jeudi 26 mars 2020



Il fait beau mais les ordonnances du gouvernement sont en train de pleuvoir. 
Peut-on être étonné qu’il profite de la crise pour se livrer à une nouvelle attaque sociale ?
Pendant le confinement, il appelle à aller au travail. Il refuse d’agir pour ne maintenir que les activités indispensables à passer le temps de crise aiguë, en engageant une démarche avec les acteurs économiques et sociaux pour les définir au plus près.
Il cherche à faire supporter la situation par les salariés : plutôt les congés confinés que le chômage partiel, qu’il semble accorder au compte-goutte alors que toute l’économie est impactée.

C’est pour cela qu’il donne prise aux employeurs sur les congés, les RTT et les repos hebdomadaires.
Désormais, il pourra, sous réserve d’un accord de branche ou d’entreprise, différer une semaine de vacances en prévenant le salarié un jour avant, imposer le fractionnement, suspendre le droit à un congé simultané avec un conjoint…
Il pourra sans autre réserve que de ne pas excéder dix jours au total, imposer ou modifier les RTT un jour avant, imposer la prise des jours du compte épargne temps. 

Deuxième volet, il élargit les possibilités d’augmenter le temps de travail sans que ce soit discuté, justifié, contrôlé, sécurisé pour les secteurs « jugés essentiels à la continuité de la vie économique et à la sûreté de la Nation » (là, ils existent) (mais quels sont-ils ?).
Dans ce cadre, la durée maximale hebdomadaire est portée à 48 heures sur douze semaines glissantes (au lieu de 44) et à 60 heures sur une seule semaine.
Des marges seront données pour le repos dominical et le temps de repos entre deux journées de travail porté à 9 heures au lieu de 11 heures.
Auparavant, ces dérogations impliquaient une autorisation expresse.

Et pour couronner le tout, il ne s’en tient pas à l’urgence sanitaire. Ces mesures sont inscrites dans la loi jusqu’au 31 décembre 2020. Le gouvernement mixe le temps de l’urgence et le temps de la relance.
La relance a donc déjà commencé, au prix du risque sanitaire et elle se poursuivra dans des conditions sociales dégradées qui n’ont jamais été discutées. 

Ce sont des mesures drastiques qu’il faut prendre pour que le travail de ce temps de crise ne serve pas les profits
Mais rassurons-nous, le gouvernement a suggéré aux entreprises d’y aller mollo sur les dividendes dans la période… On croit rêver.
Ce sont des mesures drastiques qu’il faut prendre pour que le travail de ce temps de crise ne serve pas les profits et pour que les dispositifs publics qui peuvent s’avérer nécessaires n’alimentent pas la grosse caisse.
Pendant ce temps, la spéculation va bon train sur les marchés financiers…

C’est pourquoi, ce soir, je me suis adressé à Bruno Le Maire pour en savoir plus sur les perspectives de nationalisations et prises de participations à envisager pour faire face.
Je l’ai également interpelé pour connaître les initiatives européennes que le gouvernement entend engager dans les plus brefs délais afin d’assurer une coordination des mesures qui touchent la production et les échanges :

la force d’aucun travailleur et d’aucune travailleuse ne doit être utilisée au mépris de sa santé ni mobilisée au-delà de ce qui est nécessaire en temps de crise sanitaire (j’ai l’impression que, comme souvent, c’est pire dans la sous-traitance, sujet sur lequel j’ai demandé aux autorités locales une vigilance particulière).

Et l’Union européenne doit d’ores et déjà se préparer à protéger les capacités de production, les savoir-faire, les emplois, les ressources au moment de la relance.
Et dans la foulée, j’ai écrit à Elisabeth Borne, la ministre de la transition écologique et solidaire, pour savoir ce qui est engagé pour maîtriser les effets des événements sur la planète :
la relance devra être écologique. La crise dont nous devons affronter les dégâts doit aussi être l’occasion d’accélérer un certain nombre de transformations possibles et nécessaires.

Je suis également attentif à la situation de l’Hôpital et à celle dans les EHPAD.

