samedi 26 février 2022
La France doit agir pour arrêter la guerre, pour la
paix et la sécurité collective
Écrit par L'équipe de campagne
25 février 2022
La décision prise par le gouvernement russe d’envahir l’Ukraine déclenche l’une des crises les plus graves essuyées par le continent européen depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale. Alors que de nombreuses victimes sont déjà à déplorer en Ukraine, et que l’action de l’armée russe va en causer beaucoup d’autres, la violation du droit international crée une situation extrêmement dangereuse pour l’avenir des relations internationales.
Le Parti communiste français condamne sans
réserve le choix de la guerre fait par Vladimir Poutine. Si l’on ne peut taire
les surenchères des États-Unis et de l’Otan, qui n’ont eu de cesse de vouloir
implanter de nouvelles bases aux frontières de la Russie, rien ne saurait
justifier la politique de force ouverte pratiquée par le pouvoir de Moscou.
Loin de défendre les intérêts de son peuple, son autoritarisme, son nationalisme
et ses proximités avec l’extrême droite européenne ne servent que les intérêts
des puissants oligarques et du capital financier et rentier qui ont plongé une
grande partie de la Russie dans la pauvreté et creusé en son sein les
inégalités.
Le risque de dérive vers un conflit
mondial entre intérêts capitalistes rivaux est désormais très élevé. Tout doit
être fait pour stopper cette spirale. Les peuples européens, jusqu’au peuple
russe, n’ont pas besoin d’une nouvelle guerre. La menace du recours à l’arme
nucléaire n’est plus un tabou. Les grandes puissances s’engagent dans une folle
course aux armements les plus sophistiqués et les plus meurtriers. C’est
extrêmement grave pour l’avenir de l’humanité. Gardons à l’esprit les millions
de morts des derniers conflits et la jeunesse sacrifiée.
Un cessez-le-feu immédiat et le retrait
des troupes russes s’impose. Il faut de toute urgence arrêter une guerre dont
les premières victimes sont les populations civiles, qui se retrouvent au
milieu des combats ou sont contraintes à la fuite. Le Parti communiste français
exprime toute sa solidarité avec le peuple d’Ukraine, qui est la première
victime du conflit. Une aide humanitaire doit lui être apportée. La France et
l’Union européenne doivent prendre toutes les initiatives nécessaires pour
assurer l’accueil des réfugiés.
Du fait de son histoire, la France a une
voix singulière à faire entendre, en faveur de la sécurité humaine et de la
paix, du droit international et de la coopération solidaire des nations et des
peuples. En toute souveraineté, elle doit jouer un rôle moteur et actif dans la
sortie rapide du conflit.
Elle doit tout mettre en œuvre pour
s’opposer aux surenchères guerrières, qui s’expriment du côté du pouvoir russe
comme dans le cadre de l’Otan, et dont le peuple d’Ukraine paierait le tribut
le plus lourd.
La communauté internationale doit isoler
politiquement, diplomatiquement et économiquement le régime de Poutine, afin de
le contraindre à renoncer à sa politique de force ouverte. La livraison d’armes
à l’Ukraine, loin de préserver la souveraineté de ce pays, n’aboutirait qu’à
ajouter de la guerre à la guerre, au risque de conduire le continent européen
tout entier au bord d’un engrenage fatal.
Le rôle de notre pays est d’agir par la
voie politique et diplomatique en faveur de la désescalade. En utilisant son
siège au Conseil de sécurité, il doit proposer à l’ONU, de prendre l’initiative
de convoquer une conférence pan-européenne extraordinaire de paix et de
sécurité collective, réunissant l’ensemble des États européens, avec l’Ukraine
et la Russie.
Cette conférence serait chargée d’aboutir
un règlement négocié global, permettant de traiter les causes du conflit, de
rétablir l’indépendance d’une Ukraine non alignée, et d’ouvrir une perspective
de paix et de sécurité durable en Europe, sur les bases des principes de l’acte
final de la conférence d’Helsinki et de la charte de Paris de 1990.
Pour faire prévaloir une logique de paix
contre le bellicisme des puissances capitalistes, les peuples doivent faire de
toute urgence entendre leur voix.
Le PCF appelle à des rassemblements
unitaires, dès ce week-end et dans les jours qui suivront, en faveur d’un
cessez-le-feu immédiat, du retrait d’Ukraine des troupes russes, et d’une
initiative diplomatique de la France pour la paix et la sécurité collective.
vendredi 25 février 2022
Publié le 24/02/2022 par PCF
Ukraine : Non à la guerre, la France doit porter urgemment une offre de paix (PCF - Fabien Roussel)
Le président russe
Vladimir Poutine a annoncé dans la nuit le début d'une "opération
militaire" russe en Ukraine.
Le PCF condamne cette grave décision dont les conséquences peuvent être incontrôlables.
