mardi 3 avril 2018




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SNCF: Borne "déraille", pour les députés communistes, prêts au "combat"

AFP | mardi 03 avril 2018

Les députés communistes, prêts au "combat" contre la réforme ferroviaire au nom de la défense des usagers et des territoires, ont jugé mardi que la ministre des Transports Elisabeth Borne "déraille" et montre de la "fébrilité".

"Pas dans une protestation simple" et porteurs de "propositions innovantes", ils veulent batailler autour de deux questions "fondamentales": "qu'est-ce que cette réforme va apporter aux usagers" et "quels seront les effets pour les territoires", l'environnement, a résumé devant la presse leur président André Chassaigne.

Avec la grève, "il y a une gêne pour les travailleurs et la population, mais quand il y a de tels enjeux historiques, il faut en passer par là", a-t-il plaidé.

Pour cet élu du Puy-de-Dôme, "si l'on perd la bataille du rail, avec la porte ouverte à l'ouverture à la concurrence, cela va détériorer le service, comme dans tous les pays où cela s'est fait", de la Grande-Bretagne à l'Europe du nord en passant par l'Allemagne.

Sur cette réforme, "au lendemain de Pâques, il semble que Mme Borne se soit fait sonner les cloches", montrant "une fébrilité certaine" avant "un mouvement social particulièrement fort", a jugé Hubert Wulfranc. "On va tâcher de lui faire perdre les pédales davantage et de reprendre le train du service public à la française".

Et d'observer que "le gouvernement ouvre un espace au moins de débat avec les parlementaires" sur deux articles qui ne feront plus l'objet d'ordonnances, et "dit qu'il va faire beaucoup plus sur le rail sans dire d'où vient l'argent".

La ministre, "elle déraille", a renchéri Sébastien Jumel, un porte-parole, la jugeant "désarmée lorsqu'il s'agit d'évoquer la question de la dette" de la SNCF.

Quand "la réalité des enjeux sera dans le débat public, je crois qu'une majorité d'opinion va se construire sur l'idée que cette réforme va dans la mauvaise direction", a complété Pierre Dharréville.

"La question sociale est en train de rattraper ce gouvernement", a-t-il jugé. "Il y a quelque chose d'inédit et d'imprévu à voir autant de secteurs, SNCF, énergie, Carrefour, etc, se mettre en lutte" face à des "attaques extrêmement brutales" et "une politique favorisant les ultra riches", a ajouté Elsa Faucillon, autre porte-parole.



Elsa FAUCILLON  députée

Le PCF fait partie des 12 partis de gauche qui soutiennent les syndicats de la SNCF, en grève contre la réforme. "Le soutien à la mobilisation grandit après une offensive massive politique et médiatique contre les cheminots", affirme Elsa Faucillon dans le Soir 3 ce lundi.
Dans le terme "grèviculture" utilisé par le député LREM Gabriel Attal, il y a quelque chose "d'odieux, de méprisant de la part de quelqu'un qui ne doit pas bien savoir ce que c'est de batailler pour défendre ses droits, qui ne sait pas ce que c'est qu'une journée de grève dans un foyer. Sa culture est plutôt celle de la finance", estime la députée communiste des Hauts-de-Seine.
Faucillon prône la "convergence des luttes"
"La réforme de la SNCF est celle de l'ouverture du capital à un actionnariat privé. Le but est d'ouvrir à la rentabilité des pans de la SNCF", lance-t-elle.
"Il y a quelque chose d'assez inédit au fait que des secteurs très différents (étudiants, retraités agricoles, employés de grandes surfaces, cheminots) se mobilisent les uns après les autres. La convergence de ces luttes, c'est la clef pour faire reculer ce modèle de société", déclare Elsa Faucillon. "Elle permettrait d'imaginer la quête de nouveaux droits".

dimanche 18 février 2018


La casse du service public ferroviaire
Rapport Spinetta
Le 15 février a été remis au Premier Ministre le rapport Spinetta sur l’organisation du système ferroviaire.
Le lettre de mission était claire : il s’agissait de proposer un système d’organisation ferroviaire adapté à l’ouverture à la concurrence prévu par les directives européennes et qui doivent être transposées avant la fin de cette année.
La feuille de route préconisée par le rapport va encore plus loin puisque c’est l’idée même du service public ferroviaire qui est laminée selon une logique ultra libérale.
Ainsi, il est proposé d’en finir avec toute notion de service public et d’intérêt général. Pour M. Spinetta cela passe par une casse du statut des cheminots pourtant intrinsèquement lié à l’idée du service public. Cela passe également par un changement de statut des entreprises publiques qui deviendraient de simples sociétés anonymes. Pour ce rapport, les entreprises ferroviaires sont des entreprises comme les autres dont l’objet est l’organisation d’un service marchand alors même qu’il s’agit des conditions d’exercice du droit à la mobilité.
Parallèlement, c’est une concurrence totalement libre qui serait organisée sur le réseau au plus grand bénéfice des opérateurs privés, qui pourront se placer sur les axes rentables, délaissant des pans entiers du territoire puisque le rapport, contrairement à d’autres travaux menés sur cette question, n’envisage pas de contraindre les opérateurs à assumer des lignes rentables et d’autres qui le sont moins. Une telle démarche annonce une aggravation des fractures territoriales et un sentiment de délaissement de certains territoires, sentiment qui nourrit les idéologies anti-républicaines. C’est donc un jeu dangereux.
Pire, la pertinence du rail est clairement remise en cause, laissant croire que le maillage fin du territoire par le train et les réseaux d’infrastructure, seraient l’héritage désuet d’un autre temps. Dans la droite ligne des bus Macron, le seul prisme de ce rapport est donc de garantir la rentabilité économique, indépendamment de toutes les autres exigences, notamment environnementales. Or, les transports sont un secteur particulièrement émissif de gaz à effet de serre. Organiser le déclin du rail comme le prévoit ce rapport est donc irresponsable du point de vue du respect de l’accord de Paris.
Les sénatrices et sénateurs du groupe CRCE sont totalement opposés aux conclusions de ce rapport. Ils seront des opposants farouches et déterminés au projet de loi issu de ces conclusions. Ils reformuleront à cette occasion leur vision du service public ferroviaire, s’appuyant sur une entreprise publique, des agents publics soucieux de remplir une mission d’intérêt général au profit du plus grand nombre et du droit à mobilité.

