au surdettement dans la zone euro.

§                                 Un «New Deal» européen. Pour le développement équilibré et durable du Continent

§                                 La transformation écologique de la production

§                                 La réforme du «cadre» européen sur l’immigration

Chers amis, Chers camarades

Permettez-moi d’avouer quelque chose que je crois profondément.
Si le gouvernement de François Hollande était différent, toute l’Europe aujourd’hui serait différente.

Mais, au lieu d’être le contrepoids et l’obstacle face au néolibéralisme et «l’Europe allemande», le gouvernement Hollande fonctionne comme le multiplicateur politique du gouvernement Merkel.
Et comme défenseur de la politique la plus à droite que l’Europe n'ait jamais subi.
Parce que dans la photo de famille de la droite Européenne, plus à droite de Madame Thatcher se trouve Madame Merkel.
Et encore plus à droite est Mr. Scheuble.

Ça fait seulement quelques jours
Que François Hollande lui-même
A annoncé des coupes budgétaires de 50 milliards d’euros pour la période 2015 - 2017
C’est-à-dire, austérité qui conduira à la récession, et réduira la - déjà faible - croissance de la France.

Et, puisque l’économie française a un poids spécial en Europe
L’austérité de Mr. Hollande est, pour tous nous dans la zone euro, encore une poussée dans la récession.

Est-il possible que Mr Hollande n’ait rien entendu du débat international sur l’échec de l’austérité en Grèce ?

Il ne voit pas que, la seule chose que l’austérité arrive à faire, est d’approfondir la crise économique en nourrissant  la récession ?
Et de créer, en même temps un problème de Démocratie ?

Parce que du chômage, de la pauvreté et de la difficulté à survivre surviennent la peur et le désespoir
Et, malheureusement, ouvrent les oreilles de plus en plus de personnes au discours politique étroit et diviseur de l’extrême droite populiste .
De l’extrême droite populiste, qui ne représente pas une solution mais, au contraire, est un plus grand danger encore pour les peuples de l’Europe.
Avec un programme politique tellement intolérant qui se limite à l’immigration et au recul de l’intégration de la démocratie dans l’Union Européenne.
Qui dirige la peur générale de la crise vers «l’autre», vers l’étranger, vers le frère.
Les fascistes et les racistes, qui cherchent les votes de ces parties de la population touchées fortement par l’austérité, prétendent que l’immigration est une dimension cruciale de la crise.
Faisant ainsi innocente l’austérité néolibérale 
Car, dans tous les autres champs, l’extrême droite est entièrement néolibérale.
Et c’est pour ça que son fonctionnement politique est celui de la force en réserve tactique du néolibéralisme
C’est un rôle qui, en Grèce, a été prouvé.

Avec l’organisation neo-nazie “Aube Dorée” qui prétend d’être une force anti système, alors qu'elle est en réalité le bras armé du système.
C’est pour cette raison là que, à part Mme Merkel, Mme Lepen doit se féliciter de l’austérité imposée par Mr. Hollande.
Car ça lui offre le carburant dont elle a besoin pour répandre son obscurité partout en Europe.
Le 25 mai, le vrai dilemme est très clair:

D’un côté, les dirigeants  politiques de la crise
Ceux qui appliquent le consensus néolibéral
La politique de la peur, de la récession et du recul de la Démocratie en Europe
La droite, ensemble avec les socio-démocrates de Mr. Hollande et de Mr. Schulz

Et de l’autre côté,  les peuples d’Europe
Qui, indépendamment de leur origine idéologique ou leur préférence partidaire, chacun et chacune,  nous regardent :
La Gauche Européenne de l’espoir et du changement

Et c’est pour cette raison que nous adressons à chaque citoyen actif, chaque démocrate, progressiste, de gauche,  social-démocrate et socialiste
Pour participer aux élections
Pour voter
Parce que si ils ne votent pas, autres vont voter à leur place
Parce que ce sont les simples mathématiques de l’urne
Voter avec son esprit et avec son cœur.

