mercredi 22 janvier 2025

 

Présidence Trump : Nous ne paierons pas pour l’armée américaine !

 

Publié le 22 janvier 2025

Investi hier, le 47e président des États-Unis d’Amérique réclame 5 % des richesses produites par les travailleurs de France pour financer son armée et son industrie de guerre.

Comme champion de l’impérialisme, Donald Trump ne recule devant rien pour rasseoir la domination américaine. Il a d’ores et déjà menacé l’intégrité de ses voisins, le Mexique, le Canada et le Groenland. Il rompt de nouveau avec tous les outils du multilatéralisme et de la coopération pacifique entre les peuples, en commençant par quitter l’Organisation mondiale de la santé et de l’accord de Paris sur le climat.

Il a choisi le mensonge en réintégrant Cuba à la liste des pays soutenant le terrorisme, ce qui ne laisse aucun doute sur sa volonté de maintenir le criminel et illégal blocus de son voisin socialiste.

Il s’attaque dès à présent à la démocratie américaine en multipliant les décrets hostiles aux immigrés ou aux minorités de genre.

Ses attentions envers les pays européens et la France sont limpides : les États-Unis veulent nous faire payer cher notre vassalisation et notre servilité via l’OTAN, la dictature du dollar et la guerre commerciale.

La jeunesse et les travailleurs de France doivent prendre très au sérieux sa demande de consacrer 5 % de notre PIB pour financer l’OTAN, les armes américaines et le commandement américain.

Nous pensons fermement que notre pays, pas plus qu’aucun autre pays, n’a vocation à servir les intérêts égoïstes de l’impérialisme américain. Ces menaces contre notre souveraineté, contre nos intérêts, doivent mettre en cause notre ralliement aux États-Unis d’Amérique et notre appartenance à l’OTAN.

Il n’y aura pas de paix en Europe avec le maintien et l’élargissement de l’OTAN.

Les exigences du militarisme américain ne pourront mener qu’à la régression sociale et à des politiques profondément réactionnaires.

Les courbettes de l’extrême droite française ne trompent pas. Ces nationalistes sont de faux patriotes. Derrière le racisme et la xénophobie se cachent une véritable soumission à la loi du plus fort et la défense des intérêts impérialistes.

Le MJCF déploiera ses efforts, avec tous ceux et celles qui le veulent, pour informer largement les jeunes et amplifier le refus de la guerre et de l’impérialisme. Nous ne paierons pas pour l’armée américaine !

Article publié dans CommunisteS, 

mercredi 15 janvier 2025

DECLARATION DU PARTI COMMUNISTE FRANCAIS 


Publié le 14 janvier 2025

Dans son discours de politique générale, le Premier ministre fait de la réduction de la dette de la France l
e fil rouge de sa politique et l’enjeu premier de l’action de son gouvernement.

Il énonce une feuille de route qui poursuit une politique d’austérité dans la continuité de l’action d’Emmanuel Macron.
Cette politique, nous la combattons. C’est la raison pour laquelle nous nous inscrivons résolument dans l’opposition à ce gouvernement.

Le péril, ce n’est pas la dette, c’est la finance !

C’est le coût du capital.

C’est une France placée sous la tutelle des marchés financiers qui exigent des milliards d’euros de charges d’intérêt.
Alors que l’heure est à une grande ambition pour la paix, pour l’industrie française et le développement des services publics, au soutien à nos collectivités,
le Premier ministre reste branché sur un discours d’austérité budgétaire.

La priorité doit être la création d’emplois, la formation de centaines de milliers de salarié•es, l’égalité professionnelle femmes-hommes,la transition écologique !
Face aux plans de licenciements qui concernent des centaines de milliers de salarié•es, nous demandons l'organisation immédiate d'une table ronde sur l'emploi.

Comme l’immense majorité du pays, nous continuons de demander l’abrogation de la réforme des retraites.