V. Poutine prend ainsi la responsabilité du déclenchement de la guerre et
de l'embrasement de l’ensemble de la région.
L'Ukraine vient de décréter la loi martiale.
C'est un échec pour tous car la sécurité de l’Europe, de l’Ukraine et
de la Russie sont indissociables.
Le président russe s'enfonce dans l'ultranationalisme et
avec son gouvernement et ses soutiens, il porte la responsabilité militaire, au mépris absolu des instances multilatérales et du droit international -- de cette guerre.
La responsabilité collective revient aussi à tous ceux, à commencer par
l'OTAN, qui ont nourri le feu de la confrontation, refusé de laisser l'Ukraine à l'écart d'une entrée discutable dans l'Alliance et distillé à leur tour le poison de l'ultrantionalisme,des haines et désirs de vengeance.
Ce désastre pouvait être évité. L'histoire jugera ; dans l'immédiat, il est indispensable de protéger les populations civiles des deux côtés de la ligne de front.
Le PCF s’inquiète du terreau que cette guerre offre dans la société ukrainienne
aux milices d’extrême-droite et à leur influence sur le gouvernement ukrainien,
de même qu'à la cristallisation nationaliste en Russie et, inversement,
russophobe dans plusieurs pays européens.
La France ne peut pas prendre part à ce conflit, ni directement, ni
indirectement par l'intermédiaire de livraisons d'armes.
La France trouvera des appuis en Europe et dans le monde pour engager sans délai,sous égide de l'ONU, une initiative paneuropéenne extraordinaire, en toute indépendance de l’OTAN et des États-Unis, pour remettre toutes les parties autour de la table de négociations.
Il est nécessaire de porter fermement l’offre d’une conférence européennede coopération et de sécurité collective incluant la Russie,pour parvenir à un règlement politique du conflit sur la base du contenu des Accords de Minsk et des principes de sécurité collective.
Le PCF est solidaire de toutes les forces de paix, en Ukraine, en Russie et en Europe qui se lèvent contre la guerre.
Le PCF prendra toute sa place dans les initiatives pour la paix qui pourront être prises dans les prochains jours.
Parti communiste
français
Paris, le 24 février 2022
lundi 21 février 2022
samedi 19 février 2022
lundi 29 novembre 2021
Grande sécu, grosse manip’
Les mauvais coups se préparent toujours par des commissions ou rapports qui expliquent les nécessités des régressions sociales. Voici qu’à la veille de l’élection présidentielle, sous les lambris de quelques ministères et de l’Elysée, se concocte un projet dit de « grande sécu ». S’agit-il de répondre aux déserts médicaux, à la crise de notre système de santé ou aux défis du vieillissement ? Rien de cela !
En apparence le projet semble alléchant. Il est présenté comme un moyen pour les assurés sociaux de réaliser des économies sur leurs mutuelles ou complémentaires santé. Ainsi, sur commande du ministre de la santé, le Haut-conseil pour l’avenir de l’assurance maladie brandit la somme de 19 milliards € d’économies. Un grand bluff, puisque cette somme sera payée par les assurés sociaux sous forme d’impôts, avec une augmentation de la contribution sociale généralisée (CSG) ou des surplus de TVA.
Il est bon de rappeler que lors de sa création, la CSG a été présentée comme une contribution provisoire. Non seulement ce prélèvement supplémentaire dure mais augmente régulièrement. A celui-ci s’est ajoutée la Contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS). De loin en loin, une part du financement de la protection sociale s’est donc fiscalisé et étatisé, à l’opposé du mode financement et de gestion pensés par Ambroise Croizat , selon lesquels les travailleurs gèrent eux même, via la cotisation, les richesses produites par le travail dans l’objetif de faire face solidairement au risque, au chômage, à la vieillesse, à la maladie.
Aujourd’hui, il est proposé de pousser encore plus loin cette étatisation par le bais d’une fiscalisation : le système solidaire assis sur les cotisations sociales issues du travail et des richesses produites sera remplacé par un impôt qui augmentera au fur et a mesure des demandes étatiques pour rembourser une dette globale, alors que les recettes du budget de l’Etat diminuent du fait des exonérations d’impôts et de cotisations sociales des plus grandes entreprises. On insérera donc la Sécurité sociale dans le périmètre contraint des comptes de l’Etat, eux-mêmes soumis aux dogmes austéritaires. C’est, du reste, ce qui vient d’arriver à l’assurance chômage. En ligne de lire se trouve le Projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS), distinct du Projet de loi de finance de l’Etat (PLF), que les libéraux rêvent de fusionner. Ce qu’on prendra d’un coté sera donc, soit financé par la dette contractée auprès des marchés financiers, soit contrebalancé par de nouveaux coups de canif contre la fonction publique et les dépenses utiles. Avec, in fine, le même chantage.