Le manque de matériel continue à se faire sentir de façon inacceptable.
Cela me renforce dans ma conviction concernant la création de nouveaux outils publics pour le médicament et les dispositifs médicaux et nous essayons en même temps d’avancer sur notre proposition de loi.

Tout le monde peut maintenant mesurer ça et là l’incurie du libéralisme qui nous a conduit dans ce dénuement public insupportable. 

Le sujet qui continue à agiter beaucoup de monde en ce moment, c’est le recours au chômage partiel.
J’ai demandé des comptes aux autorités.
Je me suis adressé aujourd’hui aux nombreux artisans et commerçants qui s’inquiètent et craignent de n’être pas reconnus éligibles au dispositif.

J’ai pu échanger avec un de nos agriculteurs suite à la décision de fermer les marchés.
Nous avons besoin d’eux.
Franchement, les déclarations « à la one again » des membres du gouvernement sur le sujet sont lamentables.
L’un qui suggère aux gens de sortir de leur confinement pour aller se distraire en pratiquant le métier de paysan et l’autre qui le corrige avec une formule méprisante pour les enseignants qui galèrent.

Faut arrêter de sucrer les fraises… 

Je commence à écrire cette chronique de plus en plus tard et un peu plus scotché sur le réel qui nous agrippe.
Une fois le raid de la journée un peu passé, lorsqu’il est vain de chercher à joindre les uns, les unes ou les autres,
je me remets au boulot sur ce premier ouvrage sur les retraites et la protection sociale (qui m’a fait décaler un autre projet sur le travail), et j’entrevois par la fenêtre entrebâillée l’ampleur d’une idée folle, tellement folle qu’elle a commencé à prendre réalité.

Nous l’avons appelée sécurité sociale. J’aime ce nom, et son diminutif, sécu, qu’employait si souvent mon père qui en était l’un des agents.

Quelle invention !

Elle a trop été empêchée. Elle n’est pas une idée banale. 

Elle porte en elle un mouvement profondément civilisant : elle mutualise une part des richesses créées par le travail pour la rendre à l’humain, au soin de l’humain, sa santé, sa retraite, ses enfants, son travail...

J’écris tout cela sur un coin de table et il faudrait y mettre des mots plus justes.
Mais l’heure n’est plus à approfondir.
Je peux juste en profiter pour souhaiter qu’elle ne soit pas une victime collatérale mais l’un de moteurs du monde d’après.
Deux journalistes m’ont interrogé aujourd’hui sur ce monde d’après, me demandant comment je réagissais au pas de côté d’Emmanuel Macron, la semaine dernière.

Je ne vais pas vous surprendre : aucune confiance.
Dans la crise s’aiguisent les contradictions.
Les profiteurs cherchent à en profiter et les dominants cherchent à asseoir leur domination, mais grandissent aussi les consciences.
La crise éclaire le réel d’un autre jour.
Alors oui, nous pouvons penser que de ce moment sortira un autre monde, mais à la condition impérieuse de s’en occuper. 

J’ai une petite pensée pour Josette, dont je viens d’avoir la fille au téléphone.
C’était une militante extra, pleine d’enthousiasme et d’humanité.
Je la rencontrais souvent en traversant à grandes enjambées le jardin de Ferrières, où elle se retrouvait avec ses copines. 
Je reçois des messages amicaux, comme chacune et chacun d’entre nous sans doute, de copains qui demandent des nouvelles et me disent de prendre soin de moi.

Prenez soin de vous.
Prenons soin de nous.
A demain.


Post Scriptum : Une pensée quand même aussi pour Uderzo, le dessinateur talentueux d’Astérix, qui nous a quittés. Quel génie que cette création partagée avec Goscinny, le tout sans potion magique… J’en profite pour glisser là combien je reconnais en la bande dessinée un art noble, et je salue l’ami martégal Yann Madé, enfermé avec ses feutres et sa planche à dessin.