En tout état de cause, si nous prenons acte de sa remise en chantier, le Premier ministre ne donne à cette heure aucune garantie de contenu et de méthode.
Nous demandons que les organisations syndicales soient pleinement associées à l’organisation d’une véritable conférence sociale,
et non un simulacre de concertation, et à ce que le Parlement soit saisi d'un nouveau projet de loi.

Dans les semaines et les mois qui viennent, les communistes avec leurs parlementaires et leurs milliers d’élu•es locaux
continueront de se mobiliser aux côtés des salarié•es, des forces syndicales et associatives, des citoyennes et citoyens
pour arracher des victoires à la hauteur des attentes du pays.

Paris, le 14 janvier 2025 Parti communiste français


jeudi 9 janvier 2025

NOUS NE SIGERONS AUCUN CHEQUE EN BLANC !

Fabien Roussel, Secrétaire national du PCF, André Chassaigne, président du groupe GDR à l’Assemblée nationale et Cécile Cukierman, présidente du groupe CRCE-K au Sénat, accompagnés d’Emmanuel Maurel et de Nicolas Sansu, députés GDR, membres de la commission des Finances, ont été reçus ce mercredi au ministère de l’économie par Eric Lombard, en présence de la ministre chargée des comptes publics Amélie de Montchalin.

A l’occasion de cet entretien d’une heure trente, la délégation a interrogé le ministre de l’Economie sur la volonté réelle du gouvernement de modifier substantiellement le budget présenté initialement par Michel Barnier.

Elle a également exigé une clarification de la méthode retenue par le gouvernement afin de s’assurer que soient créées les conditions d’un débat parlementaire respectueux et utile au pays.

A ce titre, la simple reprise des débats au Sénat, à partir du budget élaboré par le précédent gouvernement, s’apparenterait à un contournement du message démocratique délivré par la censure et le rejet par l’Assemblée nationale de la première partie du PLF.

La délégation a ainsi porté l’exigence de dépôt d’une nouvelle loi permettant d’augmenter les recettes du budget en taxant le capital et les plus hauts revenus sans augmenter les impôts des Français.

Elle a également exigé le respect du processus classique d’examen du budget, en commençant par son examen en Commission des finances de l’Assemblée nationale.

Lors de la rencontre, les parlementaires des deux groupes ont ainsi rappelé leurs propositions pour un budget socialement juste, qui préserve les plus fragiles et assure la justice sociale.

Ils ont réaffirmé également leur attachement indéfectible à l’abrogation de la réforme injuste des retraites.

Une expression claire en ce sens du Premier ministre lors de sa déclaration de politique générale serait un signe important en direction des salariés et des forces de gauche et écologistes.

La délégation a ensuite souligné la nécessaire indexation des salaires et des pensions sur l’inflation, le besoin d’un plan pour l’industrie pour mettre fin à l’hémorragie industrielle en cours dans notre pays, la nécessité de moyens à la hauteur pour les services publics, pour les territoires dits d’Outre-mer, pour les collectivités et des mesures fortes permettant une baisse réelle et rapide du prix de l’énergie.

Répondre aux défis de notre pays et aux difficultés de nos concitoyens, ne peut se faire par la simple réduction drastique de la dépense publique qui casse les services publics si indispensables pour répondre aux besoins des populations dans nos territoires ruraux, urbains et ultra marins.

Des nouvelles recettes sont indispensables alors que les besoins de nos populations ne cessent d’augmenter.

Parmi les propositions qui ont été défendues par les parlementaires, figurent ainsi :

- la réforme du barème de l’impôt sur le revenu en diminuant les prélèvements sur les plus pauvres et les classes moyennes et en faisant contribuer les plus riches par le rétablissement de l’ISF

- la restitution de la pleine portée de l’Exit Tax pour une réelle efficacité de la lutte contre l’évasion fiscale

- Un impôt sur les sociétés avec un taux plus progressif pour assurer une taxation plus équitable entre petites et grandes entreprises.

Réconcilier notre pays, réparer les fractures imposent de redonner les moyens aux services publics de sécurité, de santé, d’éducation ; cela impose également de répondre aux enjeux de logements, de mobilité et de réindustrialisation.

