mardi 25 octobre 2016



    Pour la défense du logement social
          public dans les Yvelines

Le parc HLM (OPIEVOY) dissout sans l’avis des locataires !
Locataires, élus, agissons ensemble pour que l’office reste dans le logement social PUBLIC !

Le risque est grand que l'Office Public de l'Habitat (OPH) OPIEVOY soit dissout pendant l’été.
La direction de l'OPIEVOY projette de vendre le parc HL M à une société anonyme.
Les départements de l'Essonne et des Yvelines ne doivent pas abandonner un outil public social au service des familles les plus modestes et se décharger de leurs responsabilités en cédant son patrimoine à un des organismes largement dominés par les banques ou le Medef.
Qu'arrivera t­-il au parc des 18 000 logements des Yvelines ?
 Même si le président actuel de l'OPIEVOY déclare qu'aucune augmentation des loyers n'aura pas lieu, il n'y a aucune certitude que ce sera le cas. Et les nouveaux logements construits tout comme les résidences faisant l'objet d'une réhabilitation échapperont-ils à cette promesse ?
Carrieres Sous Poissy    3 Logements
Chambourcy                56  Logements
Poissy                           813  Logements
Triel Sur Seine                 3  Logements
Total pour le Secteur de POISSY et environs, 875 Logements
             
              TOUS ENSEMBLE SOYONS EXIGEANTS :
Ø    Nous demandons à Madame la ministre du logement de ne signer aucun décret ou arrêté avant la fin de l'année.
Ø    De mettre à profit ce délai pour engager la concertation avec les élus,
          les locataires et leurs représentants.
Ø      De conserver le parc HLM de l'OPIEVOY dans le domaine public.
Ø      De garantir le maintien des loyers et des charges à leur niveau actuel.

  
A envoyer ou déposer à
Pétition

Le parc HLM (OPIEVOY) dissout sans l’avis des locataires !
Locataires, élus, agissons ensemble pour que l’office reste dans le logement social PUBLIC !

TOUS ENSEMBLE SOYONS EXIGEANTS :
-       Nous demandons à Madame la ministre du logement de ne signer aucun décret ou arrêté avant la fin de l'année.
-       De mettre à profit ce délai pour engager la concertation avec les élus, les locataires et leurs représentants.
-       De conserver le parc HLM de l'OPIEVOY dans le domaine public.
De garantir le maintien des loyers et des charges à leur niveau actuel.

jeudi 4 août 2016



Fête de l'Humanité



La Fête de l'Humanité, organisée chaque année par le journal L'Humanité, revient au nord de Paris, pour un week-end de débats, d'expositions et de concerts.
Ne manquez pas l'édition 2016 de la Fête de l'Huma,

vendredi 9, samedi 10 et dimanche 11 septembre 2016
au Parc Départemental George-Valbon à la Courneuve
.
La Fête de l’Humanité, une ville éphémère de 600 000 habitants en plein cœur du parc de La Courneuve.

Que l’on ait 5, 20, 50 ans ou plus, que l’on vienne en groupe d’amis, en couple ou en famille, que l’on soit militant ou non, novice ou habitué, la Fête recèle un faisceau de surprises et d’émotions. Au choix : musique, politique, arts visuels, cinéma, théâtre, cirque, sport, littérature, gastronomie, attractions foraines...

Pour 25 euros, (vignette bon de soutien à réserver auprès des militants)

les visiteurs peuvent voir en 3 jours plus de 50 concerts, des centaines de débats, des dizaines d’expositions, des films, des spectacles, participer à des rencontres, des ateliers, des animations et bien d’autres événements...
Cet immense rassemblement constitue chaque année un rendez-vous festif, culturel, politique, sans pareil.

Au menu 

Au programme, comme toujours : de la musique, des meetings, des expositions et des débats mais aussi un village de livres, un forum social ou encore un village de sport.

Eh bien, préparez-vous à vibrer grâce à l'électro-pop de The Chemical Brothers ou bien à la soul incontournable de Ms. Lauryn Hill.