La Gauche Européenne est la seule force crédible de pouvoir alternative au néolibéralisme des conservateurs et de la social-démocratie.
Venir avec nous pour remplacer la peur par l’espoir
Venir avec nous pour reconstruire l’Europe de la démocratie et des droits humains

Amis et camarades,

Aujourd’hui
Avec votre présence combative
Vous avez donné de l’espoir au changement
Vous avez donné de la force à la démocratie
Vous avez donné de la perspective à la Gauche Européenne
Le 25 Mai nous serons la surprise heureuse et positive

Nous serons haut pour lever aussi haut le drapeau de la Démocratie en Europe

Salut et merci à tous et à toutes




Pour le respect des droits des 

femmes en Espagne. 

Intervention de 

Marie-Christine Vergiat

Marie-Christine Vergiat
Députée europée du Front de Gauche
Dans l'Union européenne, seuls trois pays ont des législations très restrictives en matière d'avortement.
À Malte, l'avortement est totalement interdit, en Irlande la législation a très légèrement évolué, en Pologne une tentative de régression supplémentaire vient d'échouer.
La proposition du gouvernement espagnol renverrait les femmes 30 ans en arrière.
Restreindre le droit à l'avortement n'a jamais fait diminuer le nombre d'avortements. Il renvoie les femmes les plus pauvres à la misère des avortements clandestins au mépris de leur droit à la santé et même de leur droit à la vie.
L'avortement clandestin est une violence pour toutes les femmes.
Les femmes doivent avoir la liberté de disposer de leurs corps.
Nul n'est obligé d'avorter. Nul ne doit pouvoir imposer ces choix, notamment religieux, à l'ensemble des femmes d'un pays. Le lobbying de groupes ultraréactionnaires qui pratique le mensonge comme méthode de conviction est indigne de nos démocraties. On sait où est l'idéologie. On sait où est le respect des droits des femmes.
Faire reculer les droits des femmes, c'est faire régresser l'ensemble de la société.

Rejeter tout le marché transatlantique

Parick LE HYARIC


J’ai alerté ici même à plusieurs reprises et dans un ouvrage (Marché transatlantique : Dracula contre les peuples) sur les lourds dangers qu’induit le projet de création d’un marché unique entre les Etats-Unis et l’Union européenne. Depuis des mois, des syndicats, des associations de consommateurs, des mouvements citoyens, des élus progressistes éclairent sur ces dangers des deux côtés de l’Atlantique. Le projet est en effet une machine de guerre d’une puissance inégalée jusque là contre le monde du travail, les consommateurs, les assurés sociaux et contre nos systèmes productifs industriels et agricoles.

Le projet consiste à la fois à supprimer tous les mécanismes de protection aux frontières et à abaisser tous les droits sociaux et environnementaux. Et pour une part ceci se ferait par une mécanique infernale en dehors des parlements et des gouvernements, en violation des lois, code du travail, code pénal ou civil, code environnemental que se donnent les Etats – Nations, celui de la création de tribunaux arbitraux privés, permettant à des sociétés transnationales de poursuivre un Etat, dés lors qu’elles considéreraient que les législations des pays iraient à l’encontre de leurs intérêts de rentabilité et de profit. Ainsi, caché dans les dernières lignes du mandat de négociation européen, sous le chapitre intitulé « Cadre institutionnel et dispositions finales », il est indiqué que l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et les Etats-Unis « comprendra un mécanisme de règlement des différents approprié ». Plus loin, dans la partie concernant le commerce des services et la protection des investissements, on peut lire que l’accord « devrait viser à inclure un mécanisme de règlement des différends investisseurs-Etats efficace ». Ce mécanisme antidémocratique est déjà présent dans certains accords de libre-échange. Il a déjà permis à des entreprises européennes de poursuivre l’Egypte contre l’augmentation du salaire minimum ou le Pérou parce que celui-ci limitait l’émission de gaz toxiques ou des entreprises américaines du pétrole poursuivant le Canada parce qu’il veut enlever des substances toxiques dans les carburants. Autres exemples : en Uruguay comme en Australie, le géant du tabac Philip Morris, basé aux Etats-Unis a mené des poursuites contre les avertissements sanitaires sur les paquets de cigarettes. La multinationale suédoise de l’énergie Vattenfall réclame 3,7 milliards d’euros à l’Allemagne, suite à sa décision d’abandonner l’énergie nucléaire.