PIERRE DHARRÉVILLE

mercredi 25 mars 2020


Vu de l’étranger.
La pénurie de masques en France symbolise le délabrement du système de santé

·         FRANCE
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·         COURRIER INTERNATIONAL - PARIS

Publié le 20/03/2020 - 14:12
Le manque de moyens auquel font face les personnels soignants français dans la crise du coronavirus étonne la presse étrangère. Celle-ci ne manque pas de faire le parallèle avec la situation critique que dénoncent les professionnels médicaux depuis plusieurs mois.
NOS SERVICES
“Pendant que les rues sont désertes, les attractions touristiques fermées et les parcs abandonnés, les hôpitaux français bouillonnent de vie et se préparent au pire”, résume le journal canadien Le Devoir. Or si les personnels soignants sont plus que jamais mobilisés pour faire face à cette pandémie, “encore faut-il qu’ils aient des masques”.
En effet, indique le quotidien argentin Página 12, “la France, puissance mondiale, souffre d’une pénurie de masques. Et ce, jusque dans les hôpitaux de sa capitale.” Et si le ministre de la Santé “répète dans les médias qu’un stock de 110 millions de masques” est disponible “pour démentir les inquiétudes”, note Le Temps, les médecins sont inquiets. Les propos de ce docteur exerçant à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, dans Pagina 12, en témoignent.
S’il y a un symbole de l’abandon dont nous sommes victimes, c’est bien cet objet qui manque, pas seulement ici, mais partout. Il y a des médecins libéraux, des infirmières, des kinésithérapeutes qui se rendent chez les malades qui ont besoin d’eux sans le moindre masque.”

La production réquisitionnée
À Grenoble, dans la ville même où a exercé le ministre de la Santé Olivier Véran, la direction de l’hôpital est allée jusqu’à demander “au personnel soignant de se préparer à fabriquer ses propres masques de protection” en raison de “la pénurie”, relate Le Temps. “Depuis, des masques chirurgicaux ont été distribués en quantité suffisante aux hôpitaux grenoblois.”
Pourtant, le gouvernement a “réquisitionné toute la production de masques jusqu’à la fin du mois de mai”, informe le New York Times. “Il presse également les usines françaises de fournitures médicales de produire des masques 24 heures sur 24.”

Sur fond de mal-être médical
Cette “insuffisance des moyens de protection mis à leur disposition” fait donc “l’objet de colère”, rapporte Le Temps. Responsable d’un syndicat d’infirmiers, Thierry Amouroux “a été l’un des premiers à alerter sur la pénurie. Pour lui, impossible de dissocier les défaillances actuelles de l’état chronique de délabrement du système hospitalier.”
Car, ajoute le journal suisse, “les grèves [des personnels soignants] de 2019 restent dans les mémoires” et “les blessures hospitalières ne sont pas cicatrisées”.

À LIRE AUSSI

“Nombre de médecins déplorent le fait que les hôpitaux français ont été soumis à un régime de rigueur depuis plusieurs années”, renchérit Le Devoir. Et si “le pays mise [entre autres] sur son excellent réseau de médecins de famille” ou que des centaines de soignants, retraités depuis moins de cinq ans, ont accepté “de prêter main-forte à leurs collègues”, il n’en reste pas moins, pour Le Temps, que le “coronavirus est le révélateur le plus flagrant qui soit du ‘mal-être’ médical français”.
Audrey Fisné


SANTÉ
Ne nous privez pas d’un outil de lutte vital ! (Lettre de la sénatrice Laurence Cohen au Directeur Général de l’AP-HP)
·         25 mars 2020

