mercredi 26 octobre 2016

L’ Humanité : 70° anniversaire du Statut général des fonctionnaires – 21 octobre 2016

1946; le statut général des fonctionnaires, un « socle progressiste' »
Le 5 octobre 1946 la deuxième Assemblée nationale constituante examine son dernier projet de loi avant le référendum sur la constitution de la IVe République. Il s’en est fallu de peu que ce texte relatif au statut général des fonctionnaires ne puisse venir en discussion avant la fin de la session. Mais un ultime accord entre le Président du Gouvernement Provisoire Georges Bidault et le Vice-président du Conseil, chargé de la fonction publique, Maurice Thorez, également secrétaire général du Parti communiste français, a tranché d’âpres débats qui n’en finissaient pas. En quatre heures, sans discussion générale, les 145 articles du texte sont votés à l’unanimité. Plus d’un million d’agents publics de l’État sont considérés comme fonctionnaires, protégés par la loi, même si seulement 47 % d’entre eux sont effectivement titularisés dans le cadre de ce statut. La loi sera promulguée le 19 octobre 1946.
C’était l’aboutissement d’une longue histoire de la fonction publique. L’Ancien Régime avait connu la vénalité et la patrimonialité des charges administratives. La Révolution française supprima ces privilèges et posa des principes d’égalité d’accès aux emplois publics et de probité des agents publics. Mais c’est une fonction publique dominée par le pouvoir hiérarchique qui prévalut au XIXe siècle et pendant la première moitié du XXe. Au point que le premier statut des fonctionnaires vit le jour sous Vichy, un texte du 14 septembre 1941 inspiré par l’antidémocratique Charte du travail. Les associations, puis les syndicats de fonctionnaires n’avaient cessé de dénoncer jusque-là les tentatives de « statut carcan » que tentaient de leur imposer les gouvernements conservateurs. Ils réclamaient un « contrat collectif ».
Une telle situation met en valeur la lucidité et l’intelligence dont firent preuve les responsables progressistes de l’époque, issus pour la plupart de la Résistance. À l’exemple de Jacques Pruja, un dirigeant de la Fédération Générale des Fonctionnaires (FGF-CGT), révoqué, arrêté, puis réintégré, qui prit l’initiative d’élaborer un premier projet de statut démocratique avec lequel il finit par vaincre les réserves qui s’exprimaient au sein même de son organisation syndicale. La FGF adopta finalement un projet de statut lors de son congrès de mars 1945. Les forces syndicales de la CGT, majoritaire, et de la CFTC prirent alors une part active dans la promotion des nouvelles dispositions. Le projet retenu par le ministre de la fonction publique suscita de très vives oppositions. Venant de hauts fonctionnaires qui admettaient difficilement le recul de l’ordre hiérarchique antérieur ; les oppositions s’accentuèrent au fil du temps de la part de la CFTC et du MRP, parti démocrate chrétien, qui finirent par élaborer leur propre projet ; ou encore de ministres socialistes de la SFIO. Le rejet du premier projet de constitution par référendum du 5 mai 1946 menaça de tout faire capoter. Mais combinant esprit de compromis (abandon de la création d’une fonction de Secrétaire général de l’administration, par exemple) et fermeté sur les principes, Maurice Thorez parvint à ses fins.
Le Statut mit dans la loi de très nombreuses garanties pour les fonctionnaires en matière de rémunération (voir en encart la définition du « minimum vital » l’ancêtre du SMIC), d’emploi, de carrière, de droit syndical, de protection sociale et de retraite. Il a été abrogé par l’ordonnance du 4 février 1959 lors de l’avènement de la Ve République. Statut fondateur, il a ainsi ouvert la voie au statut fédérateur de 1983 d’une fonction publique « à trois versants » : de l’État, territoriale et hospitalière regroupant aujourd’hui 5,5 millions de salariés du service public, soit 20 % de la population active de la France, exemple sans équivalent dans le monde. Protégés par la loi plutôt que par le contrat, le Statut général indique une voie inverse de celle de la loi El Khomri, c’est une grande référence sociale pour tous les salariés, du public comme du privé. En 2011, la CGT déclarait à ce sujet : « Dans la fonction publique, même s’il subit des attaques sans précédent, le statut général des fonctionnaires demeure un socle progressiste pour des millions d’agents et autant de garanties pour les citoyens. Le caractère unifié doit en être renforcé ». Offensives frontales ou dénaturations sournoises, les attaques contre le statut des fonctionnaires n’ont jamais cessé, ce qui lui a permis de faire la preuve de sa solidité et de son adaptabilité. Nul doute que l’on en reparlera au cours de la campagne des présidentielle.