Sans rien demander à personne et dans le plus grand secret, la Commission européenne s’est elle-même donnée son mandat de négociation, dans lequel est prévu ce système de tribunal privé contre le droit que se donnent les Etats. Mais voici que la pression qui commence à monter de toute part, vient d’obliger le commissaire européen chargé de négocier avec les dirigeants européens, à prendre en compte, il y a quelques jours, ce mouvement et à suspendre pour quelques mois les négociations pour dit-il « trouver le bon équilibre entre la protection des intérêts des investisseurs européens et la préservation du droit gouvernemental à réglementer l’intérêt public ». Cela le contraint à organiser enfin une consultation publique jusqu’au mois de juin. C’est une nouveauté puisque le mandat de négociation était jusque là classé « diffusion restreinte »(1). Nous ne sommes évidemment pas dupes. Il s’agit ici pour la Commission européenne de tenter de passer les élections européennes à venir sans que le sujet ne mette le feu à la prairie du capital et des sociétés multinationales. Précisément, cela prouve que la mobilisation populaire et le relais de parlementaires qui ont fait éclater au grand jour cet enjeu qui, jusque là, était totalement caché, est utile aux citoyens et aux intérêts populaires.

Raison de plus pour enfoncer le clou, continuer de se mobiliser et choisir, aux élections européennes, le 25 mai, des parlementaires sur qui on peut réellement compter. Il faut d’autant moins baisser la garde que le traité de Lisbonne, en application depuis décembre 2009, donne à la Commission une compétence exclusive sur ces sujets. Le rapport de forces au parlement européen sera donc décisif. Evidemment, après cette décision, il ne manquera pas de députés européens qui déclareront que telle était leur position. Mais pourquoi alors ne disaient-ils rien jusque là ou votaient-ils les textes allant en ce sens ?
Voici un premier recul qu’il faudra donc conforter dans l’action et dans les urnes.


(1) Je révèlele contenu de ce texte dans le livre : Marché transatlantique : Dracula contre les peuples (éditions de l’Humanité).

dimanche 5 janvier 2014


"Nos vœux"

l'éditorial de Patrick Le Hyaric

"Nos meilleurs vœux accompagnent chacune et chacun d’entre vous ainsi que vos proches. Vœux de solidarité, de justice et de paix, pour qu’enfin advienne l’ère de l’humanité. Des vœux qui ne peuvent devenir réalité que par un puissant mouvement populaire, unitaire. Vivre mieux sur la planète n’a jamais été aussi possible. Et pourtant, cela apparaît comme inaccessible pour l’immense majorité tant ce pouvoir, comme l’a encore fait le président de la République lors de ses vœux, ne fait que réciter et mettre en œuvre les directives européennes qui nous mènent dans le mur."
Seule la nouvelle caste des 500 familles qui accaparent près de 20% des richesses produites y trouve son compte. Et il a annoncé qu’il allait encore la servir! Voilà le grand problème! Sans une inlassable action pour l’universelle justice sociale, se conjuguant avec un renouveau complet de la démocratie et pour une planète durable et vivable, sans tourner le dos au stupide dogme capitaliste de la concurrence prétendument libre, notre monde continuera à être menacé par de multiples tensions, fragmentations diverses et l’infernal fracas des armes. Les inégalités et la pauvreté que répand partout désormais le capitalisme sont un fumier sur lequel se développent des divisions et des haines; des intégrismes et des extrêmes droites menaçantes et de nouvelles guerres de religion ou impérialistes.
Décidément, comme au jour où Jean Jaurès écrivait l’éditorial fondateur de notre journal, «l’humanité n’existe point encore, ou elle existe à peine». Non pas que de considérables progrès n’aient pas été accomplis depuis cette date. Mais, précisément, nous sommes désormais entrés dans une douloureuse période de régression. Elle s’apparente à de la «déshumanité». Pourtant, il n’y a là rien de fatal. Tout est question de choix et de volonté politique qui appellent la construction d’un nouveau rapport de forces culturel, politique, social, idéologique. Ce ne sera possible que dans le débat avec le plus grand nombre de celles et ceux qui recherchent sincèrement une issue à leur situation, au premier rang desquels les jeunes et celles et ceux qui souffrent le plus. Dégager ensemble des solutions neuves qui produisent du mieux pour le plus grand nombre et ne plus galvauder l’étiquette de gauche pour plier nos vies aux canons du capitalisme financier, telle est l’alternative de la période.
C’est parce que les enjeux sont immenses qu’ils posent à tous les progressistes de nouvelles questions sur les capacités des peuples à transformer le monde, que la guerre idéologique est inédite, que l’Humanité va sérieusement se rénover pour être plus efficace et utile, tout en s’articulant avec une toute nouvelle plate-forme numérique, la veille de ses cent dix ans, en avril prochain. Avec vous, nous voulons relever le défi de la terrible crise qui secoue violemment la presse écrite et celui des nouveaux enjeux de la transformation sociale, démocratique et écologique. Notre journal fera de cette année anniversaire de l’assassinat de son fondateur «l’Année Jaurès», qui se déclinera en de multiples initiatives éditoriales et publiques. Utile pour réactiver le débat à gauche sur la possibilité de changer le monde,l’Humanité veut, à l’instar de Marx et de Jaurès, aider à initier un processus «d’évolution révolutionnaire» dans les conditions de notre temps.
Bonne année à vous.