Monsieur le Directeur Général de l’AP-HP
Je me permets d’attirer votre attention sur la situation des urgences de l’Hôtel Dieu situé dans le 4ème arrondissement de Paris.
Depuis la semaine dernière et alors que notre pays connait une crise sanitaire d’une très grande ampleur, les urgences de cet établissement ont été converties en centre de dépistage du COVID 19, pour le personnel soignant.
En conséquence, ce service est fermé, et les patient·es qui, jusqu’ici s’y rendaient sont transféré·es à l’hôpital Cochin.
Cette décision interroge à plusieurs niveaux :
- D’une part, la fiabilité des dépistages ne serait pas avérée, ce qui crée une sécurité toute relative pour les soignant·es. Seul un scanner parait être un outil efficace mais ce n’est pas le choix qui a été fait pour l’Hôtel Dieu.
- D’autre part, cela entraine la fermeture de plusieurs lits qui pourraient au contraire être mobilisés dans le cadre de la lutte contre la pandémie, pour accueillir et prendre en charge des patient·es. Des hôtels sont appelés en renfort pour faire face à la crise alors que des lits dans les hôpitaux existent…On marche sur la tête !
Vous êtes bien placé pour savoir que cet hôpital situé en plein centre de la capitale, a été démantelé au cours de ces dernières années, et que le service des urgences n’accueille plus que les urgences non vitales.
Comment comprendre que vous n’utilisiez pas le potentiel de cet hôpital pour en faire un établissement de première ligne pour recevoir et prendre en charge des patient·es atteint·es du COVID-19 ?
Est-ce à penser comme le craignent les organisations syndicales et le personnel, que la nouvelle organisation liée à la pandémie et censée être temporaire ne serve en réalité de prétexte à une fermeture définitive des urgences ?
Si tel était l’objectif, c’est une prise de risques considérables pour le présent et l’avenir. À l’heure où les réductions de moyens imposées à l’hôpital, que vous avez largement assumées à l’AP-HP, sont remises en cause, à juste titre, par une majorité de la population, il me paraît essentiel que vous revisitiez la restructuration des urgences de l’Hôtel Dieu, déjà fragilisé.
Le président de la République a parlé de guerre contre l’épidémie du coronavirus, je vous demande, Monsieur le directeur général, d’en prendre toute la dimension et de ne pas vous priver et de fait NOUS priver, d’un outil de lutte vital. Vous n’ignorez pas, en effet, que nous n’avons pas encore atteint le pic des contaminé·es qui vont devoir être admis·es dans les hôpitaux.
Dans l’attente de votre réponse, je vous prie de recevoir, Monsieur le Directeur, l’expression de mes salutations distinguées.


Initiative de parlementaire : André Chassaigne demande la nationalisation et la reprise d’activité immédiate de l’usine Luxfer de Gerzat
Extrait de l'invervention du président du groupe GDR : 

"Les besoins du pays, comme de nos voisins européens, pour faire face à la pandémie de Covid-19 explosent alors que Luxfer à Gerzat, seule usine d’Europe de production de bouteilles d’oxygène médical, reste à l'arrêt ! La crise actuelle appelle une position ferme et immédiate.

Par son activité et le savoir-faire de ses salariés, cette entreprise fait indéniablement partie des activités stratégiques à maintenir en priorité. Comme le demandent les salariés, la nationalisation du site et la reprise immédiate de l’activité de production de ces bouteilles d’oxygène sont aujourd’hui une priorité de santé publique."



« Je suis infirmière retraitée,
possiblement mobilisable
pour venir en renfort de mes collègues."


Je partage ce coup de colère de Conchita Cimbron Rojo :

Comme chacun naturellement je répondrai présente pour les patients et pour mes collègues.

Permettez-moi dire mon irritation de la façon qu'ont les médias de mettre à l'honneur le personnel soignant qualifiés ce "super-héros" "première ligne"
Les applaudissements spontanés aux balcons, c'est émouvant parce que c'est une reconnaissance populaire.

Mais là ça devient indécent ! France 2 en fait une émission ce soir avec moult chanteurs et leurs chansonnettes plus ou moins réussies en notre hommage !
Ça ressemble au concert des enfoirés !

Et que je te passe la pommade sur l’abnégation des soignants qui risquent leur vie....
Ils étaient où ces journalistes depuis un an que notre système de santé explose, que les soignants du brancardier au médecin chef de service crient leur désespoir de voir s'effondrer notre si beau service public ?

Combien de reportages sur cette situation ?

Quand on était dans la rue, ils se sont contentés de montrer des "débordements" alors que les forces de l'ordre nous réprimaient violemment comme tous ceux qui ont porté la contestation depuis au moins 3 ans !