Les collectivités territoriales doivent être préservées et confortées dans leurs moyens.

Il est inacceptable de les rendre responsables du déficit alors qu’elles contribuent dans tous les territoires de la République à faire vivre l’égalité et participent, par l’investissement public, à la création de la richesse nationale.

Malgré la volonté de compromis affichée par le ministre de l’Economie et l’ouverture d’un dialogue franc et honnête, aucun chèque en blanc ne sera signé et les deux groupes parlementaires proposeront dans les jours à venir plusieurs initiatives pour porter collectivement l’exigence d’un budget refondé, utile à notre pays.

Conformément au mandat de nos électrices et électeurs nous continuerons de porter, partout où nous le pourrons, des solutions concrètes aux priorités et aux difficultés de nos concitoyens.

 

Publié le 08 janvier 2025

mardi 7 janvier 2025

 

Toujours debout !

 

Publié le 7 janvier 2025

Dix ans déjà. Nous n’avons rien oublié. Cabu, Charb, Tignous, Wolinski, Honoré, Elsa Cayat et leurs collègues ont été assassinés par des terroristes islamistes, porteurs d’un projet obscurantiste et rétrograde. Trois jours d’horreur se sont ensuivis, de Montrouge à Dammartin-en-Goële en passant par le bain de sang visant nos compatriotes juifs à l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes. Nous pensons à chaque victime, à chaque blessé traumatisé par ces événements.

Nos camarades et amis de Charlie Hebdo, dont nombre d’entre eux étaient collaborateurs de l’Humanité et des acteurs assidus de la Fête de l’Humanité, sont morts car ils dessinaient. Depuis des années, avec leur crayon, ils racontaient les vicissitudes de nos vies et de la société, caricaturaient les puissants, la vie politique, les religions. Sous leur plume, le dessin devenait une œuvre d’art pour nous faire rire, nous interroger, nous émouvoir, nous irriter même.

Politiques, subversives et blasphématoires, leurs œuvres pouvaient déplaire, être débattues, c’était d’ailleurs leur but. Rien ne justifie l’assassinat de leurs auteurs. Menacés depuis des années, sous protection policière, ils refusaient de courber l’échine devant les ennemis de la liberté et les fanatiques de la haine et de la réaction. Ce 7 janvier 2015, c’est aussi la République laïque, sociale, universelle, nos valeurs et notre histoire qui ont volontairement été attaquées. Qu’a-t-il été fait depuis ?

Pour combattre les obscurantistes religieux, il est impératif que notre République reste unie, fraternelle et solidaire en commençant par refuser les amalgames. Les terroristes du Bataclan, ceux qui ont décapité Samuel Paty ne doivent en aucun cas être associés à la communauté musulmane. Refusons la haine de l’étranger, de l’arabe et des musulmans, prônée par l’extrême droite, qui partage, en réalité, le même rejet de l’autre que les fondamentalistes religieux.

Depuis dix ans, le niveau du débat public s’est considérablement affaibli, le racisme et la haine de l’autre ont été décomplexés, les vérités alternatives et les désinformations, propulsées par de puissants algorithmes sur les réseaux sociaux. Des médias télévisuels alliés de l’extrême droite s’érigent même en champions de la liberté d’expression dans une inversion incroyable des valeurs. Pour notre part, nous continuons à mener le combat pour le droit à l’information, mais aussi pour la liberté de création artistique et culturelle, éléments moteurs d’un projet émancipateur de société.

L’esprit Charlie est celui de l’art irrévérencieux, il nous incombe de le porter, toujours et encore, en dénonçant ce monde brutal et injuste. Dix ans plus tard, nous sommes toujours debout et nous choisissons le chemin de la paix et de la fraternité humaine.

 

 

Nouvelle déroute patronale face à l’action de groupe « à la française »

Par Xavier Sauvignet, avocat au Barreau de Paris, cabinet 1948 Avocats

 

Publié le 7 janvier 2025

Emmanuelle Boussard-Verrecchia, avocate pionnière en matière de lutte contre les discriminations au travail, se plaisait à dire que les victoires ouvrières étaient souvent conséquences des péchés d’orgueil patronaux.

