lundi 24 mars 2014

Résultats 1er Tour Municipales Mars 2014



 Morainvilliers
Sieges
 à pourvoir
Pourvu
Conseil municipal
19
19
Conseil communautaire
3
3
Liste conduite par
 M. Julien LORENZO
Liste conduite par
Voix
% inscrits
% exprimés
Sièges au CM
Sièges au CC
830
44,31
100
19
3

Nombre
% Inscr
% Vot


Inscrits
1 873




Abstentions
892
47,62



Votants
981
52,38



Blancs ou nuls
151
8,06
15,39


Exprimés
830
44,31
84,61



 Carrières-sous-Poissy
Sieges
 à pourvoir
Pourvu
Conseil municipal
33
0
Conseil communautaire
6
0
Liste conduite par
Voix
% inscrits
% exprimés
Sièges au CM
Sièges au CC
1517
17,66
34,17
0
0
1835
21,36
41,34
0
0
463
5,39
10,43
0
0
624
7,26
14,06
0
0

Nombre
% Inscr
% Vot


Inscrits
8 591




Abstentions
4 002
46,58



Votants
4 589
53,42



Blancs ou nuls
150
1,75
3,27


Exprimés
4 439
51,67
96,73



 Chambourcy
Sieges
 à pourvoir
Pourvu
Conseil municipal
29
29
Conseil communautaire
3
3
Liste conduite par
Mme Martine ESCABASSE
M. Pierre MORANGE
Liste conduite par
Voix
% inscrits
% exprimés
Sièges au CM
Sièges au CC
795
18,65
32,29
4
0
1667
39,11
67,71
25
3

Nombre
% Inscr
% Vot


Inscrits
4 262




Abstentions
1 670
39,18



Votants
2 592
60,82



Blancs ou nuls
130
3,05
5,02


Exprimés
2 462
57,77
94,98



Chapet
Sieges
 à pourvoir
Pourvu
Conseil municipal
15
15
Conseil communautaire
3
3
Liste conduite par
 M. Jean-Louis FRANCART
 Mme Virgine LHEUREUX
Liste conduite par
Voix
% inscrits
% exprimés
Sièges au CM
Sièges au CC
333
38,36
60,33
12
2
219
25,23
39,67
3
1

Nombre
% Inscr
% Vot


Inscrits
868




Abstentions
297
34,22



Votants
571
65,78



Blancs ou nuls
19
2,19
3,33


Exprimés
552
63,59
96,67



 Crespières
Sieges
 à pourvoir
Pourvu
Conseil municipal
19
19
Conseil communautaire
2
2
Liste conduite par
 M. Adriano BALLARIN
Liste conduite par
Voix
% inscrits
% exprimés
Sièges au CM
Sièges au CC
560
42,14
100
19
2

Nombre
% Inscr
% Vot


Inscrits
1 329




Abstentions
655
49,29



Votants
674
50,71



Blancs ou nuls
114
8,58
16,91


Exprimés
560
42,14
83,09



Davron
Sieges
 à pourvoir
Pourvu
Reste
Conseil municipal
11
9
2
Candidats
Voix
% Inscrits
% Exprimés
Elu(e)