Quand avez-vous entendu un de ces journalistes dénoncer les Violences ? Montrer notre désarroi ?
Aujourd'hui on nous couvre de fleurs !
Mais ce n'est pas de ça que nous avons besoin !

Nous avons besoin des moyens nécessaires pour être efficaces et soigner en toute sécurité nos patients !
Nous avons besoin de plus de soignants pour travailler dans de bonnes conditions.
Nous avons besoin que notre travail soit reconnu à sa juste valeur par une augmentation substantielle des salaires ce qui permettra de recruter, arrêtez vos chansonnettes !

Manu le Petit, juste avant la pandémie demandait à un chef de service s'il pouvait compter sur lui, bien sûr que les patients peuvent compter sur nous, ils ne peuvent compter que sur nous d'ailleurs !
Mais là on est rendus à un point où notre conscience professionnelle et notre compétence ne suffisent pas.

On est en plein dans la catastrophe, on ne rechigne pas à la tâche et on fera tout ce qui est en notre pouvoir pour sauver des vies en sachant que nous ne réussirons pas que notre système a tant été démoli qu'il est dépassé non pas seulement par le Covid 19!
 Il l'était déjà avant et maintenant, c'est tout le système qui s'effondre.
On met tout en place pour tenter de faire face à cette montée en puissance de la maladie, mais pour cela, on sacrifie la santé des autres patients, les malades atteints de cancer, les cardiaques tous les autres voient repoussés leurs rendez-vous, reporter les opérations, la mise en place de chimios...

On fait de notre mieux en privilégiant l'urgence, n'empêche que combien verront leur maladie s'aggraver ? Pour combien l'espérance de vie sera réduite ? Qui va comptabiliser tout ce gâchis ?

Alors de grâce, cessez ces émissions mielleuses.
 Dénoncez avec nous cette politique comptable, pas aujourd'hui, l'urgence est ailleurs mais demain quand nous sortirons de ce cauchemar, que rien ne soit comme avant !

Que l'on tire les leçons si chèrement payées pour que ça ne se reproduite jamais ! Ni la santé ni l'humain ne sont des marchandises !

Pour demain nous voulons les jours heureux pour ceux qui survivront ! »


lundi 16 mars 2020


Résultats Election Municipales 2020 POISSY

  • Karl OLIVE - #KO2020 (Divers droite) : 
  • 6774 voix, soit 75,6% des suffrages exprimés.

  • Nathalie MARTIN - POISSY DEMAIN (Divers) : 
  • 1535 voix, soit 17,13% des suffrages exprimés.

  • Fanny BERNARD - POISSY ENSEMBLE (Divers) : 
  • 358 voix, soit 3,99% des suffrages exprimés.

  • Jean-Pierre MERCIER - Lutte ouvrière - Faire entendre le camp des travailleurs (Extrême gauche) : 
  • 293 voix, soit 3,27% des suffrages exprimés.




Résultats Elections Municipales 2020
1er Tour CARRIERES SOUS POISSY

Inscrits
9344
Votants
3984
Nuls
96
Blancs
55
Exprimés
3833
GAMRAOUI
678
17,69 %
DARCY
112
2,92 %
AIT
1465
38,22 %
EFFROY
435
11,35 %
DELRIEU
1143
29,82 %

