Le 23 janvier 17h30 retraite aux flambeaux, départ au rond point de l'Europe
(face au pôle tertiaire) et arrivée à la mairie de Poissy.
mardi 28 janvier 2020
jeudi 16 janvier 2020
mardi 14 janvier 2020
INVITATION
VOEUX 2020
Madame, Monsieur,
Vous
êtes cordialement invité(e) au vin d’honneur offert
par notre comité local duMouvement
de la Paix
le samedi 1er
février 2020 à 20h15
salle Boris Vian à Achères
c
C
Ce
Ce vin
d'honneur sera précédé par notre Assemblée Générale annuelle à laquelle
vous êtes convié(e) également.
Comme chaque année nous invitons une
association amie, nous accueillons cette fois l’association
ccdfky centre de la communauté démocratique franco kurde des Yvelines qui
sera représentée par Me Cetinkaya Leman co présidente et par M.Aslan
Cihan chargé des relations extérieures.
La soirée se poursuivra par
l’animation musicale du ccdfky et du groupe flklorique Lilav.
Le repas
convivial suivra préparé et animé par nos amis kurdes.
En
espérant que vous pourrez être des nôtres, recevez l’expression de nos
sentiments pacifistes et nos meilleurs vœux de santé, de bonheur pour
l’année 2020.
samedi 1er février 2020
salle Boris Vian rue Jean Moulin à Achères (face à la gare
Achères-Ville)
18h Accueil et visite des expositions
18h30 L’Assemblée Générale du comité
local du Mouvement de la Paix
19h15 Présentation de l'association CCDFKY
19h45 démonstration de danse par le groupe
folklorique Lilav
20h15 Pot
de la Paix et de la Solidarité offert par le Comité
20h45 animation
et repas préparé par le CCDFKY pour ceux qui le désirent )
Pour le repas il est conseillé de s'inscrire
(14€ ,12€ pour adhérent, 6 € chômeurs et enfants ) auprès d'un ami du comité ou de téléphoner
au 06 63 00 84 61 et de payer impérativement
au moment de l’inscription par lettre à Thouzeau 12 île de la dérivation 78955
Carrières ss Poissy avant le 13 janvier 2020 merci !
association nationale de jeunesse et d'éducation populaire
comité local Achères Carrières Poissy
12 île de la dérivation
78955 Carrières-sous-Poissy
tél: 01 39 74 20 63 06 63 00 84 61
vendredi 10 janvier 2020
Communiqué
La section de Poissy du Parti Communiste
Français a décidé dans son assemblée
générale du 18 octobre 2019 de soutenir le
collectif Poissy Demain, qui présentera
une liste aux prochaines élections
municipales.
Nous y retrouvons les principaux objectifs qui sont les nôtres :
–
l'amélioration
de la qualité de vie pour tous, dans tous les domaines
(logement, emploi, santé, culture, transports,
éducation...) t
out particulièrement pour les groupes les plus en difficulté.
Les services publics municipaux doivent
contribuer à rétablir
la justice sociale et l'égalité des chances, à
progresser vers une ville
harmonieuse,
conviviale, permettant à chacun de développer ses potentialités.
–
pour cela, les citoyens doivent être associés à la
réflexion et aux décisions
pour tout ce qui les concerne. La concertation, la transparence,
la prise en compte de toutes
et de tous sont une condition impérative
pour que Poissy puisse se développer à
l'avenir au plus près
des situations complexes
et des défis qui nous attendent,
mais que nous affronterons ensemble, en
nous appuyant sur les potentialités
de chacun de nos concitoyens.
–
à
l'heure de l'urgence climatique, il importe de lutter de toutes nos forces
contre toutes les formes de pollution, pour la préservation de la nature
et de
la planète, le développement durable. La ville a un rôle central à jouer
dans
cette lutte.
Pour y parvenir, le collectif Poissy
Demain propose un rassemblement
très large de personnes aux sensibilités
politiques différentes,
mais qui adhèrent à ces valeurs.
Chacun apporte sa
pierre à l'édifice pour construire un programme.
Les communistes de Poissy soutiennent
cette démarche et invitent les Pisciacais.es
à faire de même, à enrichir le
projet de leurs expériences,
leurs idées, leurs propositions.
Saisissons-nous
de l'opportunité que représente Poissy Demain pour construire
ensemble la ville
que nous voulons !