Anicet Le Pors
ancien ministre
conseiller d’État honoraire
Pour aller plus loin lire : Anicet Le Pors et Gérard Aschieri, La fonction publique du XXIesiècle, Éditions de l’Atelier, 2015.

mardi 25 octobre 2016



Section de POISSY

Madeleines

Jeannette

BOITE CADEAU 8 MADELEINES (emballage individuel)

Vanille Tahiti 6,00€ X…………….. = ……………………..€

Amande Douce 5,00€ X………………= ……………………..€

Chocolat 6,00€ X………………= ……………………..€

Assortiment Agrumes (Citron, mandarine, orange sanguine, pomelos) 6,00€ X………….=……………………€


BOITE CADEAU 12 MADELEINES (emballage individuel)

Vanille Tahiti 7.50€ X…………….. = ……………………..€

Amande Douce 7,00€ X………………= ……………………..€


MADELEINES EN VRAC NATURES (emballage individuel)

Carton de 500g (20 madeleines environ) 8.50€ X…………….. = ……………………..€

Carton de 1Kg (40 Madeleines environ) 15,00€ X………………= ……………………..€

TOTAL COMMANDE: ………………………………..€

NOM PRENOM : ……………………………………………………………………..

Adresse…………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………………..
Email……………………………………………………………………………………………………..

Tel………………………………………………………..

A RETOURNER AVEC LE REGLEMENT à:

PCF POISSY 16 Rue de la Sablière 78300  POISSY



    Pour la défense du logement social
          public dans les Yvelines

Le parc HLM (OPIEVOY) dissout sans l’avis des locataires !
Locataires, élus, agissons ensemble pour que l’office reste dans le logement social PUBLIC !

Le risque est grand que l'Office Public de l'Habitat (OPH) OPIEVOY soit dissout pendant l’été.
La direction de l'OPIEVOY projette de vendre le parc HL M à une société anonyme.
Les départements de l'Essonne et des Yvelines ne doivent pas abandonner un outil public social au service des familles les plus modestes et se décharger de leurs responsabilités en cédant son patrimoine à un des organismes largement dominés par les banques ou le Medef.
Qu'arrivera t­-il au parc des 18 000 logements des Yvelines ?
 Même si le président actuel de l'OPIEVOY déclare qu'aucune augmentation des loyers n'aura pas lieu, il n'y a aucune certitude que ce sera le cas. Et les nouveaux logements construits tout comme les résidences faisant l'objet d'une réhabilitation échapperont-ils à cette promesse ?
Carrieres Sous Poissy    3 Logements
Chambourcy                56  Logements
Poissy                           813  Logements
Triel Sur Seine                 3  Logements
Total pour le Secteur de POISSY et environs, 875 Logements
             
              TOUS ENSEMBLE SOYONS EXIGEANTS :
Ø    Nous demandons à Madame la ministre du logement de ne signer aucun décret ou arrêté avant la fin de l'année.
Ø    De mettre à profit ce délai pour engager la concertation avec les élus,
          les locataires et leurs représentants.
Ø      De conserver le parc HLM de l'OPIEVOY dans le domaine public.
Ø      De garantir le maintien des loyers et des charges à leur niveau actuel.

  
A envoyer ou déposer à
Pétition

Le parc HLM (OPIEVOY) dissout sans l’avis des locataires !
Locataires, élus, agissons ensemble pour que l’office reste dans le logement social PUBLIC !