Mme Florence ALLIOT-BERCHICHE
124
51,88
68,51
Oui

Mme Valérie PIERRES
123
51,46
67,96
Oui

M. Eric CUENOT
110
46,03
60,77
Oui

Mme Bérénice RAMBAUD
107
44,77
59,12
Oui

Mme Laure FONTAINE
105
43,93
58,01
Oui

M. Damien GUIBOUT
103
43,1
56,91
Oui

M. Marc SIMONNEAUX
97
40,59
53,59
Oui

Mme Evelyne PETIT
95
39,75
52,49
Oui

M. Gontran DE VILLELE
92
38,49
50,83
Oui

M. Maurice PERRAULT
88
36,82
48,62
Non *

M. Bernard MASSARD
81
33,89
44,75
Non *

M. Olivier GENTY
79
33,05
43,65
Non *

M. Christophe DESNOYER
78
32,64
43,09
Non *

M. Thierry CORBEL
77
32,22
42,54
Non *

M. Alexis HONGRE
76
31,8
41,99
Non *

M. Jean François DESSAUX
72
30,13
39,78
Non *

Mme Ghislaine PICARD
69
28,87
38,12
Non *

M. Bernard PECHNIK
67
28,03
37,02
Non *

Mme Capucine VERCAMBRE BREITEL
63
26,36
34,81
Non *

M. Jaime GENOVART MARTINEZ
56
23,43
30,94
Non *


Nombre
% Inscr
% Vot


Inscrits
239




Abstentions
54
22,59



Votants
185
77,41



Blancs ou nuls
4
1,67
2,16


Exprimés
181
75,73
97,84



Les Alluets-le-Roi
Sieges
 à pourvoir
Pourvu
Conseil municipal
15
15
Conseil communautaire
3
3
Liste conduite par
 M. Pierre GAUTIER
 Mme Thérèse GEVRESSE
Liste conduite par
Voix
% inscrits
% exprimés
Sièges au CM
Sièges au CC
366
39,1
55,04
12
2
299
31,94
44,96
3
1

Nombre
% Inscr
% Vot


Inscrits
936




Abstentions
257
27,46



Votants
679
72,54



Blancs ou nuls
14
1,5
2,06


Exprimés
665
71,05
97,94



Médan
Sieges
 à pourvoir
Pourvu
Conseil municipal
15
15
Conseil communautaire
3
3
Liste conduite par
 M. Philippe CORAZZIN
 Mme Karine KAUFFMANN
Liste conduite par
Voix
% inscrits
% exprimés
Sièges au CM
Sièges au CC
320
30,56
45,45
3
1
384
36,68
54,55
12
2
La répartition des sièges n'a lieu au 1er tour que si une liste a recueilli la majorité absolue des suffrages exprimés.

Nombre
% Inscr
% Vot


Inscrits
1 047




Abstentions
326
31,14



Votants
721
68,86



Blancs ou nuls
17
1,62
2,36


Exprimés
704
67,24
97,64



Orgeval
Sieges
 à pourvoir
Pourvu
Conseil municipal
29
0
Conseil communautaire
4
0
Liste conduite par
Voix
% inscrits
% exprimés
Sièges au CM
Sièges au CC
719
16,39
28,86
0
0
1015
23,14
40,75
0
0
757
17,26
30,39
0
0

Nombre
% Inscr
% Vot


Inscrits
4 387




Abstentions
1 825
41,6



Votants
2 562
58,4



Blancs ou nuls
71
1,62
2,77


Exprimés
2 491
56,78
97,23



Poissy
Sieges
 à pourvoir
Pourvu
Conseil municipal
39
39
Conseil communautaire
17
17
Liste conduite par
 M. Karl OLIVE
 M. Frédérik BERNARD
 M. Jean-Paul HEDRICH
Liste conduite par
Voix
% inscrits
% exprimés
Sièges au CM
Sièges au CC
7913
35,38
62,43
32
15
3149
14,08
24,84
5
2
1252
5,6
9,88
2
0
361
1,61
2,85
0
0

Nombre
% Inscr
% Vot


Inscrits
22 365




Abstentions
9 214
41,2



Votants
13 151
58,8



Blancs ou nuls
476
2,13
3,62


Exprimés
12 675
56,67
96,38



Triel-sur-Seine
Sieges
 à pourvoir
Pourvu
Conseil municipal
33
0
Conseil communautaire
5
0
Liste conduite par
Voix
% inscrits
% exprimés
Sièges au CM
Sièges au CC
1221
14,32
25,75
0
0
722
8,47
15,23
0
0
1036
12,15
21,85
0
0
1763
20,67
37,18
0
0

Nombre
% Inscr
% Vot


Inscrits
8 529




Abstentions
3 617
42,41



Votants
4 912
57,59



Blancs ou nuls
170
1,99
3,46


Exprimés
4 742
55,6
96,54



Verneuil-sur-Seine
Sieges
 à pourvoir
Pourvu
Conseil municipal
33
33
Conseil communautaire
6
6
Liste conduite par
 M. Guillaume SEBILEAU
 M.Philippe TAUTOU
 Mme Michèle CHRISTOPHOUL
Liste conduite par
Voix
% inscrits
% exprimés
Sièges au CM
Sièges au CC
1428
12,96
24,56
4
1
3033
27,52
52,16
25
5
1354
12,28
23,28
4
0