mercredi 24 janvier 2018

POISSY PCF

Villes de : 
Bures-Morainvilliers, Carrières Sous Poissy, Chambourcy, Chapet, Crespières, Davron, Les Alluets Le Roi, Médan, Orgeval, Poissy, Triel Sur Seine, Verneuil Sur Seine, Vernouillet, Villennes Sur Seine.


SECTION DE POISSY


Chers (es)camarades,


Le collectif d'animation de la section vous propose de participer à une Assemblée Générale de section,
le Samedi 10 Février 2018 à partir de 10h00,
16, rue de la sablière, à Poissy.

Ordre du jour :
  1. Situation générale et mise à jour cotisations 2018
  2. Préparation congrès 2018,
  3. Questions diverses


Nous ferons bien sûr un point sur le mouvement social, contre les régressions sociales et les lois et ordonnances Macron.

Le collectif a décidé de conclure cette AG, vers 13h, par un moment de convivialité, autour d'un apéritif et d’un casse-croûte.

 Merci de s'inscrire pour l'organisation de ce moment festif.


Le collectif,
Le covoiturage est recommandé pour celles et ceux qui ne peuvent se déplacer facilement.

 Prendre contact avec :

Jacques ROSIER   tel : 06 71 42 31 79
Ou
Ou laisser un message sur le répondeur de la section
01 39 79 28 00

Rendez-vous sur le blog de la section http://pcfpoissyboucledeseine.blogspot.fr/
ASSEMBLEE NATIONALE
Assemblée nationale
XVe législature
Session ordinaire de 2017-2018

Compte rendu

Deuxième séance du mercredi 17 janvier 2018

Les questions du groupe de la Gauche démocrate et républicaine sur la situation des hôpitaux

Mme la présidente. L’ordre du jour appelle les questions sur la situation des hôpitaux.

Je vous rappelle que la Conférence des présidents a fixé à deux minutes la durée maximale de chaque question et de chaque réponse, sans droit de réplique.

Nous commençons par les questions du groupe de la Gauche démocrate et républicaine.

La parole est à M. Sébastien Jumel.
M. Sébastien Jumel. Bonsoir, madame la ministre des solidarités et de la santé. Il y a une alerte rouge dans les hôpitaux : il faut faire toujours plus avec toujours moins. Un collectif de 1 000 médecins vient de s’exprimer pour sonner l’alerte, et le groupe des parlementaires communistes a décidé de faire de cette question de santé, ce soir mais également tout au long de l’année, une priorité. Aux urgences du CHU du Kremlin-Bicêtre, vingt lits ont accueilli soixante-dix patients pendant les fêtes. Ces patients ont été pris en charge tant bien que mal, et pas si mal que cela d’ailleurs grâce à l’engagement du personnel, auquel il faut évidemment rendre hommage mais qui se retrouve pris dans un conflit de valeurs entre l’éthique de soin et l’obligation de faire face à la dégradation des conditions de travail, engendrée par la surcharge d’activité. Ici comme ailleurs, quand les lits sont fermés dans d’autres secteurs de l’hôpital, les urgences sont la roue de secours.

À l’hôpital d’Eu, sur mon territoire, les médecins de ville ont tricoté, de manière intelligente, un partenariat avec l’hôpital pour assurer une continuité des urgences, mais pourtant le SMUR – service mobile d’urgence et de réanimation – n’a pas pu fonctionner en permanence cet été et en début d’année. Les urgences et le SMUR sont fragilisés par la pénurie des moyens de santé. Ils sont le révélateur de la crise et de l’étranglement de l’hôpital. À Rouen, les ambulanciers du SMUR sont en grève depuis plusieurs semaines pour protester contre les conditions de prise en charge des publics précaires ou des enfants, qui nécessitent des équipes particulières en pédiatrie et qui ne sont pas pris en compte dans les ratios de calcul de l’activité.

Les urgences sont souvent la porte d’entrée dans le système de santé des personnes les plus précaires et les plus exclues. Madame la ministre, comment allez-vous faire en sorte qu’elles puissent remplir leur rôle au service de l’ensemble des territoires de la République, sans en oublier un seul ? Nous avons des propositions à formuler dans ce domaine : serez-vous prête à les écouter ?
Mme la présidente. La parole est à Mme la ministre des solidarités et de la santé.
Mme Agnès Buzynministre des solidarités et de la santé. Vous avez raison, monsieur le député, la situation des hôpitaux est problématique – et je pense avoir été l’une des premières à le dénoncer publiquement dans la presse. C’est le résultat, notamment, de la réduction de leurs moyens depuis plusieurs années et d’un mode de tarification qui ne correspond plus à l’identification de la vraie valeur ajoutée des hôpitaux.

Je vous remercie d’avoir cité la tribune des 1 000 médecins, car elle me soutient. Comme vous l’avez probablement lu, elle me remerciait d’avoir pointé du doigt les difficultés des hôpitaux et d’avoir proposé une évolution des tarifs et de l’évaluation de l’activité hospitalière et de sa valorisation.