TOUS ENSEMBLE SOYONS EXIGEANTS :
-       Nous demandons à Madame la ministre du logement de ne signer aucun décret ou arrêté avant la fin de l'année.
-       De mettre à profit ce délai pour engager la concertation avec les élus, les locataires et leurs représentants.
-       De conserver le parc HLM de l'OPIEVOY dans le domaine public.
De garantir le maintien des loyers et des charges à leur niveau actuel.

jeudi 4 août 2016



Fête de l'Humanité



La Fête de l'Humanité, organisée chaque année par le journal L'Humanité, revient au nord de Paris, pour un week-end de débats, d'expositions et de concerts.
Ne manquez pas l'édition 2016 de la Fête de l'Huma,

vendredi 9, samedi 10 et dimanche 11 septembre 2016
au Parc Départemental George-Valbon à la Courneuve
.
La Fête de l’Humanité, une ville éphémère de 600 000 habitants en plein cœur du parc de La Courneuve.

Que l’on ait 5, 20, 50 ans ou plus, que l’on vienne en groupe d’amis, en couple ou en famille, que l’on soit militant ou non, novice ou habitué, la Fête recèle un faisceau de surprises et d’émotions. Au choix : musique, politique, arts visuels, cinéma, théâtre, cirque, sport, littérature, gastronomie, attractions foraines...

Pour 25 euros, (vignette bon de soutien à réserver auprès des militants)

les visiteurs peuvent voir en 3 jours plus de 50 concerts, des centaines de débats, des dizaines d’expositions, des films, des spectacles, participer à des rencontres, des ateliers, des animations et bien d’autres événements...
Cet immense rassemblement constitue chaque année un rendez-vous festif, culturel, politique, sans pareil.

Au menu 

Au programme, comme toujours : de la musique, des meetings, des expositions et des débats mais aussi un village de livres, un forum social ou encore un village de sport.

Eh bien, préparez-vous à vibrer grâce à l'électro-pop de The Chemical Brothers ou bien à la soul incontournable de Ms. Lauryn Hill.

Alain Souchon et Laurent Voulzy seront de la partie tout comme Caribbean Dandee, avec Joey Starr et Nathy, ou encore le groupe punk Ludwig Von 88, ainsi que The 1975.

Retrouvez aussi l’artiste performeuse et compositrice américaine Lindsey Stirling et l’auteure-compositrice malienne Rokia Traoré.

Mais ce n'est pas tout puisque le groupe de reggae à la musique métissée Danakil sera aussi présent, tout comme le DJ The Avener .


Programmation  2016 - Grande Scène : 
·                                 The Chemical Brothers
·                                 Michel Polnareff
·                                 Ms. Lauryn Hill
·                                 Lindsey Stirling
·                                 Laurent Voulzy et Alain Souchon 
·                                 Rokia Traoré
·                                 Caribbean Dandee avec JoeyStarr et Nathy
·                                 Danakil
·                                 The Avener
·                                 The 1975
·                                 Ludwig von 88


Programmation 2016 - Scène Zebrock
·                                 Clarika
·                                 Hair 2016 - The American Tribal Love-Rock Musical
·                                 La Canaille
·                                 Heymoonshaker
·                                 Refugees Of Rap
·                                 Billie Brelok
·                                 Ali Amran
·                                 Bagarre 


Permanence à la section PCF de POISSY
16 Rue de la sablière

Les vendredi 5, 12, 19, 26 Août et 2 Septembre 2016

de 18h00 à 20h00

dimanche 26 juin 2016

Parti Communiste Français


 Paris, le 24 juin 2016
COMMUNIQUE DE PRESSE

BREXIT : L'ampleur du désaveu doit conduire à la refondation de l'UE (Pierre Laurent)

Les citoyens britanniques viennent de voter à 51,9 % pour sortir de l'Union européenne. C'est un nouveau choc révélateur de l'ampleur du désaveu populaire vis-à-vis de l'UE néolibérale. Le temps est venu de refonder l'UE, de construire une Union de peuples et de nations libres, souverains et associés, tournée vers le progrès humain et la justice sociale. Cette nouvelle Union, et les nouveaux traités qu'elle appelle, doivent se construire sous le contrôle des peuples européens.

