lundi 21 janvier 2019
mercredi 9 janvier 2019
Ce qui change au 1er janvier
2019 en matière d’inscription sur les listes électorales
mardi 8 janvier 2019[]
A l’approche des élections européennes en mai 2019, les modalités de
gestion des listes électorales évoluent au 1er janvier 2019 : les
démarches d’inscription des électeurs seront simplifiées, la fiabilité des
listes électorales améliorée et la tâche des mairies allégée.
A
partir de cette date, les électeurs pourront :
quelle que soit leur commune de résidence.
Le dépôt au guichet de la commune
ou la transmission des demandes d’inscription à la commune par courrier restent
possibles.
Cette évolution est associée à la mise en place d’un répertoire électoral
unique (REU) et permanent dont la tenue est confiée à l’Institut national de la
statistique et des études économiques (INSEE).
Désormais,
les communes n’auront plus à :
Les élections européennes du 26 mai 2019 seront les premières élections
générales se déroulant avec des listes électorales extraites du REU. Pour voter
à ces élections, les électeurs pourront déposer leurs demandes d’inscription
sur les listes électorales jusqu’au 31 mars 2019.
Chaque
électeur devra alors :
lundi 7 janvier 2019
CAHIERS DE LA COLÈRE ET DE L'ESPOIR
L’Humanité se met à la disposition de toutes celles et ceux qui veulent faire connaitre leurs problèmes et leurs souhaits. Chaque lettre, chaque texte ou contribution que vous déposerez sera remis au ministre concerné, aux groupes parlementaires de l’Assemblée nationale et du Sénat, ainsi qu’au Président de la République.Pour chaque grande question, nous organiserons des discussions publiques associant contributeurs, syndicalistes, chercheurs et élus. Cet espace est à vous.
Pour le prélèvement à la
source des bénéfices des multinationales (Fabien Roussel)
40 % des profits des multinationales,
soit 600 milliards de dollars (529,5 milliards d’euros) échappent à l’impôt
grâce au transfert de bénéfices dans des paradis fiscaux via des mécanismes
bien connus.
GOOGLE vient une nouvelle fois d’en
faire la démonstration.
Leur efficacité est un camouflet infligé
publiquement aux Etats : en 2016, les entreprises américaines ont ainsi
enregistré plus de profits en Irlande qu’en Chine, au Japon, au Mexique, en
Allemagne et en France réunis.
Et sur ces profits colossaux, elles se
sont vu infliger le taux de… 5,7%.
Résultat, avec de telles pratiques,
l’Union européenne perd chaque année l’équivalent de 20% du montant de l’impôt
sur les sociétés.
C’est d’autant plus intolérable que
derrière "l'optimisation fiscale" se dissimule une sourde entreprise
de démolition du consentement à l’impôt.
En refusant de s’acquitter de leurs
impôts là où elles exercent leur activité, ces multinationales tournent
délibérément le dos aux principes fondateurs de notre démocratie.
Non seulement elles s’affranchissent du
pacte social sur lequel repose toute société civilisée, mais elles siphonnent
avec cynisme les recettes des Etats, par centaines de milliards de dollars
chaque année.
Concrètement, ce sont des écoles, des
hôpitaux en moins, des communes en souffrance, des services publics supprimés…
Cet abandon nourrit la colère des
peuples, soumis à des politiques d’austérité d’autant plus injustes qu’elles
prennent source dans l’égoïsme des plus fortunés.
Sur un champ de bataille, une telle
attitude porterait un nom : la désertion. Mais sur le vaste terrain du capitalisme
débridé, tous les coups sont permis, dans la négation désinvolte de toute
notion de solidarité.
A ce jeu-là, les peuples sont toujours
perdants.
Dans un tel contexte, la France peut
parfaitement agir de son côté et montrer le chemin d’une fiscalité plus juste.
Notre proposition de loi s’articule autour d’un principe simple et
compréhensible de tous : les multinationales doivent payer leurs impôts là où
elles réalisent leur activité et non dans les paradis fiscaux comme c’est le
cas actuellement.
C’est pourquoi nous proposons d’imposer
ces bénéfices avant qu’ils ne sortent du pays.
Si le « terrain de jeu » de ces
multinationales est mondial, alors adaptons notre fiscalité !
Nous pouvons prendre appui sur les
données mondiales de ces entreprises pour déterminer les bénéfices qui doivent
être imposables dans notre pays.