Déjà l’abondement des caisses de la Sécurité sociale par l’impôt a aboutit à plus de déremboursements de médicaments, à une considérable dégradation des conditions de travail des personnels, et a une dégradation générale de nos systèmes de santé.
Avec ce projet, ce ne serait donc plus les assurés sociaux avec leurs représentants, les employeurs et l’Etat qui géreraient la Sécurité sociale, mais l’Etat seul qui disposerait du budget de la sécurité sociale dans le cadre « des trajectoires budgétaires » voulues par la Commission européenne.
Autrement dit, pendant qu’un panier de soins plus restreint serait imposé, une part de l’argent prélevé sur les citoyens serait dirigée vers le remboursement de la dette de l’Etat que l’on fait par ailleurs grossir. Les marchés financiers y trouveraient certainement leur compte. Pas l’intérêt général !
L’objectif vise aussi à réduire la part du salaire socialisé, donc à permettre aux employeurs d’abaisser encore les rémunérations globales issues du travail, baptisées « coût du travail » par les mandataires du capital.
Or, le cœur du financement de la sécurité sociale doit être calculé sur la masse salariale. Le lien avec l’entreprise et les créations de richesses par le travail doit rester sa matrice. Et, dans l’actuel contexte où les profits financiers se sont élevés à 232 milliards €, des sources supplémentaires de financement existent en faisant contribuer ces sommes au financement de la protection sociale. Ceci rapporterait rapidement entre 40 et 50 milliards €. De même l’égalité salariale entre les femmes et le sommes permettrait une rentrée supplémentaire de 20 milliards. Un plein emploi réel serait également une source considérable de recettes qui assurerait la pérennité du système solidaire. La division par deux depuis 2018 des cotisations patronales, doivent être annulées au profit d’une nouvelle cohérence au service du bien commun. Celle-ci permettrait d’améliorer les remboursements des soins et des médicaments indispensables tout en créant une modulation des cotisations des employeurs selon qu’ils favorisent le travail et la formation, la réduction du temps de travail ou l’augmentation des rémunérations.
Il s’agit d’un enjeu de taille : défendre notre système de Sécurité sociale, financé par le salaire socialisé, à l’heure où le pouvoir, avec l’ensemble des candidats de droite et d’extrême droite, qui ne cesse de se référer au Général de Gaulle pour mieux préparer la destruction de tous les progrès conquis avec le Conseil national de la Résistance. Si le projet gouvernemental crée les conditions d’un débat pour régénérer et élargir le système solidaire de Sécurité sociale, la vigilance s’impose pour empêcher l’opération en cours.
Fabien Gay : "Nous avons besoin d’Humanité"
Nous avons besoin d’Humanité. Parce que la période que traverse notre pays est lourde de dangers. Des scrutins électoraux décisifs s’annoncent. Et la crise sociale, économique, sanitaire, environnementale fait planer de nombreuses menaces sur la tête des classes populaires. Dans ce paysage inquiétant, les droites aiguisent leurs couteaux. Elles se recomposent et trouvent leur centre de gravité dans un discours ultraréactionnaire.
Dans le même temps, le capital redouble d’offensives pour mettre à bas les conquêtes sociales. L’Humanité se doit d’être au rendez-vous. Elle doit jouer son rôle historique pour empêcher que la France ne sombre dans la haine et la division. Pour que notre pays résiste à la lame de fond ultralibérale, et soit le fer de lance des combats émancipateurs, pour la justice et l’égalité.
Pour y parvenir, nous sommes à l’offensive.
Les 20 et 24 janvier prochains, de nouvelles formules de l’Humanité et de l’Humanité Dimanche, plus incisives, vont renforcer l’utilité et l’audience de nos journaux. Nous avons besoin d'Humanité. Notre plateforme internet sera elle aussi profondément rénovée pour assurer à l’Humanité une présence plus forte dans l’espace numérique. Nous travaillons enfin à repenser la Fête de l’Humanité, heureuse d’atterrir au cœur de l’Essonne, pour élargir encore l’audience de cet événement à nul autre pareil et indispensable aux forces de progrès.
L’Humanité entre ainsi dans une nouvelle étape de sa longue existence. Mais non sans obstacles. Notre situation reste fragile et des difficultés redoutables se profilent, dont le renchérissement des prix du papier, la hausse des coûts d’impression, de transport et de mise en kiosque, et les dangers qui pèsent sur la distribution postale. Sur chacun de ces sujets qui menacent l’existence d’une presse pluraliste et indépendante, nous mènerons les actions nécessaires.
Notre groupe dispose d’importants atouts pour relever ces défis
A commencer par sa totale indépendance à l’égard de puissances capitalistes qui nous protège et nous renforce dans le débat public. Mais pour sauvegarder cette indépendance, l’Humanité a besoin de mobiliser son plus grand atout : la communauté de ses lectrices et lecteurs, de ses amis et soutiens.