Le déni répété de cette exigence depuis le référendum de 2005 sur le Traité constitutionnel européen jusqu'au coup d’État financier contre la Grèce, a conduit l'Europe dans le jusqu'au-boutisme libéral et donné des ailes à l'extrême droite. La stratégie de David Cameron et l'accord passé avec la Commission européenne ciblant les populations immigrées ont libéré les forces les plus xénophobes au Royaume Uni. Même dans sa formation politique, Cameron a été pris à son propre jeu. Pour les classes populaires britanniques, le changement de gouvernement qui s'annonce à l'automne, encore plus à droite, veut dire plus d'austérité, plus de soumission aux marchés, plus de tensions et de racisme dans la société.

Nous refusons le faux dilemme imposé par les partisans de l'austérité, entre l'enfoncement dans la crise sociale et l'autoritarisme, ou la dislocation sur fond de rivalités nationalistes. Il y a une autre option, celle de la reprise en main du projet européen par la gauche. Une lutte cruciale pour notre avenir à tous est engagée entre la droite ultralibérale de Boris Johnson alliée à l’extrême droite de Marine Le Pen et l'alliance de toutes les forces de gauche et de progrès qui refusent l'austérité. Nos regards se tournent vers l'Espagne, ou le résultat de dimanche pourrait ouvrir un espoir dans le camp progressiste. Les communistes français seront plus que jamais au côté des peuples, de la gauche du Royaume Uni et d'Irlande, dans la période complexe et instable qui s'ouvre. Avec nos alliés, nous travaillerons sans relâche à la construction de l'Europe du développement social, économique et écologique, respectueuse des souverainetés nationales.

La campagne présidentielle et législative de 2017 doit être l'occasion d'un grand débat populaire sur la politique de la France en Europe. Il n'y a rien à attendre de Hollande et Sarkozy qui ont été les artisans de l'Europe austéritaire. La question du changement politique à gauche, dans un grand pays comme le nôtre se pose plus que jamais. Le PCF entend y contribuer dès maintenant, en construisant un pacte d'engagements commun qui contienne une politique concrète et offensive pour un gouvernement de la France qui soit au combat sur la scène européenne.

Pierre Laurent Secrétaire national du PCF Président du PGE

Paris, le 24 juin 2016

lundi 23 mai 2016







FETE DE L'HUMANITE

9, 10, 11 Septembre 2016
PARC DEPARTEMENTAL GEORGES - VALBON 
              Parc Départemental 
               93120 LA COURNEUVE

Vignette   25€
en souscription auprès des militants communistes
a savoir
au lieu de 35€ à la FNAC

Les vignettes sont à disposition auprès des militants
de la section de POISSY.

Section PCF :
Tel : 01 39 79 28 00



jDu Vendredi 09 Septembre 2016 au Dimanche 11 Septembre 2016 

La fête de l'Huma, c'est chaque année au mois de septembre l'occasion de faire des rencontres, d'assister à des débats, de voir et d'entendre de nombreux artistes pendant un long week-end de trois jours. Rendez-vous est pris au Parc de la Courneuve les vendredi 9, samedi 10 et dimanche 11 septembre 2016 pour trois jours de fête ! Cette année marque la 81édition de la fête de l'Humanité. Plus de 50 concerts sont prévus, vous pourrez également faire des rencontres et parler avec des gens venus de différents pays en visitant les 450 stands. Des attractions foraines sont également prévues pour les amateurs de sensations. La Fête de l’Humanité, un évènement à ne pas rater.

Programmation des concerts de la fête de l'huma 2016 à venir

Les premières têtes d'affiche du Festival de l'Huma 2016 ont été annoncées : Laurent Voulzy et Alain Souchon, Rokia Traoré, Joey Starr et
Nathy avec Caribdean Dandy, Lindsey Stirling, Ludwig Von 88,
The 1975...