Notre journal fera de cette année anniversaire de l’assassinat de son fondateur

« l’Année Jaurès »,
annonce Patrick Le Hyaric

Cinq de Roanne

 


L’acharnement continue (CGT)


Le Tribunal correctionnel de Roanne, dans sa sagesse, a prononcé le 17 décembre 2013, la relaxe des 5 militants Cgt, poursuivis pour avoir refusé le prélèvement de leur ADN, mettant ainsi fin au calvaire subi par nos camarades depuis 6 ans.
Monsieur le Procureur de la République de Roanne a accepté cette décision en ne relevant pas appel dans le délai prescrit.
Le Parquet général de Lyon, plutôt que de se consacrer au préparatif du réveillon de fin d'année 2013, a par une note du 31 décembre donne instruction à Monsieur le Procureur de Roanne de relever appel, craignant selon toute vraisemblance, que cette décision fondée en droit et en fait ne fasse jurisprudence !
Cet acte du Parquet général n'est que le reflet de l'acharnement de l'institution judiciaire à l'égard de syndicalistes CGT, qui pourtant ont été dispensés de peine par la Cour d'appel de Lyon au vu des éléments de leur dossier.
Cette vindicte est la suite logique de la volonté de l'actuel gouvernement de surseoir à tout examen du projet de loi d'amnistie des délits syndicaux depuis février 2013 !
Nous ne pouvons accepter cette situation de déni, ni l'expression de cet acharnement judiciaire à l'encontre de militants qui luttent pour leurs idées.
Le Parquet général de Lyon en prenant cette décision, infondée en droit, commet un acte de provocation à l'égard de tous les syndicalistes CGT.
La Confédération sera présente, une nouvelle fois, pour soutenir les 5 de Roanne devant la Cour d'appel de Lyon et, à cette occasion, demandera que soit examiné sans délai le projet de loi d'amnistie retiré in extremis du débat parlementaire.
Montreuil, le 2 janvier 2014

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"Un acharnement inadmissible" 


(Pierre Laurent)


La justice s'archarne 


encore et encore contre 


les cinq de Roanne

"L'acharnement contre ces cinq syndicalistes ne cessera donc t-il jamais ?
C'est inadmissible", s'offusque, Pierre Laurent, le secrétaire national du PCF dans un communiqué. "Je demande des explications : qui est responsable d'un tel acharnement?  Une chose est certaine : la mobilisation doit reprendre sans tarder pour obtenir leur relaxe totale et définitive", déclare le numéro un communiste. Cette décision a été accueillie avec stupeur par la CGT : "Après la relaxe des camarades, j'avais déclaré que c'était une victoire de la raison sur l'absurde. Et bien, il y a encore des gens qui sont dans l'absurde. C'est de l'acharnement politico-juridique. Nous sommes tous abasourdis", a déclaré Serge Lenoir, secrétaire général Union locale CGT du Roannais. "On pensait avoir tiré un trait sur cette affaire, mais on se rend compte que l'acharnement continue contre les militants syndicaux", a renchéri Didier Marchand, secrétaire du syndicat CGT des agents hospitaliers du Roannais, et l'un des cinq militants poursuivis. "C'est une simple décision politique car on entre en période électorale", a-t-il ajouté.
Le calvaire judiciaire de Cristel Coste, Jean-Paul Barnaud, Gérald Dionozio, Christian Osete et Didier Marchand, militants CGT, inquiétés depuis 2010 pour des tags puis pour refus de prélèvement d’ADN, avait pris fin le 17 décembre dernier après la relaxe prononcée par le tribunal de Roanne. Le parquet, qui avait dix jours pour faire appel, en a décidé autrement par la décision de son procureur général qui a fait appel du jugement de relaxe mardi 31 décembre 2013. "La mobilisation doit reprendre sans tarder pour obtenir leur relaxe totale et définitive et exiger le vote d'une loi supprimant le fichage pour activités syndicales et amnistiant les syndicalistes déjà condamnés", conclut Pierre Laurent.
"On va se battre! ", écrit le porte-parole du PCF sur Twitter :