Dernier exemple en date, dans une affaire de discrimination sexuelle contre la société Safran (branche « Helicopter Engines »), portée devant le tribunal judiciaire de Pau, suivant la procédure dite de l’action de groupe.

Rendue possible en matière de droit du travail par une réforme de novembre 2016, l’action de groupe se donne pour objectif de permettre aux syndicats de faire cesser des pratiques discriminatoires imposées par un employeur à l’encontre non plus d’un seul salarié mais de tout un groupe.

Cette orientation induit nombre d’avantages pour les victimes : porter une action de manière collective, peser sur le pouvoir de direction de l’employeur, atteindre des objectifs non plus individuels mais systémiques, ne plus se contenter des seules réparations mais imposer aux employeurs de véritables réformes structurelles.

Naturellement, les groupes de pression patronaux ont tenté de saboter l’outil au moment de sa conception, en le rendant très complexe et en inventant toutes sortes de « chausse-trappes » procédurales. Résultat : en vigueur depuis maintenant huit ans, seulement trois procédures ont été initiées.

Mais c’était sans compter sur l’hubris de la société Safran. Accusée de discrimination sexuelle contre les femmes titulaires d’un BAC + 2 embauchées depuis 1980, l’entreprise a cru bon de déclencher un « incident » de procédure afin de remettre en cause, sur la forme, la requête déposée conjointement par la CFE-CGC et la CGT. Nullités, irrecevabilités, prescription : l’employeur a fait feu de tout bois.

Les syndicats, de leur côté, ont décidé non seulement de défendre leur requête, mais aussi de contre-attaquer : cet incident de procédure sera l’occasion de solliciter du juge qu’il ordonne à Safran la communication d’un ensemble d’éléments de comparaison (les contrats de travail et bulletins de salaire des collègues masculins) permettant une analyse objective de la discrimination invoquée.

Résultat, l’ordonnance du tribunal de Pau rejette l’ensemble des arguments présentés par la société1 et condamne cette dernière à produire une somme considérable de bulletins de salaire. Tel est pris qui croyait prendre…

L’occasion de démarrer 2025 avec un proverbe à l’attention des patrons : tant va la cruche à l’eau, qu’à la fin, elle se casse !

 

lundi 6 janvier 2025


 

 

Dans l’opposition pour porter les exigences du monde du travail

 

Le Premier ministre a proposé de classer les formations politiques en trois cases.

Celle du dialogue avec le gouvernement, celle du soutien au gouvernement, enfin celle du dehors et du chaos.

 

Nous avons rappelé que la démocratie est exigeante.

 

Nous sommes aujourd’hui dans l’opposition à un Premier ministre non issu de la gauche parce que nous en contestons la légitimité démocratique.

Nous n’avons jamais été et ne serons jamais dans une opposition chaotique.

 

La force d’une démocratie c’est la vitalité et le respect de son opposition. La force d’une démocratie c’est le respect du suffrage universel. La force d’une démocratie c’est sa capacité à entendre et mettre en oeuvre la volonté de changement majoritaire chez nos concitoyens.

Nous avons exprimé notre solidarité avec tous les habitants de Mayotte et l’impérieuse nécessité d’une reconstruction d’ampleur au plus vite.

 

Nous avons exprimé notre profond désaccord sur la volonté de certains de poursuivre l’examen d’un projet de loi de finances déposé par un gouvernement démissionnaire, dont la première partie a été rejetée à l’Assemblée nationale, et dont la première partie au Sénat a été frappée d’une seconde délibération évacuant toutes mesures progressistes.

 

L’urgence budgétaire n’est pas celle d’un budget à tout prix mais celle d’un budget emprunt de justice sociale et fiscale.

Nous avons pleinement conscience des urgences et nous avons proposé de réunir, dès le gouvernement nommé, le Parlement pour examiner un projet de loi portant diverses dispositions spéciales en matière fiscale et sociale.