Que la Fête de l'Humanité soit la vôtre ! 

jeudi 17 mars 2016


Article 13 de l’avant-projet El Khomri: une très discrète bombe à retardement

Publié le  
Article de Jean-Charles Mirande, avocat au barreau de Paris et Hervé Tourniquet, avocat au barreau des Hauts-de-Seine publié par l’Humanité le 11 mars 2016. Cet article 13 de l’avant projet de loi constitue une des plus graves régressions juridiques portées par le texte et justifie, à lui seul, le retrait du projet entier.

Tandis que les grandes manœuvres se poursuivent du côté du gouvernement pour tenter de rallier à sa cause quelques organisations syndicales au soutien de son avant-projet de loi de réforme du Code du travail et que l’on égrène les articles sur lesquels des « concessions » pourraient intervenir, il est un article de cet avant-projet, l’article 13, passé jusque-là inaperçu, qui constitue pourtant une des plus graves régressions juridiques portées par le texte.
L’article 13 dispose ainsi:« Lorsqu’un accord d’entreprise est conclu en vue de la préservation ou du développement de l’emploi, ses stipulations se substituent de plein droit aux clauses contraires et incompatibles du contrat de travail, y compris en matière de rémunération et de durée du travail.  
L’accord mentionné au premier alinéa ne peut avoir pour effet de diminuer la rémunération mensuelle du salarié.
Le salarié peut refuser la modification de son contrat de travail résultant de l’application de l’accord mentionné au premier alinéa. Ce refus doit être écrit.
Si l’employeur engage une procédure de licenciement à l’encontre du salarié ayant refusé l’application de l’accord mentionné au premier alinéa, ce licenciement ne constitue pas un licenciement pour motif économique et repose sur une cause réelle et sérieuse. Il est soumis aux dispositions relatives à la rupture du contrat de travail pour motif personnel. »
Ainsi, en quelques lignes, cet article anéantit trois des principaux piliers de la construction du droit du travail au cours des quarante dernières années.
Premier pilier: l’ordre public social de protection
Ce principe, depuis des décennies, garantit au salarié, en cas de conflit entre les différentes normes qui s’appliquent à sa situation (loi, convention ou accord collectif, contrat de travail), que la disposition la plus favorable sera appliquée.
Le nouveau texte prévoit que l’accord collectif, dont on peut craindre qu’il puisse aisément intervenir sous la pression du chantage aux licenciements ou à la fermeture de l’entreprise, permettra à l’employeur d’imposer les clauses de l’accord, moins favorables que celles convenues à l’occasion de la signature de son contrat, ou fixées par la convention collective ou la loi, qui, jusque-là, était considérée comme le garde-fou minimal des droits des salariés.
A priori, l’accord ne peut diminuer la rémunération mensuelle…
A priori seulement dès lors qu’il est au surplus prévu qu’« un décret définit la rémunération mensuelle » évoquée par le texte.
Cette formule, inutile dès lors que le « salaire mensuel » est aujourd’hui parfaitement défini comme l’ensemble des rémunérations, fixes et variables versées au salarié en contrepartie de son travail, laisse craindre une restriction de la définition du salaire à la seule rémunération fixe…
Au-delà, si le salaire ne peut être modifié, il peut en revanche être procédé à l’augmentation du temps de travail.
Ainsi un nouveau principe voit le jour: travailler plus pour gagner autant…
Deuxième pilier: le contrôle du motif économique par le juge
Jusqu’à ce jour, lorsqu’un salarié était licencié pour avoir refusé une modification de son contrat de travail, le contrôle du juge portait sur la véritable cause du licenciement qui n’est évidemment pas le refus du salarié mais le motif économique de la proposition faite par l’employeur.
Ce nouveau type d’accord conduira le salarié réfractaire à être licencié pour le « motif réel et sérieux » d’avoir refusé la modification de son contrat de travail.
En outre, l’employeur n’aura plus à justifier d’un quelconque motif économique de sorte que tout contrôle du juge sera anéanti.
Autant dire en pratique que la signature de l’accord d’entreprise autorisera tous les licenciements sans motif face au refus du salarié et, en conséquence, tous les abus.
Troisième pilier: le plan de sauvegarde de l’emploi
En effet, si plus de 10 salariés refusent la modification de leur contrat de travail, l’employeur devait jusque-là mettre en œuvre toutes les mesures susceptibles de préserver l’emploi et, au pire, accompagner utilement les licenciements par des mesures de reclassement et de soutien indemnitaire.
Désormais aucun plan social préalable ne sera nécessaire, aucune discussion avec les représentants du personnel et l’administration du travail ne seront utiles, puisque les salariés seront licenciés selon la procédure individuelle de licenciement pour motif non économique. Exit également, bien entendu, l’obligation de reclassement et toute indemnité complémentaire.
Ce dispositif singulier est évidemment contradictoire et paradoxal à l’heure où l’on prétend encourager la sécurité tout autant que la « flexibilité ».
On observera la filiation de ce dispositif:
– d’une part, avec l’ANI et la loi Sapin du 14 juin 2013 dite de « sécurisation de l’emploi », plus précisément de son article 15 qui crée les « accords de maintien de l’emploi ».
Ces accords étaient à durée limitée, ils devaient être justifiés par de graves difficultés économiques selon un diagnostic partagé par l’employeur et les organisations syndicales et contenir un engagement de maintien de l’emploi.
C’était sans doute encore trop demander. Raison pour laquelle, avec ces nouveaux accords dits de « préservation et de développement de l’emploi », les employeurs n’auront plus à s’embarrasser de l’existence de graves difficultés économiques, d’un diagnostic partagé avec les organisations syndicales, d’un engagement de maintien des emplois, de l’effort partagé entre les salariés et l’entreprise, en ce compris ses dirigeants et d’une durée déterminée et plafonnée ;
– d’autre part, sans que, malheureusement, cette curieuse confusion ne surprenne plus personne, avec les fameux « accords de compétitivité emploi » que M. Sarkozy voulait introduire dans le Code du travail, sans en avoir eu le temps en 2012.
L’article 13 de l’avant-projet de loi El Khomri en est la reprise pure et simple « décomplexée »…
Ainsi le gouvernement de François Hollande fera ce dont Nicolas Sarkozy avait rêvé.
Le lecteur aura compris que le gouvernement pourrait reculer, et le Medef s’accommoder de la disparition des dispositions de l’article 30 bis consacré à la nouvelle définition du motif économique du licenciement tout particulièrement contesté.
L’article 13 permettra en effet aux entreprises de s’affranchir purement et simplement de sa définition actuelle…
Cet article, par sa gravité, les menaces et les bouleversements qu’il engendrerait, justifie, à lui seul, le retrait de l’entier projet.