2 autres cégétistes poursuivis.

 Relaxés le 20 novembre 2012 par le tribunal de Villefranche (Rhône),
Pierre Coquan, secrétaire général de l’UD CGT du Rhône, et Michel Catelin, membre du bureau de l’UL CGT de Villefranche, sont convoqués mercredi par le procureur de la cour d’appel de Lyon.
Ils sont poursuivis pour «organisation sur la voie publique d’une manifestation n’ayant pas fait l’objet d’une déclaration préalable», pour une diffusion de tracts au péage de Villefranche contre la réforme des retraites en août2010.

Une manifestation de soutien a lieu mercredi 8 janvier   à 11h30 place Bellecour, à Lyon.

vendredi 3 janvier 2014



ON VA LEUR FAIRE UN DESSIN

"L'Austérité ou la vie"




Smic 

"le gouvernement est enfermé 

dans sa logique dévastatrice 

de baisse du coût du travail"

Le gouvernement a osé le faire. Il n'y aura pas de coup de pouce pour les Smicards cet hiver, jugeant la hausse légale du SMIC de 1,1 % suffisante puisque 2 fois supérieure à l'inflation.
Cette "hausse" se traduira par une augmentation réelle du Smic horaire brut de 0,1 euro. Soit pour un smicard à plein temps, une augmentation de son salaire brut de 15 euros par mois. Heureux smicards qui pourront donc profiter pleinement d'un salaire net mensuel de 1113 euros.
C'est d'autant plus scandaleux que les arguments avancés par le gouvernement reprennent directement le refrain patronal. D'un côté, la conjoncture ne serait pas favorable, la croissance serait trop faible -cette même croissance qui était pourtant, il y a 10 jours, favorable à la baisse du chômage- De l'autre, les smicards français seraient des privilégiés face à leurs concurrents occidentaux. Deux arguties qui ne tiennent pas la route. Les smicards français ne sont pas privilégiés par rapport à leur homologue européens : Irlande, Belgique, Pays-Bas font mieux que la France.
En réalité, le gouvernement est enfermé dans sa logique dévastatrice de baisse du coût du travail et de défense des profits des entreprises qu'il confond avec leur compétitivité.
Il fait semblant d'oublier que les entreprises sont exonérées de cotisations sociales patronales pour les salaires versés au SMIC et de manière dégressive jusque 1,6 SMIC.
Il refuse obstinément de comprendre que cette recherche frénétique de la baisse du coût du travail est une cause essentielle de la crise dans laquelle le pays est plongé. Qu'elle participe pleinement à l'écrasement des salaires et à l'explosion du chômage et des travailleurs pauvres, comme au gonflement de ses déficits publics et sociaux.
Pire, il nie que ce n'est pas le coût du travail qui plombe les entreprises françaises mais le coût du capital, qui ponctionne sur la richesse produite par le travail.

Ce n'est donc pas en mettant sous pression les Smicars que le gouvernement travaillera à une sortie de crise par le haut. Au contraire, sans attendre un hypothétique retour de la croissance tiré par d'autres, il doit œuvrer concrètement au développement des salaires et de l'emploi dans les entreprises, et de leur sécurisation réelle, en soulageant les entreprises des prélèvements du capital qui développent emplois et salaires et en pénalisant celles qui choisissent la rentabilité financière immédiate contre l'emploi et les salaires. Certes, cela suppose de mener des combats en France et en Europe pour une transformation en profondeur de l'Union européenne, de la BCE et de l'Euro. Et non de s'aligner sur les décisions de Bruxelles et de Francfort, et de Merkel.

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