Vous soulignez les difficultés rencontrées par les urgences. Elles sont récurrentes et reviennent notamment chaque année au moment de la grippe hivernale, qui entraîne énormément d’affluence. J’ai réuni l’ensemble des urgentistes pour prendre les mesures nécessaires en amont de l’hiver, au début du mois de décembre, et organiser les hôpitaux de façon à pouvoir dégager des lits d’aval, en repoussant des activités de routine en cas de pic épidémique, ce qui a été fait dans de nombreuses régions.

Par ailleurs, des missions sont actuellement diligentées, par des députés ou par le Conseil national de l’urgence hospitalière, pour travailler sur la situation des urgences, sur l’amélioration de l’organisation entre l’hôpital et la médecine de ville, et sur l’amélioration de l’organisation territoriale de l’accès aux soins – en se penchant notamment sur les horaires d’ouverture des maisons de santé et des professionnels libéraux. Ces saisines déboucheront dans les trois mois qui viennent sur des propositions pratiques, qui modifieront les organisations et permettront aux urgences d’être mieux régulées. Elles sont actuellement la porte d’entrée pour beaucoup de nos concitoyens qui n’ont pas accès aux soins en raison notamment de l’amplitude horaire des cabinets libéraux.

Les problèmes sont multiples : lits d’aval, organisation de l’amont, moyens hospitaliers, démographie médicale des urgentistes. Pour cette dernière, nous n’aurons pas de solution évidente dans les années qui viennent, d’où la nécessité de repenser les organisations.
Mme la présidente. La parole est à M. Alain Bruneel.
M. Alain Bruneel. Madame la ministre, depuis plusieurs mois, nous vous interpellons sur la situation dramatique des hôpitaux de notre pays. Vos réponses nous ont montré que vous n’aviez pas pris la mesure de la crise profonde traversée par les établissements et leurs personnels. Vous nous dites que tout va bien, mais non, madame la ministre, tout ne va pas bien, tout va mal. Plus de cent personnes en ont témoigné ici la semaine dernière, à l’invitation de notre groupe. Elles ont relayé l’appel d’urgence de milliers de soignants dans tout le pays. Madame la ministre, il est plus que temps d’entendre cette souffrance qui s’exprime.

Médecins, infirmières, aides-soignantes, chacun a pu expliquer à quel point le malaise était profond dans les hôpitaux. Le budget de la sécurité sociale pour 2018, jugé calamiteux, n’arrange rien ; bien au contraire, il aggrave cette situation. Les salariés sont épuisés et le nombre de suicides s’accroît malheureusement. Les plans d’économies continuent, alors qu’il manque déjà cruellement de personnels, de lits et de matériels, ce qui met en danger les soignants comme les patients.

Le message d’une infirmière, relayé des dizaines de milliers de fois sur les réseaux sociaux, m’a interpellé : elle s’adressait à vous pour expliquer qu’elle ne travaillait plus dans un lieu de vie médicalisé, mais dans « une usine d’abattage qui broie l’humanité des vies qu’elle abrite, en pyjama ou en blouse blanche ». Entendez-vous ce désarroi et cette colère ? Ce sentiment de ne plus pouvoir faire de la qualité est partagé par tous les personnels.

Les politiques mises en place depuis plusieurs années ont dévoyé les missions de l’hôpital public, en faisant primer les intérêts économiques au détriment de la qualité du soin. Cela a des conséquences graves pour la santé de nos concitoyens. Cette politique, c’est la mise en danger de l’hôpital public au profit du secteur privé.

Madame la ministre, ma question sera simple : allez-vous enfin changer de politique ou allez-vous poursuivre dans cette voie, seule contre tous ?
Mme la présidente. La parole est à Mme la ministre.
Mme Agnès Buzynministre. Monsieur le député Bruneel, je ne sais pas si j’ai été suffisamment claire, mais je dis bien la même chose que vous. Les hôpitaux vont très mal. J’ai trouvé cette situation en arrivant, qui résulte de quinze années de réformes hospitalières successives et notamment de la réforme de la tarification à l’activité – T2A. Cette dernière, souhaitable à l’époque, a permis de remettre un certain nombre d’établissements dans une perspective plus dynamique, mais elle aboutit aujourd’hui à une déshumanisation des hôpitaux parce qu’elle pousse à faire de la quantité plutôt que de la qualité. Je me suis exprimée dans la presse et dans cet hémicycle pour dire la même chose que vous, à savoir qu’il faut revaloriser la valeur ajoutée de notre hôpital public, qui repose sur l’inconditionnalité de l’accueil, la pertinence et la qualité des soins, et l’engagement des personnels. Cela nécessite des modifications de la tarification.

Il s’agit d’une réforme d’ampleur. Je rappelle que la tarification à l’activité avait été conçue par une mission dédiée, au sein du ministère de la santé, qui avait travaillé pendant trois ans. Je suis arrivée il y a six mois dans un ministère où rien n’avait été préparé pour une réforme de la tarification. Il faut donc le temps de trouver les leviers et les outils permettant de valoriser la qualité des soins et d’arrêter de tarifer uniquement l’activité, ce qui pousse les hôpitaux à ne plus trouver le sens de leurs missions et les personnels à désespérer.

Ce travail est en cours et des annonces seront faites, mais vous ne pouvez pas dire que je n’ai pas pris la mesure de la gravité de l’état de nos hôpitaux,…
M. Bastien Lachaud. Si, on peut le dire.
Mme Agnès Buzynministre. …ne serait-ce que parce que j’y ai passé vingt-cinq ans de ma vie. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe REM.)
Mme la présidente. La parole est à M. Pierre Dharréville.
M. Pierre Dharréville. Madame la ministre, la situation de l’hôpital public inquiète. Partout, on entend parler de fermetures d’hôpitaux de proximité, de déficits abyssaux, de suppressions de services, de lits ou de postes, de gel des investissements, de sous-traitance massive. Nous avons dépassé la cote d’alerte, et partout des mobilisations se font jour.