Alain Souchon et Laurent Voulzy seront de la partie tout comme Caribbean Dandee, avec Joey Starr et Nathy, ou encore le groupe punk Ludwig Von 88, ainsi que The 1975.

Retrouvez aussi l’artiste performeuse et compositrice américaine Lindsey Stirling et l’auteure-compositrice malienne Rokia Traoré.

Mais ce n'est pas tout puisque le groupe de reggae à la musique métissée Danakil sera aussi présent, tout comme le DJ The Avener .


Programmation  2016 - Grande Scène : 
·                                 The Chemical Brothers
·                                 Michel Polnareff
·                                 Ms. Lauryn Hill
·                                 Lindsey Stirling
·                                 Laurent Voulzy et Alain Souchon 
·                                 Rokia Traoré
·                                 Caribbean Dandee avec JoeyStarr et Nathy
·                                 Danakil
·                                 The Avener
·                                 The 1975
·                                 Ludwig von 88


Programmation 2016 - Scène Zebrock
·                                 Clarika
·                                 Hair 2016 - The American Tribal Love-Rock Musical
·                                 La Canaille
·                                 Heymoonshaker
·                                 Refugees Of Rap
·                                 Billie Brelok
·                                 Ali Amran
·                                 Bagarre 


Permanence à la section PCF de POISSY
16 Rue de la sablière

Les vendredi 5, 12, 19, 26 Août et 2 Septembre 2016

de 18h00 à 20h00

dimanche 26 juin 2016

Parti Communiste Français


 Paris, le 24 juin 2016
COMMUNIQUE DE PRESSE

BREXIT : L'ampleur du désaveu doit conduire à la refondation de l'UE (Pierre Laurent)

Les citoyens britanniques viennent de voter à 51,9 % pour sortir de l'Union européenne. C'est un nouveau choc révélateur de l'ampleur du désaveu populaire vis-à-vis de l'UE néolibérale. Le temps est venu de refonder l'UE, de construire une Union de peuples et de nations libres, souverains et associés, tournée vers le progrès humain et la justice sociale. Cette nouvelle Union, et les nouveaux traités qu'elle appelle, doivent se construire sous le contrôle des peuples européens.

Le déni répété de cette exigence depuis le référendum de 2005 sur le Traité constitutionnel européen jusqu'au coup d’État financier contre la Grèce, a conduit l'Europe dans le jusqu'au-boutisme libéral et donné des ailes à l'extrême droite. La stratégie de David Cameron et l'accord passé avec la Commission européenne ciblant les populations immigrées ont libéré les forces les plus xénophobes au Royaume Uni. Même dans sa formation politique, Cameron a été pris à son propre jeu. Pour les classes populaires britanniques, le changement de gouvernement qui s'annonce à l'automne, encore plus à droite, veut dire plus d'austérité, plus de soumission aux marchés, plus de tensions et de racisme dans la société.

Nous refusons le faux dilemme imposé par les partisans de l'austérité, entre l'enfoncement dans la crise sociale et l'autoritarisme, ou la dislocation sur fond de rivalités nationalistes. Il y a une autre option, celle de la reprise en main du projet européen par la gauche. Une lutte cruciale pour notre avenir à tous est engagée entre la droite ultralibérale de Boris Johnson alliée à l’extrême droite de Marine Le Pen et l'alliance de toutes les forces de gauche et de progrès qui refusent l'austérité. Nos regards se tournent vers l'Espagne, ou le résultat de dimanche pourrait ouvrir un espoir dans le camp progressiste. Les communistes français seront plus que jamais au côté des peuples, de la gauche du Royaume Uni et d'Irlande, dans la période complexe et instable qui s'ouvre. Avec nos alliés, nous travaillerons sans relâche à la construction de l'Europe du développement social, économique et écologique, respectueuse des souverainetés nationales.

La campagne présidentielle et législative de 2017 doit être l'occasion d'un grand débat populaire sur la politique de la France en Europe. Il n'y a rien à attendre de Hollande et Sarkozy qui ont été les artisans de l'Europe austéritaire. La question du changement politique à gauche, dans un grand pays comme le nôtre se pose plus que jamais. Le PCF entend y contribuer dès maintenant, en construisant un pacte d'engagements commun qui contienne une politique concrète et offensive pour un gouvernement de la France qui soit au combat sur la scène européenne.