Prenons l’exemple d’une multinationale
active dans la vente en ligne et qui réalise 50 milliards de bénéfices au
niveau mondial.
La multinationale ne veut pas
communiquer le total de ses ventes dans notre pays ni ses bénéfices ? Grâce à
la TVA, nous pouvons connaitre son chiffre d’affaires.
Et si 15% de ce dernier se fait en
France alors 15% de ses bénéfices mondiaux seront imposés en France, soit 7,5
milliards d’euros.
Il est temps de mettre au
"PAS" les Nike, Mc Do, Starbucks ou IKEA.
Pour les géants américains du numérique,
les GOOGLE et autres Facebook, des propositions existent, émises par l’OCDE,
pour les qualifier juridiquement afin de pouvoir les imposer comme toutes les
entreprises françaises.
Le système que nous proposons fonctionne
déjà ailleurs, comme aux Etats-Unis, en Allemagne, au Canada, où un impôt sur
les sociétés peut aussi être perçu au niveau local.
Une telle réforme modifierait
complètement le paysage de la concurrence fiscale.
Elle rendrait caducs l’existence des
paradis fiscaux et indiquerait aux Etats le chemin à suivre pour faire rentrer
un argent qui n’aurait jamais dû s’échapper.
Il est grand temps de mettre un terme au fléau de la fraude et de
l’optimisation fiscale.
Fabien Roussel, député
du Nord,secrétaire national du PCF
(tribune publiée dans
le JDD du 6 janvier 2019
lundi 31 décembre 2018
mardi 4 décembre 2018
Mardi 3 Décembre 2018
8 h ·
[ Communiqué ]
Rencontre avec le Premier ministre : nous demandons de
déclarer l’état d’urgence sociale.
La paix civile et sociale de notre pays est
aujourd’hui en jeu. Face à la politique d’injustice sociale et fiscale menée
depuis un an et demi, nous avons demandé au Gouvernement de déclarer l’état
d’urgence sociale.
L’urgence sociale
impose de prendre en compte immédiatement les revendications portées par les «
gilets jaunes », que nous avons relayées.
Nous avons ainsi demandé la suspension de
l’augmentation des taxes sur l’essence et le diesel, l’augmentation du SMIC,
des salaires et des pensions, la restauration des services publics notamment en
matière de santé et le rétablissement de l’ISF.
Dès cet après-midi à l’Assemblée Nationale nous nous
ferons l’écho de ces demandes légitimes et demanderons la suspension de la
discussion budgétaire.
Par ailleurs, nous avons rappelé les propositions que
nous portons depuis le début du quinquennat.
Propositions fiscales :
Non cumul en 2019 du CICE et de l’exonération de cotisations sociales patronales (plus de 40 milliards cumulés – Cela permettrait de dégager 20 milliards d’euros de marges de manœuvre).
Non cumul en 2019 du CICE et de l’exonération de cotisations sociales patronales (plus de 40 milliards cumulés – Cela permettrait de dégager 20 milliards d’euros de marges de manœuvre).
Propositions sociales :
Revalorisation des prestations sociales (APL, allocations familiales) indexées sur l’inflation.
Annulation de la hausse de CSG, qui doit aller avec le rétablissement des cotisations sociales « assurance chômage » et « maladie ».
Revalorisation des prestations sociales (APL, allocations familiales) indexées sur l’inflation.
Annulation de la hausse de CSG, qui doit aller avec le rétablissement des cotisations sociales « assurance chômage » et « maladie ».
Propositions écologiques :
Fléchage intégral des taxes sur le carburant vers la transition écologique.
Élargissement du chèque énergie à 8 millions de personnes et revalorisation du montant du chèque énergie (de 200 euros actuellement à 600 euros) pour les plus modestes (forte hausse prévue des prix de l’électricité et du gaz en 2019).
Fléchage intégral des taxes sur le carburant vers la transition écologique.
Élargissement du chèque énergie à 8 millions de personnes et revalorisation du montant du chèque énergie (de 200 euros actuellement à 600 euros) pour les plus modestes (forte hausse prévue des prix de l’électricité et du gaz en 2019).
Propositions institutionnelles :
Retrait du projet de loi constitutionnelle et organisation d’un référendum sur nos institutions
Retrait du projet de loi constitutionnelle et organisation d’un référendum sur nos institutions
Si le Gouvernement ne décide pas de prendre
immédiatement ces mesures, il ne sera pas en mesure de mettre fin à cette
révolte pour la dignité.