Un projet ambitieux pour l’hôpital ne pourra pas se passer de financements à la hauteur. Il faut donc en finir avec les politiques de compression des dépenses, engagées depuis si longtemps et encore présentes dans le budget pour 2018. Il faut investir une plus grande part des richesses dans la santé. Les groupements hospitaliers de territoire – GHT –, les plans de retour à l’équilibre ou encore l’ampleur inquiétante des virages ambulatoires ne sont que les conséquences du manque de moyens, qui dessinent à terme un système low cost tandis que le secteur marchand essaye d’exploiter la faiblesse de l’offre publique.

Comme des millions de patients et de personnels de notre pays, nous défendons une conception solidaire, affirmant que la santé ne doit pas être une marchandise mais un droit précieux et qu’il n’y a pas de dividendes à gagner sur nos soins. Comme vous venez de le rappeler, vous avez annoncé la remise en cause de la tarification à l’activité, qui a gangrené la gestion des établissements et désorganisé l’offre de soins. Mais le financement à la pertinence des soins inquiète, car il demeure inscrit dans une logique de compression, laissant à penser que patients et médecins gaspilleraient, alors que les dépenses de santé sont aujourd’hui insuffisantes. L’idée de parcours du patient, qui maintient les soins dans une enveloppe fermée par un protocole fixé à l’avance, n’est pas plus rassurante.

Notre pays a les moyens de bénéficier d’un hôpital public digne du XXIsiècle. Madame la ministre, mon interrogation recoupera en partie celles qui viennent de vous être adressées : que répondez-vous à ces questions posées avec force et inquiétude par les patients et les personnels, par les habitantes et les habitants, ainsi que par la Fédération hospitalière de France elle-même ? Face à la crise, quels moyens supplémentaires allez-vous dégager pour nos hôpitaux ?
Mme la présidente. La parole est à Mme la ministre.
Mme Agnès Buzynministre. Monsieur le député, vous posez plusieurs questions. Concernant les hôpitaux de proximité, il y a lieu de mieux organiser l’offre de soins dans les territoires. Aujourd’hui, du fait de la tarification à l’activité, les établissements de santé sont en compétition les uns avec les autres alors qu’ils devraient coopérer entre eux.

C’est la raison pour laquelle la réforme de la tarification permettra de favoriser la coopération entre hôpitaux et le maintien d’hôpitaux de proximité, avec une gradation des soins, une répartition des compétences entre les établissements et des parcours de soins coordonnés entre établissements, voire entre la ville et l’hôpital. Ainsi, il est impératif que l’organisation des soins au sein d’un bassin de vie permette de répondre aux besoins des patients et d’éviter la concurrence des établissements entre eux, résultat d’une tarification à l’activité qui pousse à multiplier les actes et les hospitalisations dans un lieu sans souci de leur pertinence.

Vous avez d’ailleurs évoqué la question de la pertinence des soins, que j’ai soulevée plusieurs fois dans cet hémicycle. Tous les médecins le savent, et je l’ai moi-même constaté : malheureusement, du fait de la tarification à l’activité, un certain nombre d’actes sont pratiqués de façon inopportune, voire dangereuse pour les malades. Nous, médecins, voyons ainsi en consultation des patients auxquels on a prescrit des radiographies ou des actes de biologie inutiles, répétés, voire qui ont subi des interventions chirurgicales non pertinentes. Il est donc impératif de favoriser les médecins qui travaillent bien plutôt que ceux qui multiplient les actes du fait du système de tarification.

Il y a des marges de manœuvre considérables dans ce domaine, mais il appartient aux seuls médecins, et non pas à l’administration, de définir ce qu’est un parcours de soins pertinent. Des travaux seront ainsi menés avec les sociétés savantes et les professionnels de santé à cette fin, de façon à gagner des marges de manœuvres pour pouvoir tarifer ensuite les actes les plus innovants. (Applaudissements sur plusieurs bancs du groupe REM.)
Mme la présidente. La parole est à M. Jean-Paul Dufrègne.
M. Jean-Paul Dufrègne. Dans le temps très court qui lui est imparti au sein de cette semaine de contrôle, notre groupe n’a brossé qu’une partie de l’état de délitement et de mal-être de l’hôpital, vous relayant ainsi, madame la ministre, un véritable appel d’urgence.

Je veux dans cette dernière question de notre groupe revenir et insister sur deux ou trois points.

Le premier est l’investissement. On demande aux hôpitaux d’assurer le financement des investissements immobiliers et matériels indispensables à leur modernisation et à l’accès à des technologies nouvelles pour tous. Pour répondre à cette demande et rembourser la dette qui s’y attache, ils sont condamnés à faire des économies de fonctionnement et à envisager des suppressions de postes à grande échelle, comme c’est le cas à Moulins, dans mon département de l’Allier.

C’est un cercle vicieux ; ce n’est pas la solution. Il faut aujourd’hui un grand plan d’investissement porté par le budget de la nation pour véritablement construire l’hôpital du XXIsiècle, c’est-à-dire donner à toutes et à tous un accès égal à des soins de qualité. La tarification à l’activité – vous y êtes revenue à l’instant, madame la ministre – doit être repensée, le financement des hôpitaux devant tenir compte de l’ensemble des paramètres de prise en charge et d’accompagnement des patients.

La gouvernance actuelle aggrave les déserts médicaux et creuse les inégalités : zones rurales, petites et moyennes villes et quartiers sont les oubliés de cette politique, les oubliés de la République.