Nombre
% Inscr
% Vot


Inscrits
11 022




Abstentions
5 015
45,5



Votants
6 007
54,5



Blancs ou nuls
192
1,74
3,2


Exprimés
5 815
52,76
96,8



Vernouillet
Sieges
 à pourvoir
Pourvu
Conseil municipal
29
0
Conseil communautaire
5
0
Liste conduite par
Voix
% inscrits
% exprimés
Sièges au CM
Sièges au CC
1039
16,83
28,25
0
0
1307
21,17
35,54
0
0
1332
21,58
36,22
0
0

Nombre
% Inscr
% Vot


Inscrits
6 173




Abstentions
2 380
38,55



Votants
3 793
61,45



Blancs ou nuls
115
1,86
3,03


Exprimés
3 678
59,58
96,97



Villennes-sur-Seine
Sieges
 à pourvoir
Pourvu
Conseil municipal
29
0
Conseil communautaire
4
0
Liste conduite par
Voix
% inscrits
% exprimés
Sièges au CM
Sièges au CC
798
18,99
31,88
0
0
790
18,8
31,56
0
0
915
21,78
36,56
0
0

Nombre
% Inscr
% Vot


Inscrits
4 202




Abstentions
1 638
38,98



Votants
2 564
61,02



Blancs ou nuls
61
1,45
2,38


Exprimés
2 503
59,57
97,62





samedi 22 mars 2014

Manifestation à Madrid

Graines d’espoir

Un puissant vent de protestation populaire balaie la planète de part en part. 
Du Chili à Israël, de tous les pays arabes au Portugal, de l’Espagne au Royaume-Uni, de l’Italie à la Grèce, la jeunesse porte haut le drapeau de la colère et de l’indignation.
Toutes ces manifestations ont lieu au même moment, alors qu’elles sont souvent très éloignées les unes des autres. Elles ont pour caractéristique de durer depuis des semaines, en revêtant des formes identiques, jusque là inusitées. Leur persévérance, la force du nombre, la communauté des objectifs poursuivis ont une signification profonde au point d’incarner la lumière de l’espoir qui brille à l’horizon et si près de nous. Dans les pays arabes, comme en Espagne ou au Chili, elles rassemblent bien au-delà de celles et ceux qui jusque là sortaient dans la rue pour se faire entendre.
Quelles sont les exigences principales qui s’y expriment ?
La justice et la démocratie, étroitement mêlées. Exactement ce que les dictateurs corrompus, protégés par leurs amis et leur police personnelle, refusaient aux peuples arabes.
Exactement ce que le capitalisme financier mondialisé refuse à l’ensemble des peuples.
Ce refus confirme que l’injustice, l’infernale fabrique d’inégalités, le recul des libertés et de la démocratie ne sont pas des avatars du système. Aujourd’hui plus qu’hier, avec la crise du capitalisme mondialisé financiarisé, ils sont le système !
Non seulement les marchés financiers, – ces célèbres inconnus ! – les puissances bancaires et financières ont besoin de détruire toujours plus de travail et de capital productif pour assouvir leur besoin de rentabilisation des énormes fonds qu’elles investissent.
C’est ainsi que l’Union européenne garantit les banques qui mettent littéralement à bas les pays et les populations, leurs instruments publics et sociaux jusqu’à attaquer désormais les Etats.
Un violent bras de fer est désormais engagé entre les tenants du capital et les peuples, notamment les travailleurs, les jeunesses qui savent désormais qu’elles vivront plus mal, beaucoup plus mal que leurs aînés, alors que le monde regorge de plus de richesses, d’innovations technologiques. Cette angoisse, cette révolte ne vaut d’ailleurs pas que pour eux-mêmes.
Ils ne supportent plus cette planète fracturée par les inégalités sociales et territoriales, technologiques, balafrée par les coups portés à l’environnement. Ils sont la génération qui subit dans toute son ampleur la domination autoritaire et violente du capitalisme financier déchaîné, déconnecté non seulement de l’économie réelle mais de la vie réelle, au service exclusif des spéculateurs.
Non seulement le capitalisme a provoqué et amplifié sa crise globale, poussant le monde vers l’abîme, mais comme un vampire il se repaît chaque jour sur nos vies.
Il s’est placé au dessus de l’humanité. Les travailleurs, les jeunes qui se rassemblent et agissent à travers le monde, le ressentent plus ou moins consciemment. On est frappé de leur clairvoyance à l’égard du monde politique tel qu’il est beaucoup trop souvent avec ses combines et combinaisons, ses promesses vaines, ses ambitions personnelles, son mépris du service de l’intérêt général, son star-système et, de plus en plus, sa corruption étalée à la une des médias. L’aspiration à une démocratie radicale, à d’autres institutions partout, à une autre construction européenne ici est plus puissante qu’il n’y paraît.
Enfin ces mouvements transpirent la fraîcheur, l’inventivité, dans les slogans comme dans les formes d’action, dans une demande de rupture avec le système qu’ils s’appliquent à eux mêmes en s’affranchissant des freins hérités du passé.
On ne retrouve de telles mobilisations à l’échelle du monde qu’aux alentours de la fin des années soixante avec comme point culminant mai 1968. Cette fois, dans un contexte totalement nouveau de crise du capitalisme, les aspirations sont encore plus politiques, plus civilisatrices, plus désireuses d’humanité. Humanité, au sens de la réalisation de soi même par l’éducation, la formation, l’accès au travail. Humanité, au sens du concept des biens communs humains pour toutes et tous et au sens de la pérennisation de la planète.
Une jonction peut se créer entre peuples des pays développés, poussés vers une sorte de tiers-mondisation, et peuples de pays en voie de développement où commencent à progresser éducation et moyen de vivre mieux, et peuples de continents entiers, poussés vers le dénuement le plus total.
Une jonction peut aussi se créer entre travailleurs de secteurs publics et privés, précaires et ce qu’on appelle communément les « classes moyennes », qui à juste titre se sentent de plus en plus « déclassées ».
Cette conjonction se fait dans les pays arabes, sur les demandes de justice et de démocratie. Plus généralement elle se fait sur une sorte de triptyque : justice, égalité, partage et accès aux biens communs humains ; accès et refondation de la démocratie ; préservation et développement humain durable pour la « planète-Terre ».
A y regarder de près, l’aspiration à l’en-commun de tous les êtres humains contre le pouvoir absolu de l’argent, appelle un basculement des « sociétés-monde » vers une civilisation supérieure, ce que nous appelons le « communisme » authentique. Ce qu’il n’a jamais été jusqu’ici, une organisation sociale de liberté, de respect de l’individu et du partage. Ce que Jaurès appelait « la réalisation de l’humanité ».
De nombreux intellectuels de renom, des chercheurs, travaillent aussi dans cette direction. Qu’il s’agisse de S. Hessel, d’Edgar Morin ou encore de P. Rosanvallon, qui vient de publier un livre enrichissant sur « la société des égaux », et bien d’autres encore.