Pierre Laurent Secrétaire national du PCF Président du PGE

Paris, le 24 juin 2016

lundi 23 mai 2016







FETE DE L'HUMANITE

9, 10, 11 Septembre 2016
PARC DEPARTEMENTAL GEORGES - VALBON 
              Parc Départemental 
               93120 LA COURNEUVE

Vignette   25€
en souscription auprès des militants communistes
a savoir
au lieu de 35€ à la FNAC

Les vignettes sont à disposition auprès des militants
de la section de POISSY.

Section PCF :
Tel : 01 39 79 28 00



jDu Vendredi 09 Septembre 2016 au Dimanche 11 Septembre 2016 

La fête de l'Huma, c'est chaque année au mois de septembre l'occasion de faire des rencontres, d'assister à des débats, de voir et d'entendre de nombreux artistes pendant un long week-end de trois jours. Rendez-vous est pris au Parc de la Courneuve les vendredi 9, samedi 10 et dimanche 11 septembre 2016 pour trois jours de fête ! Cette année marque la 81édition de la fête de l'Humanité. Plus de 50 concerts sont prévus, vous pourrez également faire des rencontres et parler avec des gens venus de différents pays en visitant les 450 stands. Des attractions foraines sont également prévues pour les amateurs de sensations. La Fête de l’Humanité, un évènement à ne pas rater.

Programmation des concerts de la fête de l'huma 2016 à venir

Les premières têtes d'affiche du Festival de l'Huma 2016 ont été annoncées : Laurent Voulzy et Alain Souchon, Rokia Traoré, Joey Starr et
Nathy avec Caribdean Dandy, Lindsey Stirling, Ludwig Von 88,
The 1975...


Que la Fête de l'Humanité soit la vôtre ! 

jeudi 17 mars 2016


Article 13 de l’avant-projet El Khomri: une très discrète bombe à retardement

Publié le  
Article de Jean-Charles Mirande, avocat au barreau de Paris et Hervé Tourniquet, avocat au barreau des Hauts-de-Seine publié par l’Humanité le 11 mars 2016. Cet article 13 de l’avant projet de loi constitue une des plus graves régressions juridiques portées par le texte et justifie, à lui seul, le retrait du projet entier.