vendredi 11 mars 2016



Île-de-France. Une cure de restrictions «jamais vue»

JULIA HAMLAOUI
MARDI, 8 MARS, 2016
L'HUMANITÉPhoto : Éric Feferberg/AFP
Avant que les élus n’en prennent connaissance, la présidente «Les Républicains» de la région, Valérie Pécresse, a annoncé dans la presse les grandes lignes de son prochain budget, contesté par la gauche.
«Une économie, jamais vue, de 120 millions d’euros sur un an. » Valérie Pécresse, présidente « Les Républicains » d’Île-de-France, n’est pas peu fière des coupes claires prévues dans son prochain budget, qui ne doit pas être présenté aux élus avant vendredi en commission et, officiellement, avant une dizaine de jours. C’est « plus de 5 % » du budget de fonctionnement que l’ancienne ministre du Budget de Nicolas Sarkozy entend sabrer, a-t-elle annoncé hier dans le Figaro. Et c’est à l’ancienne majorité de gauche que la nouvelle présidente fait porter la responsabilité de sa propre politique : « La situation financière est catastrophique. Tout doit être remis à plat. Il y avait un trou dans la caisse de 440 millions d’euros », a- t-elle argué, hier. « Avec Mme Pécresse, c’est, un coup, 500 millions; un coup, 300 millions de trou, et c’est toujours de la faute du (titre de transport – NDLR) Navigo unique. Mais on attend toujours les éléments budgétaires relatifs à cette situation », rétorque Gilbert Cuzou, conseiller régional PS. Pour la présidente du groupe Front de gauche à la région, Céline Malaisé, « la vraie difficulté, c’est la baisse des dotations de l’État, qui représente 120 à 130 millions pour 2016 justement, mais la majorité ne semble pas vouloir le dire trop fort ».