C’est dans cette création commune, associant le maximum de citoyennes et de citoyens pour une nouvelle humanité, que nous défrichons les voies de ce changement indispensable. C’est à ce niveau que devraient se placer les débats en vue des élections législatives et présidentielles. Nous en sommes loin. Et pourtant, partout se sèment en ce moment des graines d’espoir. Soyons-en !

Dans commune, il y a « commun »

Nous sommes appelés, dimanche prochain, à voter pour choisir nos conseillers municipaux et nos maires pour six années. Ce sont les élus les plus proches de nous. Ils ont, dans nos communes rurales, de multiples fonctions très prenantes, souvent sollicités, pour de multiples questions ou problèmes qui vont souvent bien au-delà de la simple gestion de la commune. Ils sont disponibles, dévoués, au service des autres.
Cet engagement ne sera jamais assez salué. Il est à mille lieux des fumets nauséabonds émanant des boues pestilentielles qui sortent des marais de la politique politicienne parisienne où se multiplient les affaires et les contre-affaires, les coups bas et les coups tordus.
Dans nos campagnes, le principal parti de l’élu local est souvent la population.
Malheureusement, les moyens financiers des communes sont de plus en plus réduits, à cause de la réduction des dotations d’Etat, alors qu’au contraire, il conviendrait de décider de soutiens financiers volontaires pour aider à défendre les services publics, à développer des équipements nouveaux, à inciter à de nouvelles innovations sociales, agricoles, agro-alimentaires, industrielles, artisanales, à la construction de logements, dans le cadre de la coopération, d’une économie sociale et solidaire ou du service public.
L’un des enjeux du vote est donc de se donner des élus progressistes et communistes qui agiront contre les choix d’austérité et pour donner aux communes et aux structures intercommunales, les moyens financiers indispensables à une vie meilleure pour les habitants. L’enjeu d’un autre aménagement du territoire pour progresser vers l’égalité territoriale se pose de plus en plus.
On ne peut continuer sur l’actuel type de développement, où les richesses sont concentrées dans certaines grandes aires urbaines, avec des déplacements de population dans les grandes métropoles, alors que les campagnes ne seraient peuplées que de citoyens moins bien payés ou aux faibles retraites. On ne peut plus laisser développer l’actuelle stratégie avec de grandes communautés de communes où la richesse des communes rurales est littéralement pompée par la « ville centre ».
C’est malheureusement le sens de la récente loi sur les métropoles qui prévoit ce qui est appelé « pôles ruraux », qui fait en sorte que les communes sont dessaisies de leur pouvoir et de leur fonctionnement propre. Il est d’ailleurs à craindre que ceci préfigure une refonte de la carte intercommunale avec la suppression de communes.
Il devient urgent de mettre un coup d’arrêt à ces projets et de réfléchir à d’authentiques coopérations intercommunales, visant le partage des moyens, des équipements communs et de certains services qui, grâce à une telle coopération, peuvent être « re-municipalisés ». C’est le cas de l’eau, de la collecte des ordures ménagères et de leur valorisation, des transports, qui permettraient de mieux irriguer les territoires, mais aussi de l’organisation des cantines scolaires ou collectives, à partir de la valorisation des produits agricoles locaux.
De même, nos communes auront besoin d’élus progressistes, Front de gauche et communistes, pour défendre, avec les salariés et les populations, les centres hospitaliers, de nouvelles structures pour les jeunes, la culture, la petite enfance, les maisons de retraite ou de nouveaux services aux retraités.