Tandis que les grandes manœuvres se poursuivent du côté du gouvernement pour tenter de rallier à sa cause quelques organisations syndicales au soutien de son avant-projet de loi de réforme du Code du travail et que l’on égrène les articles sur lesquels des « concessions » pourraient intervenir, il est un article de cet avant-projet, l’article 13, passé jusque-là inaperçu, qui constitue pourtant une des plus graves régressions juridiques portées par le texte.
L’article 13 dispose ainsi:« Lorsqu’un accord d’entreprise est conclu en vue de la préservation ou du développement de l’emploi, ses stipulations se substituent de plein droit aux clauses contraires et incompatibles du contrat de travail, y compris en matière de rémunération et de durée du travail.  
L’accord mentionné au premier alinéa ne peut avoir pour effet de diminuer la rémunération mensuelle du salarié.
Le salarié peut refuser la modification de son contrat de travail résultant de l’application de l’accord mentionné au premier alinéa. Ce refus doit être écrit.
Si l’employeur engage une procédure de licenciement à l’encontre du salarié ayant refusé l’application de l’accord mentionné au premier alinéa, ce licenciement ne constitue pas un licenciement pour motif économique et repose sur une cause réelle et sérieuse. Il est soumis aux dispositions relatives à la rupture du contrat de travail pour motif personnel. »
Ainsi, en quelques lignes, cet article anéantit trois des principaux piliers de la construction du droit du travail au cours des quarante dernières années.
Premier pilier: l’ordre public social de protection
Ce principe, depuis des décennies, garantit au salarié, en cas de conflit entre les différentes normes qui s’appliquent à sa situation (loi, convention ou accord collectif, contrat de travail), que la disposition la plus favorable sera appliquée.
Le nouveau texte prévoit que l’accord collectif, dont on peut craindre qu’il puisse aisément intervenir sous la pression du chantage aux licenciements ou à la fermeture de l’entreprise, permettra à l’employeur d’imposer les clauses de l’accord, moins favorables que celles convenues à l’occasion de la signature de son contrat, ou fixées par la convention collective ou la loi, qui, jusque-là, était considérée comme le garde-fou minimal des droits des salariés.
A priori, l’accord ne peut diminuer la rémunération mensuelle…
A priori seulement dès lors qu’il est au surplus prévu qu’« un décret définit la rémunération mensuelle » évoquée par le texte.
Cette formule, inutile dès lors que le « salaire mensuel » est aujourd’hui parfaitement défini comme l’ensemble des rémunérations, fixes et variables versées au salarié en contrepartie de son travail, laisse craindre une restriction de la définition du salaire à la seule rémunération fixe…
Au-delà, si le salaire ne peut être modifié, il peut en revanche être procédé à l’augmentation du temps de travail.
Ainsi un nouveau principe voit le jour: travailler plus pour gagner autant…
Deuxième pilier: le contrôle du motif économique par le juge
Jusqu’à ce jour, lorsqu’un salarié était licencié pour avoir refusé une modification de son contrat de travail, le contrôle du juge portait sur la véritable cause du licenciement qui n’est évidemment pas le refus du salarié mais le motif économique de la proposition faite par l’employeur.
Ce nouveau type d’accord conduira le salarié réfractaire à être licencié pour le « motif réel et sérieux » d’avoir refusé la modification de son contrat de travail.
En outre, l’employeur n’aura plus à justifier d’un quelconque motif économique de sorte que tout contrôle du juge sera anéanti.
Autant dire en pratique que la signature de l’accord d’entreprise autorisera tous les licenciements sans motif face au refus du salarié et, en conséquence, tous les abus.
Troisième pilier: le plan de sauvegarde de l’emploi
En effet, si plus de 10 salariés refusent la modification de leur contrat de travail, l’employeur devait jusque-là mettre en œuvre toutes les mesures susceptibles de préserver l’emploi et, au pire, accompagner utilement les licenciements par des mesures de reclassement et de soutien indemnitaire.
Désormais aucun plan social préalable ne sera nécessaire, aucune discussion avec les représentants du personnel et l’administration du travail ne seront utiles, puisque les salariés seront licenciés selon la procédure individuelle de licenciement pour motif non économique. Exit également, bien entendu, l’obligation de reclassement et toute indemnité complémentaire.
Ce dispositif singulier est évidemment contradictoire et paradoxal à l’heure où l’on prétend encourager la sécurité tout autant que la « flexibilité ».
On observera la filiation de ce dispositif:
– d’une part, avec l’ANI et la loi Sapin du 14 juin 2013 dite de « sécurisation de l’emploi », plus précisément de son article 15 qui crée les « accords de maintien de l’emploi ».
Ces accords étaient à durée limitée, ils devaient être justifiés par de graves difficultés économiques selon un diagnostic partagé par l’employeur et les organisations syndicales et contenir un engagement de maintien de l’emploi.
C’était sans doute encore trop demander. Raison pour laquelle, avec ces nouveaux accords dits de « préservation et de développement de l’emploi », les employeurs n’auront plus à s’embarrasser de l’existence de graves difficultés économiques, d’un diagnostic partagé avec les organisations syndicales, d’un engagement de maintien des emplois, de l’effort partagé entre les salariés et l’entreprise, en ce compris ses dirigeants et d’une durée déterminée et plafonnée ;
– d’autre part, sans que, malheureusement, cette curieuse confusion ne surprenne plus personne, avec les fameux « accords de compétitivité emploi » que M. Sarkozy voulait introduire dans le Code du travail, sans en avoir eu le temps en 2012.
L’article 13 de l’avant-projet de loi El Khomri en est la reprise pure et simple « décomplexée »…
Ainsi le gouvernement de François Hollande fera ce dont Nicolas Sarkozy avait rêvé.
Le lecteur aura compris que le gouvernement pourrait reculer, et le Medef s’accommoder de la disparition des dispositions de l’article 30 bis consacré à la nouvelle définition du motif économique du licenciement tout particulièrement contesté.
L’article 13 permettra en effet aux entreprises de s’affranchir purement et simplement de sa définition actuelle…
Cet article, par sa gravité, les menaces et les bouleversements qu’il engendrerait, justifie, à lui seul, le retrait de l’entier projet.