Subventions revues à la baisse

Se vantant, avec des accents de revanche, de commencer une « chasse au gaspillage », Valérie Pécresse a détaillé les mesures phares de sa cure de restriction. Sous couvert d’efficacité, les dotations et subventions accordées par la région devraient être revues à la baisse dans plusieurs domaines. Ce sont d’abord les « 31 organismes associés à la région » qui vont en faire les frais, puisqu’elle entend « les fusionner », après avoir réduit leur dotation de 10 %. « Pour l’Orchestre national d’Île-de-France, par exemple, l’économie demandée représente la suppression de 10 à 15 concerts par an », constate Céliné Malaisé, qui représente la région au sein de cet organisme.
Dans la droite ligne de la campagne « LR » de décembre, qui proposait notamment de supprimer la subvention de Sortir du colonialisme, organisateur chaque année d’une semaine contre le racisme, la présidente du conseil régional veut arrêter de financer tant les « associations n’ayant pas fourni de compte rendu d’activité », que le « peuple sarayaku » en Équateur, par exemple, passant par la même trappe une partie de la solidarité locale et la coopération internationale. Mais c’est aussi le service Jeunes Violences Écoute qui devrait être supprimé, au prétexte qu’il coûte, selon elle, « 1 million d’euros par an pour dix appels par jour ». « Tout est vu au travers du prisme du coût et non pas du bénéfice social », déplore Céline Malaisé.

Inégalités, exclusion

En retour de ce plan drastique, l’ancienne ministre du Budget a aussi annoncé l’augmentation des investissements de la région de 70 millions d’euros (reste 50 millions qui disparaissent bel et bien, au vu des 120 millions d’économies annoncés). Si, dans les priorités fixées, figurent le transport, l’éducation, la culture, les communes rurales (sans détail pour l’heure), le « triplement des crédits à la sécurité », dont « 3 millions d’euros débloqués en urgence pour la sécurisation d’une centaine de lycées », est également à noter.
Défaut de solidarité, inégalités, voire exclusion risquent bien au final de devenir autant de marqueurs de la nouvelle politique régionale : « Nous avons mis fin à l’injustice de la réduction de 75 % dans les transports pour les étrangers en situation irrégulière », assénait hier Valérie Pécresse, en référence à une disposition votée fin janvier avec le soutien du Front national. D’autres mesures sont déjà sous le feu des critiques de la gauche, à l’instar de celles sur le logement : « Quand est annonce pour mars la fin des financements pour les collectivités ayant 30 % de logements sociaux, il s’agit d’une priorité très partisane, alors que 57 % des Franciliens sont éligibles au logement social et très social », lui reproche Gilbert Cuzou.
Quant aux salariés du conseil régional, ils devraient eux aussi servir de variable d’ajustement : « Dans l’attente d’une réorganisation des services », bientôt « décloisonnés et simplifiés », « nous ne remplacerons pas les départs en retraite au siège et je ne renouvellerai pas les CDD », a-t-elle martelé. Bienvenue dans une région où l’austérité règne en maître.
 Pécresse toujours plus à droite... jusqu’à l’extrême
La rédactrice en chef d'un jour
MARDI, 8 MARS, 2016
L'HUMANITÉ
Par Caroline De Haas, militante féministe.
Le programme mis en œuvre par Valérie Pécresse dans la région Île-de-France va bien au-delà des propositions habituelles de la droite. Elle s’approche même dangereusement de l’extrême droite. De fait, depuis 2012, on a le sentiment que l’ensemble de la société glisse peu à peu vers la droite. La gauche perd ses valeurs, la droite court derrière l’extrême droite. Et à la fin, le Front national ramasse la mise.


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Section PCF POISSY