 

Ainsi nous pourrions délibérer au plus vite sur l’indexation du barème de l’impôt, le chèque restaurant, l’abonnement transports, les aides agricoles, le PTZ, et répondre à l’urgence de Mayotte, de la Nouvelle-Calédonie et des territoires ultramarins.

Nous actons la volonté de replacer les partenaires sociaux au cœur d’une réflexion sur les retraites mais dénonçons la volonté de ne pas abroger et de continuer à appliquer une loi largement rejetée par nos concitoyens.

 

L’heure est grave pour notre pays, nos concitoyens sont inquiets, ils voient leur pouvoir d’achat se réduire, leurs emplois supprimés ou menacés. Il y a urgence à remettre le Parlement au cœur de la vie démocratique de notre pays, à bâtir des politiques ambitieuses au service de tous.

 

Nous ne serons jamais de ceux qui donneront les clés de la république au RN. Nous serons toujours de ceux qui agiront pour le progrès social et l’égalité des territoires.

 

La démocratie est exigeante. Elle oblige ceux qui gouvernent à prendre à bras le corps l’exigence de changement. La continuité serait un signe de mépris envoyé à nos concitoyens.

 

C’est dans cette perspective que les communistes, les parlementaires communistes prendront toutes leurs responsabilités et agiront dans les jours et les semaines à venir.

 

Déclaration du 19 décembre de 2024 de
Cécile Cukierman, présidente du groupe CRCE-K au Sénat,
Stéphane Peu, député de la Seine-Saint-Denis
et de Fabien Roussel, Secrétaire national du PCF

 

vendredi 13 décembre 2024

 

François Bayrou nommé Premier ministre : réaction du Parti communiste français

 

En nommant un Premier ministre de son camp, Emmanuel Macron ne respecte pas, une nouvelle fois, le choix des urnes qui aurait dû le conduire à nommer un Premier ministre de gauche issu de la coalition arrivée en tête.

 

Cette nomination est un très mauvais signal envoyé au pays.


François Bayrou va-t-il s’obstiner à vouloir imposer une politique qui a échoué et qui a été sanctionnée aux dernières élections législatives ?

 

Le PCF exige un changement profond de cap politique !

 

Lors de la dernière rencontre à l’Elysée, les forces de gauche présentes se sont engagées en cas de nomination d’un Premier ministre issu de nos rangs à ne pas utiliser l’article 49-3 de la Constitution lors de l’examen du projet de loi de finances 2025.

 

Cet engagement vaut obligation pour le gouvernement, pour chaque texte de loi, à trouver une majorité, garantie permettant de redonner au travail parlementaire toute sa place.

 

Ainsi, nous posons la question au Premier ministre : François Bayrou est-il prêt à ne pas utiliser l’article 49-3 ?

 

Pour notre part, nous continuerons à porter avec détermination les exigences des Français et des Françaises en proposant l’abrogation de la réforme injuste des retraites, l’indexation des salaires et des pensions, des mesures pour mettre fin à l’hémorragie industrielle en cours dans notre pays, des moyens pour les services publics, pour les Outre mer, les collectivités, pour baisser le coût de l’énergie et une action diplomatique plus forte en faveur de la Paix.

 

Nous appelons les travailleurs et travailleuses, les étudiant·es, la jeunesse, les retraité·es, les élu·es locaux·ales engagé·es pour le service public, à agir ensemble, à refuser la dictature des marchés financiers et à construire des rassemblements populaires et majoritaires pour gagner un changement de politique.

 

Parti communiste français,

Le 13 décembre 2024.

 

 

François Bayrou nommé premier ministre : NFP, RN, LR… qui votera une motion de censure ?

 

 

Alors qu’il vient juste d’être nommé premier ministre, François Bayrou fait déjà face au spectre de la censure. Colère de la gauche et trouble jeu du RN… L’Humanité fait le point sur les déclarations des différents groupes d’opposition.

 

L’équation est simple, posée sur le papier.