vendredi 11 mars 2016



Île-de-France. Une cure de restrictions «jamais vue»

JULIA HAMLAOUI
MARDI, 8 MARS, 2016
L'HUMANITÉPhoto : Éric Feferberg/AFP
Avant que les élus n’en prennent connaissance, la présidente «Les Républicains» de la région, Valérie Pécresse, a annoncé dans la presse les grandes lignes de son prochain budget, contesté par la gauche.
«Une économie, jamais vue, de 120 millions d’euros sur un an. » Valérie Pécresse, présidente « Les Républicains » d’Île-de-France, n’est pas peu fière des coupes claires prévues dans son prochain budget, qui ne doit pas être présenté aux élus avant vendredi en commission et, officiellement, avant une dizaine de jours. C’est « plus de 5 % » du budget de fonctionnement que l’ancienne ministre du Budget de Nicolas Sarkozy entend sabrer, a-t-elle annoncé hier dans le Figaro. Et c’est à l’ancienne majorité de gauche que la nouvelle présidente fait porter la responsabilité de sa propre politique : « La situation financière est catastrophique. Tout doit être remis à plat. Il y avait un trou dans la caisse de 440 millions d’euros », a- t-elle argué, hier. « Avec Mme Pécresse, c’est, un coup, 500 millions; un coup, 300 millions de trou, et c’est toujours de la faute du (titre de transport – NDLR) Navigo unique. Mais on attend toujours les éléments budgétaires relatifs à cette situation », rétorque Gilbert Cuzou, conseiller régional PS. Pour la présidente du groupe Front de gauche à la région, Céline Malaisé, « la vraie difficulté, c’est la baisse des dotations de l’État, qui représente 120 à 130 millions pour 2016 justement, mais la majorité ne semble pas vouloir le dire trop fort ».

Subventions revues à la baisse

Se vantant, avec des accents de revanche, de commencer une « chasse au gaspillage », Valérie Pécresse a détaillé les mesures phares de sa cure de restriction. Sous couvert d’efficacité, les dotations et subventions accordées par la région devraient être revues à la baisse dans plusieurs domaines. Ce sont d’abord les « 31 organismes associés à la région » qui vont en faire les frais, puisqu’elle entend « les fusionner », après avoir réduit leur dotation de 10 %. « Pour l’Orchestre national d’Île-de-France, par exemple, l’économie demandée représente la suppression de 10 à 15 concerts par an », constate Céliné Malaisé, qui représente la région au sein de cet organisme.
Dans la droite ligne de la campagne « LR » de décembre, qui proposait notamment de supprimer la subvention de Sortir du colonialisme, organisateur chaque année d’une semaine contre le racisme, la présidente du conseil régional veut arrêter de financer tant les « associations n’ayant pas fourni de compte rendu d’activité », que le « peuple sarayaku » en Équateur, par exemple, passant par la même trappe une partie de la solidarité locale et la coopération internationale. Mais c’est aussi le service Jeunes Violences Écoute qui devrait être supprimé, au prétexte qu’il coûte, selon elle, « 1 million d’euros par an pour dix appels par jour ». « Tout est vu au travers du prisme du coût et non pas du bénéfice social », déplore Céline Malaisé.