Malheureusement, nous n’avons pas le sentiment que le
Gouvernement prend la mesure de cette urgence sociale et nous n’avons que peu
d’espoir d’avoir été entendu sur les mesures que nous lui avons proposées.
Notre motion de censure reste donc d’actualité, dans
l’attente des mesures qui seront annoncées mercredi.
vendredi 30 novembre 2018
Pour le pouvoir d’achat :
augmenter
les salaires, les retraites,
les minimas
sociaux !
Qu'ils portent des gilets
jaunes,
des blouses blanches ou des robes noires,
des millions de femmes et
d'hommes
n'acceptent plus le sort qui leur est fait.
Ils le disent haut et fort : « Trop, c'est trop ! » On ne peut
continuer à vivre
avec des salaires de misère, des pensions et des allocations
rognées, ,
une protection sociale réduite au minimum. Nous sommes des leurs !
Macron
Président des riches et du grand capital
Emmanuel Macron a multiplié les
cadeaux fiscaux à une poignée d'ultra riches
et au capital. 358.000 familles
ont ainsi été exonérées d'ISF alors
que leur patrimoine représente 1.000
milliards d’euros
(l’équivalent de la moitié du PIB de la France) !
Il a
multiplié les cadeaux aux profits des grandes entreprises et
les exonérations
(CICE) avec comme condition de pratiquer des bas salaires !
Il a ainsi
aggravé la précarité pour les salariés, les privés d'emplois,
les jeunes, les
retraités dont les femmes sont les premières victimes.
"En même
temps", il augmente les impôts des ménages moyens et modestes :
CSG,
TICPE (taxe sur les carburants), etc.
Agissons : urgence,
salaires, emplois et justice sociale
Manifestation-
samedi 1er décembre 2018
Lieu : Place de la République 75011 Paris
Horaire : 12h00
Pas
de progrès écologique sans progrès social
Au PCF, nous disons que la
transition écologique, vitale à l'heure où l'humanité
et notre planète
sont menacées, ne peut être menée à bien
sans progrès social
et sans changer notre modèle économique. Au nom de la
priorité au profit
et à l’accumulation de capital, ce modèle impose un coût du
capital
(dividendes et intérêts payés aux banques) exorbitant qui s’oppose aux
dépenses
pour l’écologie, les salaires, les services publics.
Le soi-disant
« coût du travail » n'existe pas : le travail crée les
richesses.
S’attaquer au coût du capital
Nous voulons une économie au
service de l'humain.
Il faut une autre utilisation de l’argent pour produire
autrement et pour partager
les richesses. Pour que chacun.e puisse vivre
dignement, il y a besoin
d'augmenter les salaires, les pensions, les minima
sociaux, de développer
les qualifications. Il y a besoin de développer les
services publics et
d'investissements massifs dans les transports collectifs,
la rénovation
énergétique des logements, une autre industrie. Les moyens pour y
parvenir
existent : banques, profits, fonds publics. Mobilisons-les !
LES PROPOSITIONS DU PCF
Pour le pouvoir d’achat et la protection sociale
→ Au 1er janvier 2019, décider l'augmentation du
SMIC de 260 euros bruts par mois,
soit une augmentation d'environ 200 euros nets (1350 euros nets),
organiser la répercussion sur l’ensemble des grilles de salaires
mais aussi les pensions, les minima sociaux et les allocations formation.
→ Pour financer cette augmentation des salaires, commençons par supprimer
l’ensemble des mesures fiscales en faveur des plus riches et des profits (ISF, CICE…).
→ Ramener le taux de la TICPE à son niveau de 2017 et l’affecter
réellement à la transition écologique
→ Taxation exceptionnelle des 10 milliards de profits annuels des compagnies
pétrolières
→ Taxation du kérosène
→ Maintien des lignes ferroviaires de proximité et développement du fret ferroviaire,
→ Retour à une TVA de 5,5 % sur les transports en commun
→ Mobilisation du crédit bancaire, jusqu’à la Banque centrale européenne (BCE).