L’hôpital du XXIsiècle, c’est aussi celui où on cesse de briser des vocations, ce qui est trop souvent le cas aujourd’hui dans des établissements où les personnels sont soumis à des conditions de travail incompatibles avec leur mission.

Madame la ministre, oserez-vous faire le pari d’investir pour cet hôpital du XXIsiècle ? Puisque vous prônez la vaccination, combien de piqûres de rappel seront nécessaires pour que cette situation soit réellement prise en compte ? C’est votre responsabilité et celle du Gouvernement auquel vous appartenez.
Mme la présidente. La parole est à Mme la ministre.

Mme Agnès Buzynministre. Monsieur le député, je vous remercie de votre question. La modernisation de notre offre de soins, notamment hospitalière, est primordiale, car il est de notre devoir d’offrir au personnel soignant des conditions de travail décentes et d’assurer l’accès à des technologies innovantes. Nous avons donc prévu d’investir dans l’hôpital public dans le cadre du Grand plan d’investissement que le Premier ministre a présenté à l’automne dernier. En particulier, 400 ou 450 millions d’euros seront dédiés à la numérisation au sein des hôpitaux, pour faciliter le partage d’informations, et 3 milliards d’euros sur plusieurs années seront alloués aux investissements immobiliers pour aider nos hôpitaux publics à se moderniser.

Tous ces investissements sont donc prévus, car il est indispensable aujourd’hui, tant pour les patients que pour les professionnels de santé travaillant dans ces établissements, d’offrir des conditions de travail décentes et de permettre l’accès à l’innovation.

POISSY PCF

Villes de : 
Bures-Morainvilliers, Carrières Sous Poissy, Chambourcy, Chapet, Crespières, Davron, Les Alluets Le Roi, Médan, Orgeval, Poissy, Triel Sur Seine, Verneuil Sur Seine, Vernouillet, Villennes Sur Seine.


SECTION DE POISSY


Chers (es)camarades,


Le collectif d'animation de la section vous propose de participer à une Assemblée Générale de section,
le Samedi 10 Février 2018 à partir de 10h00,
16, rue de la sablière, à Poissy.

Ordre du jour :
  1. Situation générale et mise à jour cotisations 2018
  2. Préparation congrès 2018,
  3. Questions diverses


Nous ferons bien sûr un point sur le mouvement social, contre les régressions sociales et les lois et ordonnances Macron.

Le collectif a décidé de conclure cette AG, vers 13h, par un moment de convivialité, autour d'un apéritif et d’un casse-croûte.

 Merci de s'inscrire pour l'organisation de ce moment festif.


Le collectif,
Le covoiturage est recommandé pour celles et ceux qui ne peuvent se déplacer facilement.

 Prendre contact avec :

Jacques ROSIER   tel : 06 71 42 31 79
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vendredi 4 août 2017


Fête de l'Humanité les 15, 16 et 17 septembre 2017.
ATTENTION : LES VIGNETTES POUR LES 3 JOURS SONT EN PREVENTE MILITANTE à 25 € JUSQU'AU JEUDI 14 SEPTEMBRE ET DOIVENT ETRE ACTIVEES SUR INTERNET AVANT MINUIT CE JOUR LA.

Passer ce délais elles seront en vente à 35 € dans les lieux habituels ou sur place.
Pour activer votre vignette : www.fdh17.fr
Les principaux concerts:
Iggy Pop, Renaud, S-Crew, Gojira, Feder, Dub Inc, Jahneration,
L'âge d'or du rap français (Assassin, Arsenik, Ménélik, Les Sages Poètes de la Rue, Busta Flex, Nuttea, Stomy Bugsy, Passi, Neg Marrons), Trust, Flavia Coelho,
Un Air, Deux Familles : Les Ogres de Barback et Les Hurlements d’Léo, Gavin James,
Camille Berthollet et Julie Berthollet,
Et des centaines de rencontres, de débats, d'activités culturelles et sportives, de tables pour déguster des spécialités de tous les pays et de toutes les régions françaises, et beaucoup d'autres bonnes choses encore...
VENEZ ACHETER VOTRE BON DE SOUTIEN au local des  COMMUNISTES de POISSY
16 Rue de la SABLIERE , TOUS LES LUNDIS de Août et les 2 premiers lundis de septembre, de 18H00 A 19H00,
Vous pouvez nous laisser un message sur le répondeur du local 01 39 79 28 00
Ou par mail : poissy.pcf@club-internet.fr
Vous pouvez aussi nous rendre visite pour discuter, soyez les bienvenus !



jeudi 3 août 2017


Les députés du Front de Gauche
· 
Loi Travail : communiqué commun des groupes parlementaires de la Gauche démocrate et républicaine, Nouvelle Gauche et France Insoumise.
Nos trois groupes, ainsi que des députés non inscrits déposeront cette semaine un recours au Conseil constitutionnel sur le projet de loi d’habilitation à prendre par ordonnances les mesures pour le renforcement du dialogue social.
Cette initiative commune est la seule qui permette à nos groupes d’opposition de saisir le Conseil constitutionnel pour s’assurer de la conformité des projets de loi votés par la majorité à la loi fondamentale de notre République. Et nous la réitérerons chaque fois que cela nous semblera justifié.
Notre recours porte principalement sur l’imprécision du mandat confié au gouvernement par les ordonnances et sur le droit à la réparation intégrale du préjudice en cas de licenciement abusif.
Nous estimons que la loi déférée contrevient à plusieurs principes et libertés constitutionnels, en particulier :
I) Sur la forme, la procédure d’adoption de cette loi a été marquée par des délais et conditions matérielles ayant empêché le Parlement d’exercer son rôle constitutionnel, et méconnaît notamment l’exigence de clarté et de sincérité du débat parlementaire.
II) Sur le fond, cette loi méconnaît l’exigence de précision des finalités de l’habilitation qui découle de l’article 38 de la Constitution.
En entretenant le vague sur les mesures à venir, la loi d’habilitation à prendre par ordonnances les mesures pour le renforcement du dialogue social laisse toute latitude au gouvernement pour modifier à sa guise le code du travail, sans garantie du respect des droits fondamentaux des salariés.
Le texte complet du recours est disponible sur demande.
André Chassaigne, Président du groupe GDR
Olivier Faure, Président du groupe Nouvelle Gauche
Jean-Luc Mélenchon, Président du groupe France Insoumise