Pour espérer tenir plus longtemps que son prédécesseur Michel BarnierFrançois Bayrou doit compter sur la non-censure d’au moins un des deux blocs d’opposition : le Rassemblement national et le Nouveau Front populaire.

État des lieux des positions de chacun, au jour de sa nomination.

 

La France insoumise annonce déjà la censure

À peine François Bayrou nommé à Matignon, le coordinateur national des insoumis, Manuel Bompard a dénoncé « un nouveau bras d’honneur à la démocratie »

« Après avoir perdu toutes les dernières élections, Macron installe son premier et dernier soutien à Matignon.

Faire tomber Bayrou, ce sera donc faire tomber Macron », annonce le député.

Le groupe FI déposera à l’Assemblée nationale ce qui pourrait être la première censure du gouvernement Bayrou : « Deux choix s’offriront aux députés : le soutien au sauvetage de Macron ou la censure.

Nous avons fait le nôtre », prévient Mathilde Panot, cheffe de file des élus FI au Palais Bourbon.

 

Le PCF dénonce un « déni de réalité » et propose un renoncement au 49.3

Les communistes regrettent, par communiqué, la nomination de François Bayrou.

« Le choix des urnes aurait dû le conduire à nommer un Premier ministre de gauche issu de la coalition arrivée en tête », rappellent-ils.

Mais le PCF n’a pas encore pris position sur une éventuelle censure de François Bayrou. 

« Cette nomination envoie un mauvais signal, car les Français attendent une nouvelle politique, mais nous sommes prêts à débattre s’il renonce à l’article 49.3 », a déclaré Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, reprenant ainsi la proposition faite par la gauche lors des rencontres parlementaires à l’Élysée, en début de semaine (il s’agissait alors, pour un éventuel gouvernement NFP, de renoncer à l’article controversé de la Constitution). 

« S’il maintient le cap politique de Macron, ce sera la censure », prévient toutefois le porte-parole du PCF, Ian Brossat.

 

Les écologistes prêts à censurer

Côté Écologistes, la censure est loin d’être exclue. 

« On va regarder la teneur de la politique qui se profile.

Si c’est pour garder les mêmes aux postes stratégiques, dont M. Retailleau à l’Intérieur, si c’est pour ne rien faire sur les retraites, l’écologie et la justice fiscale, je ne vois pas quel autre choix nous aurions que de le censurer », a indiqué la patronne des Verts, Marine Tondelier

Le député Benjamin Lucas-Lundy, porte-parole du groupe à l’Assemblée, a indiqué plus tôt dans la journée qu’il voterait « à ce stade bien volontiers » une motion de censure contre François Bayrou, dont le choix constitue « un crachat au visage des électeurs et des électrices ».

 

Le PS « demeure dans l’opposition »

« Les socialistes ne participeront pas à votre gouvernement et demeureront dans l’opposition », a indiqué le premier secrétaire du PS Olivier Faure à François Bayrou, mettant fin à la rumeur d’un hypothétique décrochage des socialistes du NFP.

Le parti à la rose exige du nouveau chef du gouvernement qu’il renonce à l’article en 49.3, sans quoi il se placerait « sous la dépendance du RN » puisqu’il y aurait à nouveau motion de censure

« La poursuite d’une politique et d’une méthode déjà censurées aboutirait au même résultat », menace le PS.

 

Au Rassemblement national, pas de censure a priori

« Il n’y a pas de censure a priori », a réagi Jordan Bardella, chef du parti d’extrême droite, après la nomination de François Bayrou.

Le RN entend encore jouer l’arbitre des élégances du nouveau gouvernement, en se réservant le droit de censurer au moment qu’il arrange, et en servant de béquille à l’exécutif en attendant. Jordan Bardella a souligné toutefois que les « lignes rouges » du RN, qui ont mené ses députés à voter la censure de Michel Barnier la semaine précédente, restent les mêmes : « Pas de déremboursement des médicaments, ne pas fragiliser la situation économique et sociale des retraités. »

 

jeudi 5 décembre 2024

 

L’immigration est un enjeu de classe

Le gouvernement espagnol a annoncé il y a dix jours une réforme sur l’immigration qui prévoit de régulariser des dizaines de milliers de personnes migrantes supplémentaires par an. Passée presque inaperçue ici en France, cette loi est intéressante, mais révèle les limites d’une partie de la gauche européenne.