C’est tout le sens de l’appel à souscription que nous lançons aujourd’hui. Car faire vivre et développer l’Humanité est un enjeu d’intérêt général qui concerne toutes celles et tous ceux qui refusent d’être pris en tenaille entre les forces capitalistes et la gangrène nationaliste. Comme toujours au cours de son histoire, c’est par la mobilisation de toutes les énergies, de toutes les volontés que l’Humanité se dressera pour affronter les défis qui s’amoncellent. Votre soutien sera aussi le gage des liens puissants et singuliers qui unissent l’Humanité, ses lectrices, lecteurs et amis.
Pour affronter l’avenir, plus que jamais, nous avons besoin de toutes les énergies, de toutes les volontés. Pour réussir notre ambition, nous avons besoin de nouveaux moyens financiers. Une nouvelle fois, amis, lectrices et lecteurs, nous lançons avec vous une grande souscription populaire. Nous avons besoin d’Humanité. Ensemble, donnons-nous la force pour la développer !
Publié le 24/11/2021 par PCF
Petite histoire des journalistes et réalisateurs communistes à la radio-télévision (4)
Mettre fin à la tutelle gaulliste sur l’ORTF et « libérer l’information » : ces revendications étaient au cœur des manifestations de mai 1968 ; de très nombreuses affiches vont fleurir sur ce thème, genre « La police vous ment tous les soirs à 20 h ».

À la Maison de la radio, une partie du personnel vote la grève le 17 mai. Il faudra encore quelques jours pour que le mouvement s’installe, pour y rallier toutes les catégories de l’Office (journalistes, administrateurs, employés, techniciens, réalisateurs, etc.), pour dépasser la peur de représailles gaullistes aussi. Mais cette grève sera une des plus fortes du mouvement de 68, elle va durer jusqu’au 13 juillet, soit 43 jours.
À partir de la déclaration de grève, l’accès de la rue Cognacq-Jay (où se trouve alors la première chaîne) est interdit aux grévistes ; ils se rabattent sur la Maison de la radio. Un témoin de ce mouvement, le chroniqueur d’art Adam Saulnier, raconte : « Les délégués syndicaux et autres représentants du personnel siègent sans discontinuer. Raoul Sangla préside dans le rôle du bon chérif. Rue Cognacq-Jay, c’était le cinéma avant Hitler et le cinéma soviétique des premières années ; nous sommes à la Maison de la radio dans le cinéma américain. »
C’est donc le communiste Raoul Sangla qui anime les échanges au studio 112, réquisitionné par l’Intersyndicale, les débats du « Parlement des 15 000 salariés de l’ORTF ».
La grève est studieuse, les débats remettent tout en cause, la politique de l’information et celle des lettres, des arts, du théâtre, du cinéma, du sport, des loisirs, des connaissances. On n’en finit plus d’échanger, de rédiger, de voter. De Saulnier encore : « Des slogans fleurissent sur les murs de Paris. Les murs de la Maison de la radio ne sont pas en reste : « Studio 109, studio sang neuf ! ». C’est au studio 109 que se tiennent les assemblées générales. Ou « L’émotion tue les motions, les motions tuent l’émotion ».
« L’Union des journalistes de la télévision » (UJT) est formée des journalistes qui avaient voté la grève (97 voix contre 23) ; elle publie en juillet des « Notes d’information concernant la crise de l’ORTF et la grève des journalistes de la télévision » qui critique la politique d’information menée jusque-là et propose une réforme ambitieuse de l’ORTF, autour de trois axes : indépendance, impartialité, participation des personnels.
Il y eut une autre forme d’action spectaculaire du personnel en lutte, et Stellio Lorenzi y prendra une part active : l’opération « Jéricho ». Il s’agissait de faire tourner - au sens propre, faire le tour - les grévistes autour de la Maison (ronde) de la radio, une manif tournante en espérant faire tomber les murs de la censure…
Au terme de la grève, des avantages sont obtenus au plan des salaires notamment, mais rien ne bouge du côté du système d’information. Au contraire, le pouvoir qui a senti un moment le média lui échapper ne pardonne pas. Dès 1968, une première vague de licenciements va éliminer, entre autres, nombre de salariés « rouges » : 64 journalistes et 30 pigistes sont concernés (une émission de FR3, le 4 novembre dernier, parlait de 102 licenciements). Sans parler des « placardisés ». Une seconde vague interviendra en 1974, sous Giscard d’Estaing, avec 274 journalistes touchés et 50 mises à la retraite. (La même année, 1974, marque la fin du monopole de l’ORTF, le glissement progressif vers l’audimat et la télé pub). On parlera même un temps de 500 journalistes -syndicalistes, communistes, socialistes - qui auraient été licenciés ou écartés entre 1968 et 1980.