mercredi 2 août 2017


Sénateurs Communistes Républicains et Citoyens


COUPE DE 300 MILLIONS D'EUROS DANS LES DOTATIONS AUX COLLECTIVITÉS : LE GOUVERNEMENT S'INSCRIT DANS UNE GESTION COMPTABLE ET ANTIRÉPUBLICAINE
«Nous ne procéderons pas par baisse brutale de dotation». C'est ce qu'avait annoncé Emmanuel Macron lors de la Conférence Nationale des Territoires organisée au Sénat le 17 juillet dernier en affirmant qu'il n'y aurait pas d'annulation des crédits en cours. Trois jours plus tard et dans le plus grand des secrets, c'est ce qu'a pourtant fait le gouvernement avec une coupe de 300 millions d'euros dès 2017. C'est un avant-goût de ce qui est projeté pour les années à venir et les 13 milliards d'euros de baisse de dotations aux collectivités. À terme, c'est le risque d'un affaiblissement certain de la capacité des pouvoirs publics à répondre aux besoins de nos concitoyens.
Durant tout le mois de juillet, le Président de la République et le Premier ministre n'ont cessé d'afficher leurs intentions de dialogues et de travail commun avec les acteurs des collectivités territoriales. Pourtant, c'est en lisant le Journal officiel que les élus locaux et les parlementaires, représentants des territoires et de la nation, ont découvert le décret en question.
Dans le fond, cette coupe budgétaire est particulièrement grave puisqu'elle entraînera l'annulation de projets en cours de réalisation, singulièrement dans les communes rurales qui ont besoin d'être revitalisées. A la clé, cela correspond à la mise en danger d'entreprises locales, mais aussi d'associations. De plus, 46,5 millions d'euros sont pris sur le budget de la politique de la ville, soit près de 11% de ce que l'État avait prévu pour appuyer les communes dont les populations sont le plus en difficulté.
Sur la forme, le gouvernement s'inscrit dans une méthode de gestion comptable particulièrement anti-républicaine, évinçant les citoyens et leurs représentants de toute prise de décision. Cela confirme à quel point les débats lancés avec la Conférence Nationale des Territoires ne constituent que des discussions de façades.
Porte-voix des territoires et des élus locaux, les sénateurs du groupe Communiste Républicain et Citoyen s'opposent fermement aux pratiques du gouvernement. Tant que les élus locaux ne seront pas réellement écoutés, le renouveau politique affiché par l'exécutif ne sera jamais qu'un leurre. C'est pourquoi nous portons plus que jamais le projet d'une nouvelle République et d'une nouvelle décentralisation, outils de renforcement de l'action publique locale.


Méditation militante - par SwingTroubadour

mercredi 28 juin 2017

 

Le groupe de la Gauche Démocrate et Républicaine comptera 16 député.e.s.

 


Le groupe Gauche Démocrate et Républicaine a officialisé sa prolongation ce matin, avec deux composantes (11 député.e.s communistes et 5 député.e.s ultramarins)



La composante du PCF comprend : 

Alain Bruneel,                       député PCF du Nord 
Marie-George Buffet,            députée PCF de Seine Saint Denis 
André Chassaigne,               député PCF du Puy-de-Dôme 
Pierre Dharreville,                 député PCF des Bouches du Rhône 
Jean-Paul Dufrègne,             député PCF de l'Allier 
Elsa Faucillon,                       députée PCF des Hauts de Seine 
Sébastien Jumel,                   député PCF de Seine Maritime 
Jean-Paul Lecoq,                   député PCF de Seine Maritime 
Stéphane Peu,                       député PCF de Seine Saint Denis 
Fabien Roussel,                     député PCF du Nord 
Hubert Wulfranc,                    député PCF de Seine Maritime 

La composante ultramarine comprend : 

Bruno-Nestor Azerot,              député de la Martinique 
Huguette Bello,                       députée PLR de La Réunion 
Moetai Brotherson,                  député indépendantiste (Tavini Huiraatira)        de Polynésie 
Jean-Philippe Nilor,                  député indépendantiste (MIM) de la Martinique 
Gabriel Serville,                       député autonomiste de Guyane (Parti   Socialiste Guyanais)                                                  


lundi 26 juin 2017


26 Juin 2017  Conférence de Presse de Pierre LAURENT

vendredi 23 juin 2017


FETE DE L'HUMANITÉ 15-16-17 SEPTEMBRE 2017
RÉSERVEZ AUPRÈS DES COMMUNISTES DE POISSY
16 Rue de la Sablière
78300 POISSY 
Tel 01 39 79 28 00 (Laissez vos coordonnées sur le répondeur°