Inégalités, exclusion

En retour de ce plan drastique, l’ancienne ministre du Budget a aussi annoncé l’augmentation des investissements de la région de 70 millions d’euros (reste 50 millions qui disparaissent bel et bien, au vu des 120 millions d’économies annoncés). Si, dans les priorités fixées, figurent le transport, l’éducation, la culture, les communes rurales (sans détail pour l’heure), le « triplement des crédits à la sécurité », dont « 3 millions d’euros débloqués en urgence pour la sécurisation d’une centaine de lycées », est également à noter.
Défaut de solidarité, inégalités, voire exclusion risquent bien au final de devenir autant de marqueurs de la nouvelle politique régionale : « Nous avons mis fin à l’injustice de la réduction de 75 % dans les transports pour les étrangers en situation irrégulière », assénait hier Valérie Pécresse, en référence à une disposition votée fin janvier avec le soutien du Front national. D’autres mesures sont déjà sous le feu des critiques de la gauche, à l’instar de celles sur le logement : « Quand est annonce pour mars la fin des financements pour les collectivités ayant 30 % de logements sociaux, il s’agit d’une priorité très partisane, alors que 57 % des Franciliens sont éligibles au logement social et très social », lui reproche Gilbert Cuzou.
Quant aux salariés du conseil régional, ils devraient eux aussi servir de variable d’ajustement : « Dans l’attente d’une réorganisation des services », bientôt « décloisonnés et simplifiés », « nous ne remplacerons pas les départs en retraite au siège et je ne renouvellerai pas les CDD », a-t-elle martelé. Bienvenue dans une région où l’austérité règne en maître.
 Pécresse toujours plus à droite... jusqu’à l’extrême
La rédactrice en chef d'un jour
MARDI, 8 MARS, 2016
L'HUMANITÉ
Par Caroline De Haas, militante féministe.
Le programme mis en œuvre par Valérie Pécresse dans la région Île-de-France va bien au-delà des propositions habituelles de la droite. Elle s’approche même dangereusement de l’extrême droite. De fait, depuis 2012, on a le sentiment que l’ensemble de la société glisse peu à peu vers la droite. La gauche perd ses valeurs, la droite court derrière l’extrême droite. Et à la fin, le Front national ramasse la mise.


dimanche 3 janvier 2016




Meilleurs vœux !

JEUDI, 31 DÉCEMBRE, 2015
L'HUMANITÉ
L'éditorial de Patrick Le Hyaric À l’aube de l’année nouvelle, nous présentons à chacune et chacun d’entre vous, ainsi qu’à vos familles et proches, nos meilleurs vœux de santé et d’espoir.
Nous le faisons sincèrement et sans naïveté tant les angoisses sont prégnantes. Elles sont liées aux difficultés à boucler ses fins de mois, à trouver un emploi quand on n’en a plus, comme à la crainte de le perdre et de tomber dans la précarité. S’y ajoute désormais l’angoisse de voir se reproduire l’horreur qui, à plusieurs reprises, a marqué de sang l’année noire qui s’achève. Que l’on ne revive plus cela! Tel est l’un de nos vœux les plus fervents. Conjurer cette haine et ce mépris de l’autre et de la vie appelle sûrement vigilance et solidarité. Celles-ci seront d’autant plus efficaces que nous défendrons les services publics, de la police à l’école, des pompiers à la santé, de la justice aux transports en commun. La sûreté protectrice va de pair avec la sécurité du travail, de l’environnement ou de la santé. Ceci nécessitera plus d’engagement dans l’action pour se défaire des critères européens de rationnements budgétaires, indexés sur les seuls intérêts de profit pour la minorité des possédants. Elle va aussi de pair avec le reflux du recours à la force et aux guerres, pour laisser la place à la diplomatie et la politique.

Le terrorisme veut diviser, affaiblir, anéantir notre République. La réponse pour le combattre ne doit pas conduire, comme dans un jeu de miroir, à épouser les simplismes, en créant un climat de peur, en désignant des boucs émissaires, « l’autre », le présumé étranger comme suspect et responsable de tous nos maux, du chômage à l’insécurité ou à la guerre. Ceci constituerait un formidable paravent pour continuer à détruire des droits sociaux, dont le Code du travail, tandis que certaines libertés deviendraient plus précaires. C’est ce qui se profilerait avec la combinaison de l’inscription de la déchéance de nationalité de concitoyens nés en France et l’inscription de l’état d’urgence dans la Constitution.