Gérard Streiff
Publié le 25/11/2021 par PCF
25 novembre : la parole se libère, la réponse politique ne peut plus attendre !
Tous les jours, depuis des mois, et encore ces derniers jours à l'encontre d'hommes publics, la parole des victimes de violences sexistes et sexuelles se libère toujours plus, partout, dans tous les secteurs de la société française, montrant le caractère systémique de ces violences.

Déjà plus de 102 féminicides, en France, en 2021 ! Derrière ce chiffre, il y a des noms Adeline, Pascale, Chahinez, des vies volées, des orphelins. Et ces féminicides ne sont pas des accidents, ce sont des meurtres qui sont l'aboutissement terrible d'un continuum de violences toutes intolérables.
Tout au long de leur vie, les femmes subissent non seulement la violence physique de leurs oppresseurs, faite de coups, de harcèlement, d’injures mais aussi la violence sociale du système capitaliste, avec la précarisation toujours plus forte de leurs emplois, les inégalités salariales ou la charge mentale qui leur est imposée. Aucune de ces violences ne relève du domaine privé car elles menacent la République dans ses principes mêmes.
Comme le rappelaient les pancartes dans la grande marche unitaire qui a réuni 50000 personnes contre les violences faites aux femmes samedi dernier à Paris, 65% des victimes de féminicides avaient pris contact avec les autorités pour dénoncer les violences qu'elles subissaient.
Le PCF est pleinement mobilisé pour des politiques publiques à la hauteur de l'enjeu et au sein même de notre organisation, à la fois précurseur sur nombre de dispositifs visant à construire un environnement militant sans violence sexiste ni sexuelle et conscient de tout le travail qui reste à faire pour soutenir au mieux les victimes et éradiquer ces violences.
Seules l’augmentation des moyens alloués à la lutte contre les violences faites aux femmes et l’adoption d’une loi-cadre à la fois répressive et préventive permettront d’endiguer ce système. C’est pourquoi le PCF, avec son candidat à l'élection présidentielle Fabien Roussel, porte deux propositions essentielles :
Une hausse considérable des moyens mis en place pour lutter contres les violences sexistes et sexuelles, à hauteur d’un milliard d’euros.
L’adoption d’une loi-cadre sur les violences intrafamiliales, avec les financements nécessaires pour la mettre en œuvre et qui rassemblerait l’ensemble des problématiques concernant ces violences, notamment avec un volet portant sur les dispositifs de prévention et d’accompagnement.
Publié le 24/11/2021 par PCF
Le Ti Truck Santé en Vendée…
Depuis désormais quatre ans nous organisons, chaque jeudi, les « Jeudis de la solidarité », qui consistent à proposer aux familles populaires des produits bio de très haute qualité. L’Humanité en a fait un très beau reportage.

Au fil du temps ces « Jeudis » sont devenus des lieux d’échanges et de construction d’actions concrètes, gagnantes. Et, entre autres toutes les questions du quotidien, une a littéralement « explosé », celle de la santé vue au sens large. Dans notre département, 10 % de la population, soit 70 000 patients, n’ont pas de médecin-traitant, les Urgences ne sont plus totalement assurées dans les 7 hôpitaux publics désormais regroupés en un unique GHT*. Le PCF en Vendée a déclaré le département « Département en grande urgence médicale ».
L’Exécutif départemental a alors convenu qu’il fallait dépasser le constat et passer aux actes concrets. C’est ainsi qu’il a été décidé d’aller au fin fond des villages, dans les quartiers populaires, dans les secteurs en grande « désertification médicale », avec un « Ti Truck Santé Vendée ». C’est-à-dire un véhicule utilitaire aménagé en salon, qui sillonne le département en commençant par les zones sensibles, la Roche-sur-Yon bien sûr, mais aussi les territoires des Herbiers, de Fontenay-le-Comte, de Challans, Coex, etc.
À cette occasion nous rencontrons les usagers, mais aussi les responsables d’associations engagées dans ce domaine, les élu·e·s, les soignants, dans les faits toutes celles et tous ceux qui veulent relever le défi de la santé en Vendée.
Dans son projet « Vendée 2040 », le Conseil départemental, bien à droite car composé de 100 % d’élus de droite, avait affiché son objectif d’ « Accompagner le déploiement d’une offre de santé accessible à tous sur le territoire ». Avec le « Ti Truck Santé », nous avons dit chiche !
La création d’un collectif populaire de « Patients sans médecin » est en route. Les lignes commencent d’ores et déjà à bouger. Des élus, des responsables d’associations ont repris notre proposition d’expérimenter le « conventionnement sélectif à l’installation » qui permettrait de compléter utilement les dispositifs d’incitation à l’installation dans les zones sous dotées. Des parlementaires souscrivent à l’autre proposition de faire appel à la réserve nationale médicale. Dans son article L 3134-1, le Code de la santé publique précise : « La réserve sanitaire peut être mise à disposition lorsqu’il est nécessaire de renforcer le soin sur le territoire d’une région en cas de situation sanitaire exceptionnelle ».