Poissy, le 4 janvier 2020
mercredi 8 janvier 2020
Retrouvons nous nombreuses et nombreux demain pour la manifestation parisienne contre la réforme Macron, cette journée de mobilisation est très importante et doit constituer une grande démonstration de forces à cette étape de mouvement social pour défendre notre système de retraites.
La manifestation part de République en direction de Saint-Augustin
RDV DU PCF JEUDI 9 JANVIER à 13h
A L'ANGLE DE LA RUE DES VINAIGRIERS ET DU BOULEVARD MAGENTA
Fraternellement
Vie Militante
POUR SIGNER LA PÉTITION RETRAITE :
Cher·e camarade,
Je te souhaite, ainsi qu'à toutes celles et ceux qui te sont proches, une très belle année de bonheur, de santé et d’amour autour de toi pour 2020.
Ce sera évidemment pour toutes et tous les communistes une année de luttes, d'abord pour faire échouer le projet gouvernemental de casse de nos retraites.
Après la confirmation du Président de la République de mener à son terme son projet de régression, nous avons toutes les raisons de nous mobiliser partout dans le pays, dans nos quartiers, dans nos entreprises, pour amplifier la riposte et contribuer au succès de la journée d'action interprofessionnelle du 9 janvier.
Oui, nous ferons tout pour montrer qu'une autre réforme progressiste des retraites est possible et nécessaire. La détermination des salarié·e·s du public comme du privé sera déterminante. L’enjeu, dans les jours qui viennent, sera de convaincre encore plus de nos concitoyen·ne·s de s’engager dans ce combat.
Cette année doit aussi être une année utile pour construire une alternative politique de progrès.
Nous serons mobilisés pour montrer que d’autres choix existent entre le projet de société du Président des riches et celui de l’extrême droite. Cela passe en particulier par des victoires sociales dans nos communes dès le mois de mars, avec la victoire des listes que le PCF conduira ou soutiendra et la mise en échec des listes conduites par les forces de droite et d'extrême droite.
Nous sommes déterminés à permettre à notre peuple de disposer d’un plus grand nombre d’élu·e·s communistes partout dans le pays et de majorités de gauche pour porter des politiques de progrès social dans les communes.
2020 sera aussi une année marquée par le centenaire de notre parti.
Pour tous les communistes, c’est une année exceptionnelle. Nous aurons la fierté de montrer notre apport considérable aux combats en faveur du monde du travail et de la création, pour la défense des valeurs de notre République, pour la paix dans le monde. Et nous montrerons, avec audace et ambition, l'actualité des idées communistes, en France, en Europe et dans le monde.
Tu seras, vous serez, toutes et tous invités à venir partager ces moments notamment au siège du PCF lors de grands rendez-vous.
Dans cette actualité intense mais vivifiante pour nous qui voulons changer cette société, retrouvons-nous (au siège du PCF ou via la page Facebook du PCF ) le 13 janvier prochain à l’occasion des vœux de notre Parti.
Bien fraternellement,
Fabien ROUSSEL
Secrétaire national
vendredi 3 janvier 2020
COMMUNIQUE DE PRESSE
Assassinat du général Iranien :
une véritable déclaration de guerre de D. Trump
(PCF)
Dans une nouvelle escalade, D. Trump vient d'organiser l'assassinat de
général Ghassem Souleimani, figure majeure du régime iranien, chargé des
opérations extérieures et omniprésent représentant de l'Iran en Irak.
Cet acte est une pure folie et peut conduire à l'irréparable.
général Ghassem Souleimani, figure majeure du régime iranien, chargé des
opérations extérieures et omniprésent représentant de l'Iran en Irak.
Cet acte est une pure folie et peut conduire à l'irréparable.
En rompant les accords sur le nucléaire iranien et en imposant un
embargo contre l'Iran, de manière unilatérale, l'administration
américaine a d'abord fait le choix de briser une paix fragile. Elle
menace maintenant de faire cette région du monde un nouveau théâtre de
guerre dans laquelle les peuples seront toujours les perdants.
embargo contre l'Iran, de manière unilatérale, l'administration
américaine a d'abord fait le choix de briser une paix fragile. Elle
menace maintenant de faire cette région du monde un nouveau théâtre de
guerre dans laquelle les peuples seront toujours les perdants.