Face
à l'absence de réponse du président, le PCF
soutient la journée de manifestation
du 1er décembre
à l'appel des organisations syndicales et appelle
à amplifier
la mobilisation contre la politique du gouvernement.
samedi 8 septembre 2018
13 septembre
dernier jour pour valider son PASS Fête de l’Huma à 26 €
Sur la fête
entrée à 38€
Plus que
quelques jours pour demander votre PASS aux militants communistes
Mardi 11 septembre, dernière permanence
au local de la section PCF de POISSY
De 18h00 à 19h00
16 rue de la sablière 78300 POISSY
Tel 01 39 79 28
00 (laisser vos coordonnées après le message de bienvenue)
Mail poissy.pcf@club-internet.fr
mercredi 5 septembre 2018
Le département des Ardennes sous tutelle de l’État
Le département des Ardennes sous tutelle de l’État
mercredi 5 septembre 2018[]
Le conseil départemental des Ardennes est presque en faillite.
La Chambre régionale des comptes réclamait une hausse de la fiscalité de
22%. Le Préfet a refusé.
|
Déclaration
de Sylvain DALLA ROSA, Adecr08 :
Après une période de suspens, les contribuables ardennais viennent de connaître à quelle sauce fiscale ils seront mangés par le conseil départemental. Rappelons que la fiscalité du département avait déjà augmenté de 9% en 2017. Le Préfet vient donc de rendre son verdict, il n’ajoutera pas une hausse de 22% (réclamée par la Chambre régionale des comptes) à celle de 1% déjà décidée par le conseil départemental pour 2018. Cette mesure était destinée à remettre à flot les finances du département sensiblement dans le rouge. La dette de la collectivité territoriale, envers l’État atteint des sommets, elle est de prés de 15 millions d’euros concernant les dossiers de la A 34 ou de la ligne TGV. De fait, aujourd’hui le Conseil départemental est passé sous tutelle du Préfet. Pourtant ces dépenses ne devraient pas incomber au département car elles touchent à des compétences régaliennes de l’État. En prenant cette mesure d’apaisement et en échelonnant la dette, le Préfet ne fait que reculer temporairement le problème. Dans sa décision celui-ci s’abstient de dire quelque chose sur les investissements fantaisistes du département. Alors que nous attendions l’annulation pure et simple de la dette, le Préfet en rajoute dans les dépenses du département en lui refilant l’entretien des routes qui jusque là relevait de l’État. En première ligne de cette gabegie le personnel à déjà fait savoir qu’il ne serait pas la variable d’ajustement. |
mercredi 4 juillet 2018

PASS FÊTE
DE
L’HUMA
14 * 15 * 16
SEPTEMBRE 2018
Permanences : Local PCF
Tel : 01 39 79 28 00
Mail : poissy.pcf@club-internet.fr
Blog : pcfpoissyboucledeseine.blogspot.com
16 Rue de La Sablière
78300 POISSY
En Juillet, les Mercredis 11, 18 et 25
En Août, les Vendredis 3, 10, 17, 24 et 31
En Septembre Les Mardis 4 et 11
de 18h00 à 19h00
26 € pour 3 Jours (gratuit pour les moins de 15
ans)
38,00 € (FNAC et autres
billetteries,)
dimanche 20 mai 2018
Pierre Ouzoulias : "Le gouvernement doit accepter de publier les
algorithmes locaux
Publié
le 04.05.2018 à 12H02
Le
fonctionnement des algorithmes locaux est bien connu : ils sont déjà utilisés
par les IUT pour "trier" leurs dossiers. // © Frédéric Maigrot
/ REA
Dans une tribune pour EducPros, le
sénateur communiste des Hauts-de-Seine Pierre Ouzoulias s'insurge contre les
"boîtes noires" que représentent pour lui les algorithmes
d'établissements dans la procédure Parcoursup, estimant qu'ils vont être à
l'origine d'une "sélection sociale".
"Parcoursup collecte par le
biais d’une plate-forme nationale des données relatives à la scolarité et la
vie sociale (CV, lettre de motivation, stages, etc.) des candidats à l’entrée à
l’université. Ces données sont mises à disposition des équipes pédagogiques
pour sélectionner les dossiers des étudiants qu’elles veulent accueillir.
À plusieurs
reprises, la ministre de l’Enseignement supérieur et le secrétaire d'État
chargé du Numérique, Frédérique Vidal et Mounir Mahjoubi, avaient pris
l’engagement solennel que tous ces dossiers feraient l’objet d’un examen
personnel et individuel. La non-hiérarchisation des vœux fait, notamment, que
toutes les filières sont en tension et que les
enseignants-chercheurs n’ont matériellement pas le temps de réaliser ce
traitement.