Au cœur d’une crise de la politique sans précédent sous la cinquième République, avec une extrême droite voyant valider sa propre proposition, ceci peut conduire à tous les excès. Il faudra dans l’unité populaire empêcher cela. Ces modifications, combinées aux diktats européens et aux projets de contrôle des données personnelles, sont grosses de danger pour l’avenir. Un immense travail est indispensable pour régénérer la démocratie et le débat public. Tous les démocrates, tous les humanistes auront besoin de se lever pour défendre et faire vivre en actes les valeurs de notre République: Liberté, Égalité, Fraternité. Ce sera le thème de la première Agora de l’Humanité, le 9 janvier prochain, au musée d’Histoire de l’immigration à Paris. L’Humanité, l’Humanité Dimanche et notre plateforme numérique l’Humanité.fr seront dans l’année qui vient au service d’un mouvement pour l’état d’urgence démocratique, social et environnemental.

Faire vivre ces idéaux et aider à inventer du neuf, dans l’actuel contexte où les journaux et médias sont devenus la propriété de grands groupes industriels et financiers, est devenu un combat très difficile. Dans l’intérêt du débat démocratique comme de celui de l’indispensable contre-offensive idéologique pour les idées de progrès, pour le combat émancipateur et la paix, il nous faudra ensemble affronter la rudesse de ce combat. Sans nos journaux, nombre d’actions sociales, syndicales, associatives seraient réduites au silence. Sans nos journaux, nous ne serions pas reliés aux étincelles d’espoir qui surgissent en Espagne, au Portugal, en Grèce ou du côté de la gauche britannique, indienne, nord-américaine ou d’Amérique latine. Sans nos journaux, les liens entre les enjeux sociaux, environnementaux, et un nouveau codéveloppement durable planétaire seraient encore moins ténus. Nous avons été contraints, depuis le mois de mai dernier, de lancer une grande campagne de dons.

Nous remercions une nouvelle fois celles et ceux qui y ont participé. Nous allons devoir la poursuivre, tout en augmentant les prix de nos journaux dès les premiers jours de janvier. Mais, l’utilité et l’efficacité de l’Humanité passent par un élargissement du nombre de ses lectrices et lecteurs. Ne disposant pas des moyens de promotion et de communication des autres, c’est l’effort de chacune et de chacun d’entre nous qui peut contribuer à la faire connaître et lire. Parce que le besoin d’humanité dans cette période de violence se fait encore plus pressant, participer au développement du journal qui porte ce nom et ces valeurs est une œuvre d’intérêt commun. C’est un atout inestimable pour contribuer à modifier les rapports de forces du côté du progrès social et humain.

Bonne année de combats et d’espoir.


Pierre LAURENT

Voeux 2016

« Rien de concret pour l'emploi » 


Au nom du Parti communiste Français, j'adresse mes vœux les plus chaleureux aux Françaises et Français. Pour que cette année soit bonne, il faudra puiser dans ce que notre société recèle de meilleur pour tourner la page des moments difficiles de 2015. 

Nous n'oublierons pas l'horreur des attentats de janvier, des attaques terroristes du 13 novembre, l'accélération gravissime de la crise politique en France, la dégradation continue du niveau de l'emploi et des conditions de vie, les divisions qui nous empoisonnent. 

Mais la France peut s'en sortir par le haut en donnant une réalité, partout, à ses valeurs de Liberté, d'Egalité, de Fraternité et de paix universelle. La France s'en relèvera si elle ose l'investissement massif dans la lutte contre le chômage. 

Les annonces faites ce soir par le Président de la République nous indiquent, malgré les belles paroles, que la trajectoire du gouvernement, n'est ni l'apaisement des tensions en France et dans le monde, ni la présentation de mesures efficaces pour la création et la protection de l'emploi. 