Bref, nous avons de plus en plus besoin de maires et de conseillers municipaux actifs, dynamiques, inventifs, associant en permanence les citoyennes et les citoyens pour résister au déclin des activités agricoles, artisanales, du petit commerce, aux délocalisations d’activités, à la relégation ou à l’abandon des territoires ruraux. Avec de tels élus, la commune et la coopération intercommunale pourraient devenir des lieux de résistance à l’austérité aux orientations de la politique agricole commune et des espaces de projets partagés pour des territoires plus vivants, pour développer des services publics susceptibles d’améliorer la vie des habitants, pour impulser des activités, créatrices d’emplois.
Tout doit être fait pour que les habitants puissent donner leur avis et décider ensemble, avec les élus qu’ils se seront donnés, pour agir, créer, construire du neuf.
En ce sens, la commune reste le cœur battant de la démocratie et de la co-élaboration.
Une municipalité, une commune, c’est à la fois les élus, les services publics, les associations, les salariés et les habitants qui réfléchissent, élaborent, travaillent ensemble pour faire du « commun. Dans commune, il y a « commun ». Défendons-le dimanche prochain dans les urnes !



Faire des communes des boucliers sociaux et solidaires

Dimanche, nos concitoyens sont appelés à voter pour le premier tour des élections municipales. Beaucoup hésitent à se rendre aux urnes. Comment pourrait-il en être autrement avec le marigot politicien qui couvre les difficultés de leur vie quotidienne ?
Les seuls sujets qui différencient les formations politiques dominantes semblent  être  le jet de boules puantes, les mensonges, les camouflages en tout genre, l’organisation de coups bas et tordus. Le dégoût est profond. Si on y ajoute le mécontentement que provoque la politique gouvernementale, tout particulièrement chez celles et ceux qui avaient apporté leur voix pour que cela change, on mesure à quel point la tentation chez eux d’envoyer « tout balader » est forte.
S’ils y succombaient, automatiquement ils survaloriseraient le poids de la droite et de l’extrême droite dont ils savent pourtant qu’ils n’ont rien à attendre de bon, bien au contraire. Comme quoi avec des motivations parfaitement légitimes, on peut atteindre des résultats à l’inverse de ceux recherchés.
On peut ajouter au niveau de sa commune les choix nationaux et européens qui font si mal alors qu’au contraire il s’agit de faire de sa ville et de son village des remparts pour s’en protéger.
Ajouter de l’austérité locale à l’austérité nationale aboutira toujours à plus d’austérité alors qu’il convient dimanche de se mobiliser dans les urnes pour défendre la commune, libre d’impulser avec les habitants de nouveaux projets utiles pour chacun, y compris en coopération avec d’autres.  
En aucune façon, un salarié, un retraité, un chômeur,  un jeune, un créateur, aussi mécontent soit-il, n’a intérêt à « marquer des buts » contre son camp en favorisant, à son corps défendant, l’élection de représentants des partis qui depuis des années sont responsables du marasme que connaît le pays, avec des inégalités, des injustices et un taux de chômage record.
Aucun n’a non plus intérêt à donner les clés de sa ville à l’extrême droite dont on a vu à quel point sa gestion des villes a été un fiasco veut faire du scrutin municipal comme un tremplin vers la conquête du pouvoir.
La quasi totalité des maires et des conseillers municipaux cherchent, par delà leurs sensibilités,  à être utiles à leurs administrés et à leur commune ce qui leur vaut d’être de très loin les élus les plus appréciés.
Parmi eux, les maires communistes ont la réputation méritée d’écouter et de respecter la population, d’être sensibles à ses préoccupations et de toujours rechercher à l’associer aux choix à opérer et à leur mise en  œuvre.  
Leur sensibilité au sort des plus défavorisés s’accompagne d’un esprit de justice et de rassemblement. Par les temps qui courent, si difficiles pour beaucoup, tout commande de les conserver et de permettre l’élection de nouveaux en votant pour les listes, du Front de gauche ou d’union, porteuses de projets communaux de progrès qui permettent au plus grand nombre de se défendre et d’améliorer la situation de tous.