dimanche 8 mars 2020


SANTÉ
Question sur l’efficacité des mesures prises contre la désertification médicale – André Chassaigne
·         13 janvier 2020
·         0 commentaire
Dans une question au gouvernement, le député GDR André Chassaigne a demandé aux ministres de clarifier les propositions faites pour lutter contre les désertifications médicales.
« De nombreuses mesures visant à faire reculer les déserts médicaux ont été mises en œuvre : primes ou bourses octroyées aux étudiants en médecine et aux jeunes diplômés, mise à disposition de cabinets médicaux et de logements, intégration professionnelle du conjoint. Pour l’heure, les résultats ne sont pas au rendez-vous.
Quant aux maisons de santé, on dit chez moi à leur sujet que les communes investissent pour construire des cages, mais qu’aucun zoo ne vient les peupler. Les maisons de santé présentent un problème de fonctionnement. Deux pistes me semblent devoir être explorées.
La première est celle des centres de santé. J’ai organisé dans ma circonscription un colloque à leur sujet, auquel j’ai notamment invité le président du conseil départemental de Saône-et-Loire, qui a mené à bien des réalisations très intéressantes en la matière. Il me semble nécessaire de prendre des mesures incitatives bien plus fortes que celles que nous avons prises jusqu’à présent, afin d’accompagner la dynamique en cours, notamment dans les territoires ruraux.
Les centres de santé présentent des avantages : ils respectent les tarifs conventionnés, pratiquent le tiers payant et assurent une prévention sanitaire. Ce sont des outils au service de nos concitoyens les plus modestes, des populations les plus précaires, notamment dans la ruralité.
Ils sont également reconnus pour leurs pratiques pluridisciplinaires, menées avec les centres hospitaliers, les EHPAD – établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes –, les médecins libéraux – on ne le dit pas assez – et les services sociaux, au profit d’une prise en charge globale des parcours des soins. Telle est la première piste sur laquelle je m’interroge.
S’agissant de la seconde, vous l’avez évoquée en répondant à la question de notre collègue Favennec Bécot. Je souscris à la préconisation d’un conventionnement sélectif formulée par notre collègue Philippe Vigier dans le cadre d’un rapport.
En tout état de cause, ne pensez-vous pas, madame la ministre, que nous pourrions procéder à des expérimentations, ou prévoir des modalités d’application présentant une certaine souplesse ? Qu’au moins nous tentions quelque chose ! Moi-même, j’étais opposé au conventionnement sélectif, mais, dans la mesure où nous ne trouvons aucune autre solution satisfaisante, ne faudrait-il pas être bien plus audacieux sur ce point ?
Certains pays l’ont fait, notamment l’Espagne, le Royaume-Uni et l’Allemagne, pays dans lequel vous avez indiqué tout à l’heure que les mesures prises avaient échoué. Il faut véritablement prendre le problème à bras-le-corps. »



POLITIQUE
« Le gouvernement tente de bâillonner le Parlement » (Le groupe CRCE au Sénat)
·         21 février 2020
Les sénatrices et sénateurs du groupe CRCE tiennent à saluer le combat mené par les députés communistes du groupe GDR contre la réforme des retraites du gouvernement tout en défendant un projet alternatif plus juste et solidaire.

Alors que l’Assemblée nationale a débuté l’examen de la réforme des retraites, notre groupe parlementaire s’inquiète de l’attitude du Président de l’Assemblée nationale, soutenu par le gouvernement, qui a tenté de remettre en cause le droit d’amendement individuel de nos collègues députés pourtant garanti par la Constitution.
Nous refusons de voir le Parlement bâillonné par un gouvernement obstiné à faire voter en procédure accélérée une contre-réforme du système de retraites, fondement de notre pacte social depuis 1945.
Cette conception de la démocratie, où les organisations syndicales sont invitées à valider les propositions du gouvernement et où les parlementaires doivent applaudir les ministres, n’est pas la nôtre.
Alors que les conditions de financement du système de retraites du gouvernement ne sont pas garanties et que les critiques du Conseil d’État sont sévères sur les “projections financières lacunaires” et sur le recours aux ordonnances, ce texte doit être retiré et soumis à un référendum populaire.

Le groupe communiste républicain citoyen et écologiste sera très attentif aux futures conditions d’examen au Sénat du projet de réforme des retraites afin de garantir un véritable débat dans notre assemblée.
Pour l’heure, les sénatrices et sénateurs du groupe CRCE continueront de demander le retrait de ce texte et de soutenir les mobilisations dans la rue.


Bienvenue

Les communistes de POISSY et des communes environnantes, sont heureux de vous accueillir sur ce blog.
Ce blog doit permettre à chacun de pouvoir rester en contact.
N'hesitez pas à nous faire part de vos remarques, suggestions...
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Section PCF POISSY