Ce choix du Président américain intervient après une série de tensions,
de provocations provenant de tous les belligérants. Mais le choix de
l'administration américaine est de participer violemment à cet escalade.
Elle décide d'ailleurs de déployer des soldats supplémentaires aux 14
000 déjà sur place !
de provocations provenant de tous les belligérants. Mais le choix de
l'administration américaine est de participer violemment à cet escalade.
Elle décide d'ailleurs de déployer des soldats supplémentaires aux 14
000 déjà sur place !
Cet engrenage guerrier est un nouveau désastre dans un Moyen-Orient
assomé par quarante ans de guerre et pour le peuple irakien engagé
depuis plusieurs années dans des luttes sociales pour mettre un terme à
un système politique confessionnel corrompu, imposé par les Etats-Unis,
et qui favorise toutes les ingérences étrangères. La surenchère actuelle
ne manquera pas de souder les milices pro-iraniennes pour l'essentiel
responsables des massacres des manifestants et qui multiplient les
pressions sur le président de la République Barham Saleh pour imposer
leur candidat au poste de premier ministre.
assomé par quarante ans de guerre et pour le peuple irakien engagé
depuis plusieurs années dans des luttes sociales pour mettre un terme à
un système politique confessionnel corrompu, imposé par les Etats-Unis,
et qui favorise toutes les ingérences étrangères. La surenchère actuelle
ne manquera pas de souder les milices pro-iraniennes pour l'essentiel
responsables des massacres des manifestants et qui multiplient les
pressions sur le président de la République Barham Saleh pour imposer
leur candidat au poste de premier ministre.
Au nom du PCF, je condamne ces nouveaux bombardements américains
ordonnés par Trump qui font de l'Irak, déjà meurtrie, un nouveau champ
de bataille.
ordonnés par Trump qui font de l'Irak, déjà meurtrie, un nouveau champ
de bataille.
Je demande au gouvernement français de condamner aussi cet escalade et
d'exiger sans attendre une réuinon exceptionnelle du conseil de sécu de
l'ONU pour stopper l'escalade en cours. Le PCF apporte son soutien au
peuple irakien qui rejette toute les ingérences étrangères, lutte pour
se débarrasser de dirigeants et d'un système ayant plongé le pays dans
la guerre et la ruine. Le Parti communiste irakien porte avec courage la
voix de tout un peuple que les Etats-Unis et l'Iran veulent étouffer
pour la souveraineté, la sécurité, la stabilité et la paix.
d'exiger sans attendre une réuinon exceptionnelle du conseil de sécu de
l'ONU pour stopper l'escalade en cours. Le PCF apporte son soutien au
peuple irakien qui rejette toute les ingérences étrangères, lutte pour
se débarrasser de dirigeants et d'un système ayant plongé le pays dans
la guerre et la ruine. Le Parti communiste irakien porte avec courage la
voix de tout un peuple que les Etats-Unis et l'Iran veulent étouffer
pour la souveraineté, la sécurité, la stabilité et la paix.
Le PCF mettra tout en oeuvre pour que notre pays participe à cette
désescalade guerrière, pour trouver des solutions politiques et surtout
pour éviter que notre pays soit impliqué demain, au nom de l'OTAN, dans
une nouvelle guerre.
désescalade guerrière, pour trouver des solutions politiques et surtout
pour éviter que notre pays soit impliqué demain, au nom de l'OTAN, dans
une nouvelle guerre.
Fabien Roussel, secrétaire national du PCF,
Paris, le 3 janvier 2020.
mardi 31 décembre 2019
POLITIQUE
Y’a d’la joie… Par
Éric Bocquet (Sénateur CRCE)
·
30 décembre 2019
» Foin de la
sinistrose, arrêtez donc de faire la tête, faites la fête, réjouissons-nous bon
sang ! Jouez hautbois, résonnez musettes, Alléluia. Finis les « burn
out » et antidépresseurs, jetez par-dessus bord Lexomil, Temesta et autre
Prozac… Dites donc, il n’aurait pas un peu fumé la moquette notre
chroniqueur ? Eh bien non, pour ce dernier billet de l’année, j’ai
souhaité terminer 2019 en fanfare avec un feu d’artifice.