La ministre espagnole de l’inclusion et des migrations explique que la logique de la loi est de faciliter l’accès aux titres de séjour pour sortir des travailleurs des emplois illégaux. « L’Espagne a besoin d’environ 250 à 300 000 travailleurs étrangers par an pour maintenir son niveau de vie », d’après elle.

Cette logique peut sembler séduisante tant la misère dans laquelle vivent la plupart des personnes sans-papiers est insoutenable. Les régulariser permet de lutter contre le travail au noir, utilisé par le patronat pour tirer les droits de l’ensemble des travailleurs vers le bas. Par ailleurs, l’inhumanité des politiques migratoires des autres pays européens est telle, que la loi espagnole ne peut que faire du bien !
Cependant, et la ministre l’assume, la réforme se base sur une logique utilitariste. L’économie espagnole en croissance a besoin de 300 000 travailleurs supplémentaires par an. Le patronat préfère une main-d’œuvre peu chère et peu qualifiée. L’immigration est donc une chance, surtout pour le capital espagnol.

Nous disons souvent à juste titre que les politiques d’accueil des pays européens sont honteuses, nous ne parlons que trop peu des logiques qui poussent à migrer. D’abord la misère. Le partage de la production mondiale actuel, dessiné tout au long des siècles derniers par l’Occident, ne peut que maintenir les pays dont sont originaires les migrants en situation de sous-développement. À ce titre, l’émergence des BRICS, venant remettre en question l’hégémonie de l’Occident et du dollar est une bonne nouvelle. Elle ne suffira cependant pas, et il est grand temps de renforcer et d’engager l’ensemble des nations dans les plans de développement mondiaux pilotés par l’Onu.

Ensuite, les guerres. Il est grand temps de mettre un coup d’arrêt aux logiques impérialistes qui minent le monde et mettent en péril l’humanité.

L’immigration ne représente pas un danger pour notre civilisation, mais pose des problèmes sociaux. C’est un enjeu de classe, au cœur de l’affrontement capital/travail. Ne pas organiser démocratiquement l’accueil des personnes migrantes, c’est laisser faire le patronat. Le résultat on le connaît : misère, dumping social, bidonvilles, ghettos, atteinte à la dignité humaine, prostitution, mafias. Au travail pour inventer autre chose !

Assan Lakehoul
secrétaire général du MJCF

4 décembre 2024.


 

12 000 signatures pour l’hôpital


Dans le cadre de la campagne sur les services publics menée par le Parti communiste français, les communistes des Mureaux ont décidé de se mobiliser et de rassembler bien au-delà de leurs rangs sur un sujet capital pour toutes les générations : la santé.

En effet, nous avons sur le territoire de notre commune et sur celui d’à-côté, un hôpital de proximité, celui de Meulan-Les Mureaux. Parce qu’il est entre deux groupements hospitaliers plus importants et que la politique des gouvernements successifs est à la mutualisation, celui-ci est régulièrement menacé par les coupes budgétaires et les fermetures (totales ou partielles) de services.

Encore cette année, au milieu de l’été et à l’hiver dernier, ses urgences étaient fermées plusieurs semaines. Il y a quelques années c’était le service de réanimation qui était menacé de fermeture. Or, sans réanimation, difficile de faire tourner un hôpital…

Et quand ce ne sont pas des fermetures de services, on ne remplace pas le personnel ou on ferme des lits… Ce qui revient, petit à petit, et de manière pernicieuse, à réduire les services rendus aux habitants et à les accueillir dans de moins bonnes conditions.

Il a fallu, il y a quelques mois, un mouvement social de plusieurs semaines de la part des soignants pour obtenir un poste supplémentaire de nuit. Ils sont souvent les derniers remparts à la fermeture de nos services publics !