Cela appelle des actions qui assurent à chacun l’accès à un logement de qualité, la sûreté et la tranquillité publique dans le cadre de choix innovants, combinant prévention, développement de l’éducation, action de la police et de la justice, mais aussi le développement des activités et de l’emploi. 
Il s’agit de défendre et de promouvoir des services publics renouvelés,  permettant l’accès aux soins, à la culture, à une école de la réussite, à un accueil de qualité de la petite enfance, tout comme à des services aux retraités. De le faire dans le respect de l’environnement en misant sur une conception dynamique d’une démocratie locale d’un type nouveau qui a besoin des réflexions, des apports du plus grand  nombre pour dégager les solutions les plus efficaces comme pour permettre les mobilisations qui s’avèreront nécessaires pour obtenir les crédits indispensables au respect des choix des citoyens.
C’est sans doute d’un nouveau pas dans l’invention de la démocratie et du service public communal dont les municipalités ont besoin, afin de faire vivre les droits humains, qu’il s’agisse du droit au transport, au logement, au du droit à l’environnement et à la préservation de la planète.
Le désengagement de l’Etat, de connivence avec les institutions européennes, met en cause l’égalité des droits sur tout le territoire et porte en germe l’atteinte à l’unicité de la République.
Tel qu’il est envisagé, le projet de création de métropoles ne répond pas à la légitime aspiration à changer les choses dans ce domaine aussi.
En effet, il est beaucoup trop motivé par des aspects politiciens de recherche d’hégémonie politique qui mettrait en cause le principe constitutionnel de libre administration de la commune et aboutirait à la mise sous tutelle des collectivités par une d’entre elles, dès lors que seraient crées des collectivités dites « chef de file », c’est-à-dire ayant autorité sur les autres, où serait organisé des « pactes de gouvernance ».
Ceci est contraire aux acquis démocratiques de la République française, puisqu’on évoluerait vers une centralisation des pouvoirs, qui éloignerait toujours plus les citoyens des lieux de décision. Or, les communes doivent être ces lieux où le cœur de la démocratie, de la co-élaboration citoyenne des choix, bat au rythme de la volonté des habitants.
Dimanche soir, tout le monde tiendra compte du vote des électeurs et pas seulement en vue du second tour. Plus clair sera le message sorti des urnes en faveur de choix progressistes, plus nos concitoyens seront armés dans leurs villes et villages pour se défendre et construire du neuf et plus le gouvernement entendra le sens où il devra aller.
Encore faudra-t-il que celles et ceux qui y ont le plus intérêt consacrent une petite demi-heure à se rendre au bureau de vote. Ça vaut le coup !


Bienvenue

Les communistes de POISSY et des communes environnantes, sont heureux de vous accueillir sur ce blog.
Ce blog doit permettre à chacun de pouvoir rester en contact.
N'hesitez pas à nous faire part de vos remarques, suggestions...
Puur nous contacter: poissy.pcf@club-internet.fr
A bientôt
Section PCF POISSY