« Peste soit de l’avarice et des avaricieux », des grincheux et
des grincheuses. Ducasse, carnaval, bacchanale, allons-y tous ensemble. Mais
enfin, que s’est-il passé qui justifierait de tels débordements
d’allégresse ?
Je peux vous l’annoncer, les ami.es, je peux même vous le claironner :
« Le CAC 40 au-dessus des 6000 points pour la première fois depuis
2007 ». Tel était, le mardi 17 décembre (jour de la grande mobilisation
contre la réforme des retraites), le titre ronflant du quotidien « Les Echos »,
comme quoi, dans le monde du business, on ne se laisse jamais aller aux états
d’âmes et on ne perd jamais de vue les fondamentaux quand il s’agit d’argent.
Laissons-nous porter par la vague déferlante du quotidien préféré de
Bernard Arnault, lisons ce que l’on nous raconte : « La bourse de
Paris nage en pleine euphorie… à moins d’un improbable krach de dernière
minute, 2019 devrait s’inscrire comme la meilleure année boursière depuis 20
ans. Le CAC 40 a engrangé plus de 26% depuis janvier, une performance
remarquable. »
Vous en voulez encore… en voici : « En prenant en compte les
dividendes, le CAC 40 est 50% au-dessus de son niveau de 2007 ». Le
phénomène est mondial.
Toutes les grandes places des pays développés volent de record en record.
Depuis fin octobre ou début novembre, les grands indices boursiers américains
touchent quasi chaque jour de nouveaux sommets historiques. Allez, une dernière
pour la route, je ne peux y résister davantage. A la question :
« Comment se présente 2020 ? » cet économiste répond :
« 2019 n’a pas été une année de récession et 2020 ne le sera pas
probablement non plus, du moins au premier semestre ».
On comprend, dès lors, qu’il vaut mieux mettre à l’index ces
« méchants » privilégiés des régimes spéciaux de retraites, SNCF,
RAPT, du fait de leur égoïsme, ils vont endetter volontairement leurs
petits-enfants et prendre en otages les Français, etc.
Non, franchement je vous le dis, y’a d’la joie chez les capitalistes.
Non, franchement je vous le dis, y’a d’la joie chez les capitalistes.
Bonnes fêtes à tous ! »
Publié le 30/12/2019 par PCF
En retirant la réforme des retraites, le Président peut reprendre la main
pour ouvrir un dialogue sincère (Fabien Roussel)
Le Président de la République doit s'exprimer ce mardi 31 décembre.
Après 26 jours de mobilisations et
de grèves, il doit entendre qu'une grande partie du pays ne veut pas de sa
réforme.
Et la retirer.
Car une grande réforme, si elle porte l'ambition de transformer
profondément notre système de retraite, devrait avoir pour objectif d'être
porteuse de progrès pour tous et de rassembler une large majorité de nos
concitoyens, notamment les premiers concernés,
les salarié.e.s, la jeunesse et les partenaires sociaux.
C'était l'ambition affichée d'Ambroise Croizat et du gouvernement du général de Gaulle en 1946. Ils y sont parvenus.
Ce gouvernement en est tellement loin.
Tous les syndicats et l'ensemble des forces de gauche et écologistes sont
contre une réforme budgétaire qui va allonger la durée de notre vie au travail.
Seul le Medef applaudit. Et encore, timidement.
Cette réforme concentre ce qu'il y a de pire : elle plafonne les dépenses à 14% du PIB, remplaçant des trimestres par des points, troquant la solidarité par l'individualisation des retraites, changeant le mode de calcul des pensions pour retenir les pires années au lieu des meilleures, portant l'âge de départ en retraite sans malus à 64 ans, réduisant le bénéficie des pensions de réversion, ouvrant en grand la porte aux retraites par capitalisation et aux fonds de pension.
Et quand il parle négociation, ce gouvernement ne propose en somme que la
clause du grand père. Comment qualifier une société qui dit à ses enfants : «
c'est vous qui paierez ! »
Où est la solidarité ?
Après 25 jours de conflit, les salariés et leurs représentants syndicaux
ont montré leur détermination. Les forces de gauche et écologistes demandent
également que cette réforme soit retirée pour ouvrir de véritables
négociations.
D'autres propositions ont été formulées pour financer les améliorations du système actuel.