Sur son blog, Julien Gossa a bien montré que les "moyens
supplémentaires" mis en œuvre par le gouvernement ne permettent de
financer que trois minutes de travail par dossier. Autant dire
que les CV et les lettres de motivation ont bien peu de chances d’être lues !
Pis, il est
certain que de nombreuses universités organisent, en ce
moment, un pré-tri des dossiers pour rejeter ceux qui ne seront même pas
examinés. Cette sélection est réalisée à partir des données de
Parcoursup, à l’aide de tableurs et en fonction de critères qui leur sont
propres : les fameux "algorithmes locaux".
Pour
beaucoup, leur fonctionnement est bien connu puisqu’ils sont déjà utilisés par
les IUT pour "trier" leurs dossiers. Certains d’entre eux, par
exemple, pondèrent les notes de terminale en fonction du classement du
lycée.
Lors de
l’examen de la loi ORE (Orientation et réussite des étudiants) au Sénat, le
gouvernement avait déposé, en séance, un
amendement qui étendait le secret des délibérations
à ces "algorithmes locaux". Les candidats pourront,
en septembre, obtenir des informations sur le rejet de leurs dossiers, mais ces
algorithmes ne seront pas publiés, contrairement à celui de
Parcoursup qui devrait être rendu public. Le média Next INpact qui en demandait
le code source a été débouté et vient de saisir la Cada.
Lors de la
première lecture du projet de loi sur la protection des données personnelles,
par un amendement de la commission des lois sur l’article n°14, le Sénat a supprimé cette procédure dérogatoire et
a réaffirmé la nécessité d’une divulgation des règles de fonctionnement des
"algorithmes locaux".
L’Assemblée nationale
a réintroduit cette disposition et la commission mixte
paritaire a échoué à s’entendre sur un texte commun, notamment en
raison du profond désaccord sur cet article n°14.
La
logique de Parcoursup va accélérer les processus de ségrégation sociale, développer les stratégies de contournement de la carte scolaire et
renforcer le recours à l’enseignement privé.
À l’occasion
de la nouvelle lecture de ce projet de loi, le 16 avril dernier, le
président de la commission des lois, la rapporteure, la sénatrice Sophie Joissains et moi-même, par une motion de renvoi en commission, avons défendu,
contre l’avis du gouvernement, la nécessité de respecter
l’esprit de la directive européenne et donc la publicité de ces
algorithmes. Le Sénat a voté, à l’unanimité, pour la suppression de la
dérogation défendue par le gouvernement.
Il est
malheureusement à craindre que l’Assemblée nationale la rétablisse, lors de la
dernière lecture à venir. Si, comme l’affirme le secrétaire d’État au
numérique, l’objectif du gouvernement est vraiment d’assurer la plus grande
transparence de tous les algorithmes, je ne comprends pas son acharnement à
s’opposer à la version du Sénat. Nous attendons donc de
lui qu’il accepte d’accorder aux algorithmes de Parcoursup et des
établissements le même traitement.
Il ne s’agit
pas d’un détail technique. La nécessité de classer tous les dossiers oblige à
les noter avec une précision allant jusqu’à trois décimales après la virgule.
Julien Gossa montre dans une démonstration statistique irréfutable que "pour la majorité des candidats, la décision d’admission
s’apparente en réalité plus à une forme de tirage au sort qu’à une sélection
juste et éclairée".
J’ajoute
que la pondération des notes en fonction du classement du lycée va
accroître les disparités sociales d’accès à l’université. Quelles
sont les chances d’un candidat d’accéder à l’université si son lycée se trouve
en dernière position de ce classement ? Quasiment nulles ! Et l'on comprend
très bien que la logique de Parcoursup va accélérer les
processus de ségrégation sociale, développer les stratégies de
contournement de la carte scolaire et renforcer le recours à l’enseignement
privé.
Défendre les boîtes noires des "algorithmes locaux", c’est, pour
la ministre de l’Enseignement supérieur, une nécessité pour continuer de cacher
les conséquences immédiates de sa loi : le recours systématique au tirage
au sort et à la sélection sociale."
Pierre
Ouzoulias
Sénateur des Hauts-de-Seine
Vice-président de la commission de la culture, de l’éducation et de la communication
Sénateur des Hauts-de-Seine
Vice-président de la commission de la culture, de l’éducation et de la communication
| Publié le 04.05.2018 à 12H02
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