Le Conseil départemental et différentes municipalités ou intercommunalités que nous avons rencontrés ont également repris certaines de nos propositions, comme par exemple la création d’un centre départemental de Santé, la création de centres municipaux de Santé, le salariat des médecins. Des associations d’usagers ont vu le jour. Nous saluons comme il en convient toutes ces initiatives.
Nous agissons avec l’objectif que soient recrutés 1,5 médecin généraliste de plus par tranche de 10 000 habitants, pour mettre la Vendée dans la moyenne régionale, ce qui fait 90 médecins généralistes en plus.
Pour avancer dans cette perspective, le PCF en Vendée propose que 3 bus médicaux soient immédiatement commandés. Ils devraient pouvoir fonctionner à partir des 3 principaux centres publics de santé, le centre départemental de Santé et les deux centres municipaux de Santé (La Roche-sur-Yon et celui de Saint-Gilles-Croix-de-Vie). Soit un bus médical par arrondissement. Ces bus iraient à la rencontre des patients sans médecin-traitant. Ceci peut se faire dans un grand élan de solidarité territoriale avec un soutien de l’ARS. D’ailleurs, le Directeur de l’ARS de Vendée a souscrit à cette proposition, notamment sur La Roche-sur-Yon dans un premier temps.
C’est une proposition « faisable » qui pourrait débuter très rapidement. Des médecins généralistes sont susceptibles d’adhérer à ce projet et de lui consacrer quelques heures par semaine. Il y a aussi les médecins salariés du département, des villes de La Roche-sur-Yon et de Saint-Gilles-Croix-de-Vie.
Tout ceci renforce le projet proposé par les communistes de « faire converger toutes les initiatives et actions en cours pour les rendre gagnantes. Chacune et chacun conservant son autonomie ».
Le Collectif d’animation du « Ti Truck Santé » :
Marie-Françoise Michenaud ; Pierrick Chaigne ; Cédric Gaudeau ; Bernard Dugas ; Bernard Violain.
Fédération de Vendée du PCF
* Groupement Hospitalier de Territoire.
mercredi 22 septembre 2021
jeudi 26 août 2021
mardi 17 août 2021
Le bon de soutien de 30€ est le moyen de
pouvoir rentrer à la Fête pendant les trois jours. Sur cette somme, 1€
sera reversé au Secours Populaire Français,
pour soutenir ses actions de solidarités,
et il vous permettra de recevoir un beau Hors-série de L’Humanité comprenant
notamment le plan et le programme complet de la Fête.
Votre don en ligne se fait au profit du
Fonds de dotation l’Humanité en partage, dont les objectifs sont de promouvoir
les initiatives culturelles, de solidarité et
de soutien au groupe L’Humanité. Votre
participation de 30€ vous donne droit à une défiscalisation ou un crédit
d’impôt à hauteur de 66% du montant de la somme versée.
Le bon de soutien est nécessaire pour
toute personne née avant le 10/09/2009.
GRÂCE
AU CODE UNIQUE PRÉSENT SUR VOTRE BON DE SOUTIEN, VOUS POURREZ DEMANDER VOTRE
INVITATION À LA FÊTE DE L’HUMANITÉ 2021.
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Rendez-vous aux permanences de la section PCF POISSY
16 Rue de la Sablière 78300 POISSY
Dates de permanences:
AOÛT
28/8 de 17 h 00 à 19 h 00
30/8 de 17 h 00 à 19 h 00
01/9 de 17 h 00 à 19 h 00
07/9 de 17 h 00 à 19 h 00
08/9 de 17 h 00 à 19 h 00
Ou prendre contact par
SMS au 06 71 42 31 79 (Jacques ROSIER)
vendredi 11 juin 2021
Publié le 09/06/2021 par PCF
2022 : Remettre au cœur du débat politique le changement de politique dont la France a besoin – Extraits de l'intervention de Fabien Roussel devant le Conseil national des 28 et 29 mai.
Nous avons besoin de remettre au cœur du débat politique le changement fondamental de politique qu’exigent la situation politique et l’aggravation des crises qui minent le pays. La candidature que nous avons décidée à l’occasion de l’élection présidentielle de 2022 doit y contribuer pleinement.

Les scrutins des 20 et 27 juin prochains compteront beaucoup pour cette échéance. Et je compte bien, comme je l’ai déjà fait à travers plusieurs déplacements ces dernières semaines, placer ma candidature au service du succès de nos candidates et candidats, notamment cette semaine en AURA aux côtés de Cécile Cukierman et de la liste qu’elle conduit. Je poursuivrai la semaine prochaine en Bourgogne Franche-Comté, autour des enjeux industriels portés par nos candidats, en Bretagne et évidemment dans les Hauts-de-France.