POUR RETIRER VOTRE VIGNETTE 25€ POUR 3 JOURS DE FETE
OU PAR MAIL
poissy.pcf@club-internet.fr
La Fête de l’Humanité 2017, plus grande manifestation 
populaire française, revient à la Courneuve pour sa 82ème 
édition !
Comme à son habitude la Fête de l’Huma, lieu unique de musique, de culture, de politique mais aussi de sport, de convivialité et de rencontres se tiendra à la Courneuve, près de Paris,
du 15 au 17 septembre 2017.
Vous trouverez la programmation complète de la Fête de l’Huma 2017 ci-dessous.
Pour un tarif « made in Fête de l’Humanité », profitez donc d’une cinquantaine de concerts exceptionnels.
Explorez les 450 stands dont une centaine venue des quatre coins du monde.
Allez à la rencontre des régions françaises et de leurs spécialités culinaires, échangez et partagez avec de nombreuses associations, syndicats et forces citoyennes.
Alors, convaincus de ne pas vouloir passer à côté de l’événement majeur de la rentrée ? N’hésitez plus ! Achetez ci-dessous vos billets pour la Fête de l’Humanité 2017 et rejoignez les 600 000 participants attendus à l’événement.
Afin de vivre la Fête de l’Huma jours et nuits et de façon immersive, pensez à réserver ci-dessous votre emplacement de camping pour la Fête de l’Humanité (sanitaires, douches, restauration, consignes sécurisées et bornes de rechargement pour téléphones).
Programme Fête de l’huma 2017 :
- IGGY POP
- l’Age d’or du rap français (Assassin, Ménélik, Sages Poètes de la Rue, Busta Flex, Nuttea, Stomy Bugsy, Passi et Neg'Marrons)
- Ogres de Barback- Hurlements d'Léo
- Renaud
- Gavin James
Trust.
Camille et Julie BERTHOLLET
La Fête de l’Humanité, c’est au total, 50 concerts répartis sur la Grande Scène, sur la scène Zebrock, sur la Petite Scène (des Pays du Nord) et sur la Scène Jazz. Et des dizaines de groupes qui trouvent leur public dans les immenses allées parsemées de stands de France et du monde entier.
(la programmation de la Fête de l'Huma 2017 sera dévoilée peu à peu.

jeudi 13 avril 2017



Le rêve de l’enfant, c’est la paix.
Le rêve de la mère, c’est la paix.
Les paroles de l’amour sous les arbres
c’est la paix.

Quand les cicatrices des blessures se ferment 
sur le visage du monde et que nos morts peuvent 
se tourner sur le flanc et trouver un sommeil sans grief
en sachant que leur sang n’a pas été répandu en vain,
c’est la paix.

La paix est l’odeur du repas, le soir, lorsqu’on 
n’entend plus avec crainte la voiture faire halte dans la rue,
lorsque le coup à la porte désigne l’ami
et qu’en l’ouvrant la fenêtre désigne à chaque heure le ciel 
en fêtant nos yeux aux cloches lointaines des couleurs,
c’est la paix.

La paix est un verre de lait chaud 
et un livre posés devant l’enfant qui s’éveille.
Lorsque les prisons sont réaménagées en bibliothèques, 
lorsqu’un chant s’élève de seuil en seuil, la nuit, à l’heure 
où la lune printanière sort du nuage comme l’ouvrier 
rasé de frais sort de chez le coiffeur du quartier, 
le samedi soir
c’est la paix.

Lorsque le jour qui est passé n’est pas un jour qui est perdu 
mais une racine qui hisse les feuilles de la joie dans le soir,
et qu’il s’agit d’un jour de gagné et d’un sommeil légitime,
c’est la paix.

Lorsque la mort tient peu de place dans le cœur et 
que le poète et le prolétaire peuvent pareillement
humer le grand œillet du soir, 
c’est la paix.

Sur les rails de mes vers, le train qui s’en va 
vers l’avenir chargé de blé et de roses,
c’est la paix.

Mes Frères, au sein de la paix, le monde entier 
avec tous ses rêves respire à pleins poumons.
Joignez vos mains, mes frères.
C’est cela, la paix.

Yannis Ritsos (1909 - 1990)

Texte traduit du grec par l'auteur,

Revue Europe, août-septembre 1983

in Guerre à la guerre - Éditions Bruno Doucey - octobre 2014


lundi 10 avril 2017

Passer des logiques de guerre.

Passer à une culture et des politiques de Paix 

le « chaos du monde » n’a rien d’inéluctable 
Les guerres qui se déroulent sous nos yeux en Syrie, au Yémen ou en Irak, et la violence des organisations fonda- mentalistes qui sèment la terreur et la mort en Irak, Syrie, Turquie, Afghanistan, Pakistan, Nigeria, en Europe comme encore à Londres ce 22 mars, en Afrique ou en Amérique du Nord, sont le fruit d’échecs politiques, les manifestations d’une guerre économique portée à son comble. 
Construire une sécurité humaine collective appelle des politiques nationales de justice sociale, de progrès et de développement, et des réponses politiques et économiques globales, coopératives, 
avec pour objectif  de s’en prendre aux causes des inégalités et injustices socio-économiques. 

En près de trente ans de « guerre internationale au terrorisme », lancée par GW Bush, le nombre de foyers « djihadistes » dans le monde est passé de 3 à 14, au cœur d’un siècle de violences politiques, de guerres, d’interventions étrangères, d’occupation militaire, d’humiliation au Orient ou en Afrique où dictatures, théocraties et occupations étrangères ont spolié les peuples de la région de leurs ressources et richesses et porté atteinte à leur dignité. 

Les politiques d’austérité ou d’ajustement structurel sont non seulement incompatibles avec une 
politique de paix et de sécurité globale mais elles en sont les obstacles majeurs : appauvrir les économies nationales et les peuples, affaiblir les puissances publiques et mettre en concurrence les individus mène à l’instabilité de longue durée. 