C’est pour cela que les communistes remettent le sujet sur la table ! Et ça marche ! Plus de 12 000 signatures en ligne à notre pétition ainsi que des centaines de signatures papiers en porte-à-porte ou sur les marchés.

Les gens nous ont parlé également du désert médical que deviennent les villes et villages. Quand un médecin s’en va, c’est la croix et la bannière pour en trouver un nouveau ! Avec un délai de plusieurs mois d’attente quand on en trouve un.

C’est pourquoi nous avons également repris la proposition d’un centre municipal de santé afin de pouvoir répondre aux besoins de la population : seniors, familles et personnes suivant un traitement sont très inquiets par ce manque de réponse collective à nos problèmes. C’est un élément programmatique fort que nous pourrons porter lors des élections municipales.

Les gens nous le disent : l’État est défaillant ! Alors les communistes sont là pour leur apporter une autre réponse politique que tous ces libéraux ! Celle de la solidarité, des services publics et des biens communs.

Thibaud de Fleury-Fagnère

secrétaire de section
Les Mureaux 78

 4 décembre 2024.



 


Le gouvernement de Michel Barnier vient d’être censuré.

C’est la conséquence logique du choix irresponsable du président de la République et du Premier ministre de porter un budget contre le monde du travail et les catégories populaires, budget qui poursuit une politique massivement rejetée par le pays pour continuer à servir les hauts revenus et les revenus du capital.

Les forces du Nouveau front populaire et l’ensemble des forces de gauche ont la responsabilité de contribuer à une alternative politique qui s'appuie sur les exigences qui grandissent dans le pays en travaillant à la construction des convergences nécessaires avec les salariés et leurs organisations syndicales, le monde associatif et l'ensemble des forces vives du pays.

Le PCF appelle les travailleurs et travailleuses, les étudiants, la jeunesse, les retraités, les élus locaux engagés pour le service public, à agir ensemble, à refuser la dictature des marchés financiers et à construire des rassemblements populaires et majoritaires pour gagner un changement de politique. Il appelle à participer massivement aux prochaines journées d’action syndicales : dès demain, le 5 décembre aux côtés des agents publics, les 9 et 10 décembre avec les dockers, le 11 décembre avec les cheminots, le 12 décembre avec les salariés mobilisés pour l’emploi.

Ensemble, mobilisons-nous pour battre la politique mise en œuvre au sommet de l’État par les forces de droite et d’extrême droite et gagner la mise en place d’un gouvernement capable de construire des majorités sur la base des propositions que le Nouveau front populaire a défendu pendant les élections et capables de conjurer la crise économique, de répondre aux exigences populaires et de relever les défis sociaux, écologiques, économiques, politiques et internationaux qui sont devant nous.

Dès maintenant, le PCF appelle à la prise de mesures d’urgence, fortes et indispensables, répondant aux attentes de nos concitoyens et concitoyennes :

  1. Abroger la réforme des retraites
  2. Augmenter les salaires et les pensions, garantir l’égalité professionnelle femmes-hommes
  3. Un plan de pré-recrutement dans les services publics (santé, éducation, transports, sécurité, justice…)
  4. Un plan d’urgence pour l’emploi et le développement de l’industrie française et de l’agriculture
  5. Baisser de 30% le coût de l’énergie, geler les loyers et relancer les politiques climatiques
  6. Renouer avec une action diplomatique de la France pour la paix.

Face aux dégâts des politiques capitalistes, une seule issue s’impose : émanciper nos économies de leur dépendance envers les marchés financiers en imposant une autre utilisation de l’argent des banques et des banques centrales, au service du développement des capacités de tous les êtres humains, et non plus de la rentabilité du capital.

C’est le chemin que propose le Parti communiste français pour faire refluer la résignation et la division du monde du travail, combattre l’escroquerie de la politique du Rassemblement national, aboutir à la reconquête d’une majorité politique de transformation sociale et écologique.

Paris, le 4 décembre 2024.

Parti communiste français.

Bienvenue

Les communistes de POISSY et des communes environnantes, sont heureux de vous accueillir sur ce blog.
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