Sans revenir sur les propositions de Pierre Lacaze et sur notre débat d’hier soir, je veux souligner que nous devons tout mettre en œuvre, en terme de direction, pour faire grandir, avec les départementales et les régionales, des propositions qui montrent, quels que soient les rassemblements dans lesquels nous nous inscrivons en fonction des régions et des départements, la possibilité d’ouvrir un chemin d’espoir pour le pays, de répondre aux besoins populaires et de construire des réponses crédibles et durables à la crise.
Il nous faut progressivement entrer dans une nouvelle phase, tous ensemble, celle d’une candidature identifiée par notre peuple, par la jeunesse et le monde du travail et de la création comme le levier utile pour se défendre contre les politiques qui leur sont imposées depuis trop longtemps et pour ouvrir une alternative crédible et ambitieuse dès 2022.
Dans ce travail, j’ai proposé à notre camarade Ian Brossat d’assumer la responsabilité de directeur de campagne, et à Jérémy Bacchi celle de mandataire financier. Tous deux ont accepté et je tiens à les en remercier en notre nom à tous, tant ces fonctions sont importantes pour mener une campagne présidentielle, surtout quand nous n’avons pas tous l’héritage des dernières campagnes de ce type.
Avec eux, et prochainement avec l’exécutif national, je vous proposerai un dispositif de campagne, à l’appui d’un organigramme, au sein duquel chacune et chacun aura à cœur d’apporter le meilleur pour mener ce combat, difficile mais enthousiasmant.
Je réunirai la semaine prochaine, avec Igor Zamichiei et Pierre Laurent, l’ensemble des secteurs de travail pour un échange sur les modalités de travail permettant de nourrir notre campagne dans tous les domaines, à partir des propositions actualisées pour notre projet pour la France, mais aussi de propositions d’initiatives susceptibles de rythmer la campagne présidentielle et la construction d’un pacte d’engagements communs pour les législatives.
Sans attendre toutefois, nous avons engagé la mise en place d’un dispositif de communication permettant de faire connaître l’existence de notre candidature dans le paysage politique.
- Avec un site internet fabienroussel2022.fr et une affiche qui est en cours de livraison dans les fédérations.
- Avec un mot d’ordre qui situe l’ambition de notre campagne : relever le défi des jours heureux.
- Avec la référence « aux jours heureux », il s’agit ainsi d’inscrire notre combat politique dans une perspective positive pour notre peuple, libérée des dominations, des injustices, des inégalités, des gâchis et de toutes les souffrances humaines qu’engendre le système en place.
En situant cette perspective comme un défi, nous entendons faire des conditions de cet horizon un grand débat politique dans le pays. Il ne s’agit en effet pas seulement de porter un nouveau projet de société, en rupture avec celui du néo-libéralisme, mais de dialoguer avec tout le pays des conditions politiques de sa mise en œuvre.
La campagne de la présidentielle, telle que je la conçois, doit permettre de bousculer le débat politique du pays.
Travaillons à l’implication la plus large dans notre campagne, dans le Parti et bien au-delà dans toute la société française.
Toutes et tous candidats, toutes et tous acteurs de ce débat démocratique dont nous voulons irriguer le pays sur le changement de politique.
Permettons à toutes celles et tous ceux qui vont nous rejoindre durant toute cette année, en restant eux-mêmes mais en voulant contribuer au rassemblement sur notre projet, notre démarche et nos propositions, de trouver leur place.
Et les centaines de femmes et d’hommes que nous choisirons pour être candidats aux élections législatives et construire, localement et nationalement, le pacte d’engagements communs que nous voulons, auront également un rôle décisif, en cohérence avec nos ambitions pour les élections législatives, de renforcer considérablement la représentation de la gauche à l’Assemblée nationale, et notoirement de sa composante communiste.
Afin de marquer l’été par de premières initiatives de campagne au plus près de nos concitoyens, dans la foulée des échéances départementales et régionales, je vous propose que nous décidions de faire circuler tout l’été une caravane de la présidentielle, dont nous pourrions nous donner l’objectif qu’elle circule dans 25 départements.
Dans les semaines et les mois qui viennent, soyons le moteur d’initiatives politiques sur tous les enjeux essentiels pour nos concitoyen·ne·s, en lien permanent avec les luttes.
Oui, nous avons besoin de faire de cette campagne un temps de développement des luttes, d’expression des exigences sociales, de promotion des aspirations à la démocratie, dans les institutions comme dans les entreprises, de débats avec les syndicats, les associations, les forces de gauche, pour pousser l’indispensable débat sur le contenu d’une politique de gauche à la hauteur des défis de la période.
Des victoires sont possibles et précieuses pour la dynamique politique que nous voulons voir grandir !