La France a, sous les présidences de Nicolas Sarkozy et François Hollande, repris place dans le commandement intégré de l’OTAN, enchaîné les interventions militaires en Libye, au Mali, en Centrafrique, en Irak, en Syrie. Pour quel bilan ?
�Au cours de la même période, les réfugiés et migrants ont été traités comme des criminels par de trop nombreux dirigeants européens. C’est révoltant et indigne. 
Le gouvernement français a, dans le même temps, accru ses ventes d’armes, devenant le 2e exportateur mondial dans ce secteur. La France surarme des États comme des groupes djihadistes tel qu’Al-Nosra dont une partie maintenant a rejoint les rangs de Daesh. 
Qui plus est, en décembre 2016, la France a voté contre la Résolution L41 des Nations unies pour un traité d’interdiction des armes nucléaires adoptée à une large majorité en assemblée générale de l’ONU. 

PAIX
Quand la guerre est devenue un commerce, la paix doit être un projet politiQue prioritaire
Nous sommes des dizaines de millions de femmes et d’hommes en France, des centaines de millions en Europe et dans le monde à aspirer à la paix.
La sécurité humaine collective consiste à rompre avec les politiques de la peur, les logiques opportunistes et mercantiles, et la logique de guerre.
La France, en adoptant une diplomatie préventive et de l’intérêt partagé peut, dans un même mouvement, engager au plan international, européen et national une série d’ini- tiatives majeures.
international
1. Participer à l’élaboration, ratifier et appliquer le traité de désarmement et d’interdiction des armes nucléaires de la Conférence internationale dont l’ONU a engagé les négociations ce 27 mars 2017. 
2. Mettre fin aux ventes d’armes aux pays belligérants ou participant à une montée des tensions. 
3. Demander une réunion spéciale du Conseil de sécurité de l’ONU pour engager dès cette année la préparation de la première « cop de la finance mondiale, de l’harmonisation et de la justice fiscales » (résolution adoptée à l’Assemblée nationale en février 2017 sur proposition du député communiste Alain Bocquet.
4. Engager, sous l’égide de l’ONU, la tenue d’une conférence régionale pour la paix et le développement des proche et moyen-orient, conférence inclusive et multilatérale, avec pour ordre du jour la résolution et prévention des conflits de la région, sa dénucléarisation, son désarmement, la mise en place d’une exploitation concertée et déprivatisée des ressources pétrolifères et gazières prenant compte de la transition énergétique et du droit à l’énergie pour les peuples de la région, la protection des ressources en eau comme bien commun universel. 
5. Reconnaître l’État palestinien et soutenir les luttes des organisations progressistes et démocratiques engagées pour les droits politiques et culturels des Kurdes par- tout où ils vivent. 
6. S’engager dans le renforcement démocratique des institutions multilatérales et pour l’augmentation des cotisations des États-membres à l’ONU et ses opérateurs : FAO, HCR, PNUD et Unesco ; ainsi que pour la mise en œuvre des Accords de Paris sur le réchauffement climatique, et dans le cadre d’une réforme de l’ONU agir pour la mise sous contrôle des instances de l’ONU des Institutions monétaires internationales et pour le lancement d’une monnaie commune mondiale. 
7. Promouvoir l’organisation d’une Conférence mondiale pour la paix et le progrès, sortir de l’OTAN et initier sa dissolution pour lui substituer des cadres de coopération et de sécurité collective sous égide de l’onu, renforcer le poids et la capacité d’initiative de l’OIT (droit du travail, salaire minimum, droit de grève, protection sociale et retraite), garantir l’application de la Convention de Genève et proposer son extension aux réfugiés clima- tiques et exilés économiques. 
EUROPE
1. Prendre une initiative pour faire de l’Europe un espace exempt d’armes nucléaires et tenir une Conférence pour la création d’un large cadre européen commun et inclusif de coopération et de sécurité collective dépassant les limites de l’UE actuelle, incluant la Russie et tout pays non membre de l’UE, pour engager des projets de sécurité et coopération communes, de développement éco- nomiques mutuellement bénéfiques entre États membres de l’UE, et entre l’UE et son voisinage est-européen ainsi qu’avec les pays d’afrique, du maghreb et du proche- orient. 
2. Abandonner les négociations sur les traités de libre- échange Tafta, Ceta et Tisa, et travailler à de nouveaux traités internationaux de maîtrise des échanges pour le développement de biens communs partagés. 
3. Investir dans le développement commun et initier l’organisation d’une conférence européenne pour la restructuration des dettes des états : annulation partielle et révision des conditions de remboursement. 
4. Organiser un sommet social européen pour abroger la directive sur les travailleurs détachés, faire converger les salaires, temps et conditions de travail vers le haut, pour une harmonisation sociale la plus avantageuse aux travailleurs 
5. Lancer une consultation nationale populaire et citoyenne en vue de la rédaction d’un nouveau traité européen pour une europe des peuples et nations libres, souveraines et associées qui sera soumis par référendum aux Français. 

NATIONAL
1. élaborer de grandes orientations et priorités de la politique internationale et européenne de la France à l’occasion d’une conférence nationale regroupant parlementaires, élus locaux, associations, syndicats et partis politiques avant présentation et débat à l’Assemblée nationale et au Sénat.
2. réviser le budget de la défense et organiser une consultation nationale pour la rédaction d’un nouveau livre blanc de la défense nationale et de la sécurité humaine collective. 
3. refondre les politiques de visa en respect des conventions et du droit inter- national, la levée de l’in- l’interdiction de travailler des demandeurs d’asile et la régularisation des sans-papiers. 
4. refondre la politique d'aide publique au développement pour la monter à 1% réel du PIB.

retrouvez l’intégralité de notre programme
A réclamer auprès des militants comunistes (2€)

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Les communistes de POISSY et des communes environnantes, sont heureux de vous accueillir sur ce blog.
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