Bien sûr toutes ces propositions vont à l'encontre du projet du gouvernement
de faire travailler plus longtemps les Françaises et les Français
Mais elles portent en elles la marque du progrès et de la justice sociale,
de la solidarité, du partage des richesses et du recul des inégalités. Alors
discutons-en.
Tout cela alimente la colère d'autant plus qu'il n'y a pas urgence à réformer notre système de retraite.
Sans compter le ras le bol généralisé qui souffle et grandit dans le pays, comme si tous les mauvais coups subis par nos concitoyens depuis deux ans et demi remontaient aujourd'hui.
Un président à l'écoute du peuple et de tous les français doit avoir l'humilité d'entendre aussi tout cela.
Retirer cette réforme, ce n'est pas perdre.
C'est reprendre la main pour ouvrir une nouvelle période faite d'apaisement
et d'un dialogue sincère.
L'acte 2 du quinquennat peut commencer ce 31 décembre si le président ouvre
une période de dialogue sans imposer sa réforme.
Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et député du Nord,
Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et député du Nord,
vendredi 15 novembre 2019
Un budget de sous-financement
de la Sécurité sociale
Le budget de la Sécurité sociale 2020 présenté par le gouvernement n’est pas un budget de financement, il est plutôt un budget d’assèchement des comptes de la Sécu. Ainsi, il entrave le plein accomplissement de ses missions.
Pour le gouvernement, la perspective est claire : la Sécurité sociale doit être corsetée pour baisser la rémunération du travail. Il faut nourrir toujours plus une économie financiarisée aux mains de quelques puissants propriétaires ; c’est pourquoi il dédouane à tour de bras, aveuglément. Les feuilles mortes se ramassent à la pelle, et pour Emmanuel Macron et son équipe, les exonérations aussi.
Il nous propose d’acter la fin du principe de compensation intégrale de ces exonérations. Et l’on comprend bien pourquoi : les montants qu’elles atteignent les rendent de plus en plus difficiles à compenser ! 66 milliards d’euros au bas mot, deux fois plus qu’en 2013.
Après que les chômeurs ont été soumis à rude contribution, les allocations familiales, logement, adulte handicapé et la prime d’activité subissent un quasi gel. Les retraites sont enfin réindexées sur l’inflation, à condition qu’elles n’excèdent pas 2 000 euros, ce qui constitue une atteinte manifeste aux droits acquis, en guise d’apéritif pour la réforme des retraites qui mijote sur un coin de la cuisinière. Parallèlement, ce sont les congés maladie qui sont attaqués.
Je veux en venir à la santé. En maintenant un Objectif national des dépenses assurance maladie (ONDAM) à 2,3 %, le gouvernement exige 4,2 milliards d’économies sur la santé, dont un milliard pour l’hôpital.
Nous savons pourtant que l’hôpital est en crise généralisée. Un peu partout dans le pays, les personnels sont en grève, dans les services d’urgence, de psychiatrie et ailleurs. Ils demandent juste la possibilité d’exercer leur métier, ils demandent juste la possibilité de traiter les patients dignement, ils demandent juste des collègues, d’abord des collègues pour avoir le temps du soin et de l’humain, puis du matériel pour ne pas être obligés de prodiguer des soins avec des sur-chaussures ou de bricoler des pieds à perfusion, ils demandent l’arrêt des fermetures de lits et de services, ils demandent la reconnaissance qui leur est due… La souffrance au travail dans le domaine de la santé est criante.
Ce budget est intenable, car l’hôpital est déjà dans une position insoutenable.
Les ressources existent pour faire face et il faut sans attendre sortir de la logique de compression, qui confine à la politique de la cocotte-minute.
Voici quelques jours, notre groupe a déposé une proposition de loi portant des mesures d’urgence1. Elles sont attendues pour redessiner une perspective avec les premiers acteurs du système de soins.
Des mesures du même ordre sont attendues dans les Ehpad où la situation continue d’être critique et qui appelle là aussi un tout autre niveau d’engagement collectif. Je veux dire la satisfaction qui est la nôtre de voir une proposition de loi que nous avions défendue à l’Assemblée2 faire son entrée dans ce budget. C’est une proposition modeste et nous l’avions conçue comme un premier pas, acceptable par le gouvernement et la majorité, je veux parler du congé de proche-aidant. Enfin, il pourra être indemnisé. Onze millions de nos concitoyennes et concitoyens sont dans cette situation et ils, elles assument, en y abîmant leur santé, une solidarité qui devrait être celle de toute la collectivité. Ce congé ne suffira pas, mais il pourra au moins permettre de faire face quand survient le besoin.