C’est le cas avec les salarié·e·s d’Ibis Batignolles, avec la réintégration d’Alex obtenue par la justice contre la direction de la RATP, de l’annulation du licenciement de Cathy chez Primark, ou encore de l’obligation imposée à la direction de la SNCF de réintégrer Jean-Michel Dieudonné, que j’ai reçu à Colonel-Fabien, comme j’ai reçu, avec Fabien Gay, les salariés licenciés de chez TUI, toujours en bagarre. Pour beaucoup ces succès doivent à la détermination des salariés et de la CGT, à l’engagement à leurs côtés des militants et des élus communistes notamment.
Mais nous voyons bien que ces succès, aussi encourageants soient-ils, appellent une mobilisation sociale et politique d’un tout autre niveau, alors que la crise économique s’approfondit et qu’elle va être décuplée dès que les dispositions de soutiens gouvernementaux seront levés.
Sur la santé avec la campagne « Pas de profits sur la pandémie », la jeunesse avec notre proposition d’un pacte pour la jeunesse, l’énergie avec la première étape des états généraux, l’industrie qui est au cœur du tour de France des entreprises, les initiatives prises ces derniers mois par le PCF nous ont permis de marquer des points décisifs. Ces initiatives doivent être prolongées avec esprit de suite.
Concernant la santé, c’est le sens des Assises du Médicament que j’ouvrirai le 10 juin prochain ici même au siège du Parti. Et je veux déjà remercier les camarades du secteur Santé et de la commission Économique pour leur travail extrêmement précieux à cette occasion.
En matière de jeunesse, je vous propose de prolonger le travail par la mise en débat de nos propositions très largement soutenues dans le pays, en lien avec le MJCF, à travers des réunions réunissant des centaines de jeunes pour construire avec eux le pacte dont la jeunesse du pays a tant besoin.
J’ai poursuivi cette semaine la bataille aux côtés des énergéticiens pour porter la constitution d’un grand service public de l’énergie, par des initiatives en Pyrénées-Atlantiques, avec les barrages hydro-électriques et à Gravelines sur le nucléaire.
Sur tous ces enjeux, nous mesurons à quel point la question du travail et de l’emploi est décisive.
Pour engager une véritable révolution sanitaire, éducative, il faut y rompre les logiques d’austérité et embaucher, former, massivement, et dégager à cette fin d’immenses moyens. C’est le cas aussi à la Banque de France, cœur de notre système bancaire, où plus de 1 000 emplois risquent d’être rayés d’un trait de plume avec des missions de service public mises en cause, ou encore à la Société générale. C’est encore le cas avec les salariés de Framatome, d’APERAM en Saône-et-Loire, là aussi confrontés aux délocalisations boursières, avec ceux de la plateforme de Roussillon en Isère qui portent, avec la CGT Chimie, la revendication d’une délocalisation de la production du paracétamol sur notre territoire. C’est le cas dans tant de filières, véritablement livrées au saccage industriel, sous la houlette de grandes multinationales, parfois avec la complicité du gouvernement. Des PSE, les délocalisations et abandons de production se multiplient ainsi dans la filière de la fonderie automobile, avec des situations humaines parfois dramatiques, en Morbihan, dans l’Indre ou encore dans le Jura, où je me rendrai ce lundi soutenir les salariés de MBF en lutte et appuyer les démarches de la présidente de Région pour préserver l’outil industriel et les emplois, en lien avec nos camarades colistiers aux régionales.
Aussi, je vous propose de construire une grande initiative nationale sur l’emploi à l’automne à Paris, dans laquelle nous pourrions faire converger les luttes pour l’emploi de tous nos départements, donner la parole à des travailleurs et formuler des propositions en la matière pour le pays, notamment en matière de sécurisation de l’emploi.
En résumé, en réponse à une crise politique majeure, il nous incombe la responsabilité de provoquer une redistribution des cartes politiques dans le pays, en particulier à gauche.
Par nos propositions, en participant à tous les débats auxquels nous serons conviés, par les initiatives que nous entendons prendre pour aider au rassemblement des forces populaires, nous voulons nous adresser aux électrices et électeurs de gauche, à toutes les formations progressistes, aux forces du mouvement social, à toutes celles et tous ceux qui se désespèrent de n’avoir pas de réponses à leurs attentes et interrogations. Avec elles, avec eux, nous voulons construire une perspective d’espoir.
Nous ne nous résignons pas à la faiblesse de la gauche, à son impuissance à parler au monde du travail, aux classes populaires, à la jeunesse.
De la présidentielle aux législatives, nous entendons de toutes nos forces faire émerger l’alternative dont la France a besoin.
C’est le sens profond de mon engagement dans cette campagne présidentielle.
Voilà, cher·e·s camarades, les propositions que je souhaitais vous présenter en introduction de notre débat.
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