La Sécurité sociale mérite un autre dessein et un autre budget. Et pour cela, sans doute, une autre gouvernance que cette mainmise de l’État, pour redevenir l’affaire du plus grand nombre, de ses contributeurs et de ses ayants droit. Dans la société grandit l’exigence de santé, l’exigence d’autres modes de vie, de production et de consommation. Le soin sera toujours nécessaire. Mais nous pouvons empêcher la survenue de nombre de problèmes de santé et cela doit être une priorité. Plus largement, dans une société inquiète de son avenir, où les mutations s’enchaînent, nous devons mieux protéger les femmes et les hommes tout au long de leur vie. Nous devons inventer de nouvelles formes de protection sociale. Et cela demande d’en finir avec la course à l’austérité publique et sociale qui vient financer l’opulence d’officines privées et d’un petit nombre de leurs propriétaires. Ce sont eux qu’il faut mettre à la diète. L’œuvre civilisatrice qu’il nous revient de poursuivre appelle à prélever sur les richesses produites la part suffisante à assurer les droits fondamentaux de chacune et chacun.
Ambroise Croizat, lorsqu’il posa la première pierre de la Sécurité sociale, pour conjurer « l’incertitude du lendemain qui pèse sur tous ceux qui vivent de leur travail », voulait ainsi, disait-il, « permettre à tous les hommes et à toutes les femmes de développer pleinement leurs possibilités, leur personnalité ». Voilà pourquoi elle constitue aujourd’hui encore, malgré les entailles qui lui ont été portées, un rouage essentiel de la République. Plus qu’un rouage elle devrait en demeurer un grand projet.
Pierre Dharréville
Député des Bouches du Rhône
Membre du CEN
Membre du CEN
POLITIQUE
Ian Brossat :
« On va assister dans les semaines qui viennent à un regain de colère
sociale »
- 5 novembre 2019
Ian Brossat, maire adjoint à Paris en
charge du logement, était l’invité hier du « petit déjeuner
politique » sur Sud Radio.
On assiste depuis quelques semaines à
une escalade des violences urbaines : Béziers, Chanteloup-les-Vignes, et
d’autres quartiers touchés ces derniers jours en région parisienne.
« Ces violences sont
inacceptables, estime Ian Brossat. Elles se produisent dans des quartiers populaires, et ce sont les
habitants de ces quartiers qui en souffrent le plus.
Ça pose la question de la place de
l’État et de la police nationale dans ces quartiers : on a besoin de remettre
l’État dans un certain nombre de quartiers, où il a reculé au cours de ces
dernières années. On a besoin de moyens, de policiers, pour lutter contre la
délinquance et démanteler ces trafics qui pourrissent la vie des habitants des
quartiers populaires.
Des policiers formés, en nombre et
soutenus par leur hiérarchie. Quand on habite un quartier populaire, on a le
droit à la sécurité au même titre que n’importe quel Français et aujourd’hui,
ça n’est pas le cas.
Ian Brossat est opposé à la réforme des
retraites et soutient l’appel à la grève illimitée. « Je soutiens la
mobilisation des cheminots, confirme-t-il. Je suis persuadé qu’elle
sera au final très large, car cette réforme des retraites n’inquiète pas que
les cheminots. C’est une grève interprofessionnelle, car il y a une inquiétude
très forte sur ce que sera cette réforme.
On nous dit que ce sera une réforme des
retraites par points : en Suède, ça s’est traduit par une baisse des pensions
de retraite pour 92% des femmes. Cette réforme risque donc de se traduire par
une baisse des pensions.
A la question, le gouvernement doit-il retirer son projet de réforme
?
« Oui
! répond Ian Brossat, « il y a une hypocrisie totale du gouvernement
qui dit d’un côté que tout est ouvert et en réalité, tout est bordé. Il faut
introduire de nouveaux paramètres : on vit plus longtemps, on sera à la
retraite plus longtemps. C’est un défi majeur pour notre société. Nous devons
nous poser cette question : ne faut-il pas dépenser globalement plus d’argent
pour nos retraites, et où faut-il aller le chercher ? Par exemple du côté des
revenus financiers des entreprises .
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