Le travail est la priorité des Français. C'est la garantie de l'emploi de qualité pour tous qui devrait être inscrite dans la Constitution. François Hollande a déclaré l' « état d'urgence économique et sociale » mais de concret, rien. Pour notre part, nous agirons sans relâche pour que le droit à l'emploi et à la formation de chaque jeune devienne une réalité en 2016. 

Les frappes en Syrie seront poursuivies. L'inscription de l’État d'urgence dans la Constitution et le maintien, malgré les alertes de la société civile, de l'extension de la déchéance de nationalité aux bi-nationaux, sont totalement contraires au discours de François Hollande sur la patrie, sur l'unité des Français. 

Le PCF, fidèle à ses valeurs, fidèle aux idées de gauche, prendra plusieurs initiatives d'ampleur pour offrir un avenir aux générations futures, à tous les Français, sans distinction. 

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, 

Paris, le 31 décembre 2015.

POISSY PCF

Villes de : 
Bures-Morainvilliers, Carrières Sous Poissy, Chambourcy, Chapet, Crespières, Davron, Les Alluets Le Roi, Médan, Orgeval, Poissy, Triel Sur Seine, Verneuil Sur Seine, Vernouillet, Villennes Sur Seine

.                                                 


                  Bonne année 2016 à toutes et tous, ainsi qu’a vos proches




lundi 7 décembre 2015



Déclaration de Pierre Laurent, 
Secrétaire national du Parti communiste français 
dimanche 6 décembre – 
20 heures

Premier tour des élections 

régionales 2015 - 

Déclaration de Pierre Laurent

Les premières estimations connues à cette heure des résultats du premier tour des élections régionales confirment le grave état d'alerte social et démocratique du pays.
Dans notre pays, la France, où des millions et des millions de personnes souffrent durement du chômage, de la précarité, du pouvoir de la finance sur nos vies et sur notre travail, où l'angoisse du lendemain ronge la vie de tant de nos concitoyens, où les attentats du 13 novembre ont ajouté la peur à toute cette insécurité sociale, la menace est réelle de voir la droite et l'extrême-droite diriger dimanche prochain la très grande majorité, et peut-être la totalité, des 13 nouvelles régions. Ce serait une catastrophe que la très grande majorité de notre peuple paierait cher.
C'est une situation d'extrême danger pour notre pays car le Front national renforce, après les élections européennes, sa place de premier parti politique. Le racisme déclaré de son programme libéral-populiste constitue une mise en cause explicite des valeurs d'égalité, de liberté et de fraternité de notre République.
Dans ce contexte, plus de 50% des électrices et des électeurs ont une nouvelle fois choisi de s'abstenir, marquant leur défiance massive et désormais structurelle à l'égard du fonctionnement de plus en plus défaillant de notre démocratie. La colère contre tous les manquements à la parole donnée, aux engagements pris aussitôt abandonnés dans les actes, continue de grandir.
Les résultats portent évidemment la marque de la situation exceptionnelle dans laquelle se sont déroulés ces élections. Les enjeux des élections régionales ont été sciemment marginalisés. Depuis les attentats du 13 novembre, la peur qu'ils ont suscitée et l'inquiétude provoquée par l'état d'urgence ont été largement instrumentalisés et ont compliqué encore le scrutin.
Pourquoi en sommes nous là? Parce que depuis des années les attaques des pouvoirs de l'argent contre le monde du travail, les déréglementations de la mondialisations capitaliste, les politiques ultralibérales européennes ont démantelé les solidarités. Parce que la pensée unique dominante a matraqué toutes les tentatives d'ouvrir un nouveau chemin de transformation sociale.
La responsabilité des gouvernements successifs qui ont maintenu depuis dix ans, contre l'avis d'une majorité du pays, le cap de politiques d'austérité de plus en plus dures, appliquées avec des méthodes de plus en plus autoritaires, est immense. L'impasse politique, économique, sociale dans laquelle ils se sont acharnés à enfoncer le pays a nourri un rejet que plus rien ne peut arrêter.
La montée du Front national s'est d'autant plus nourrie de ce rejet que la droite des Républicains et de l'UDI et les dirigeants socialistes se sont dépensés sans compter pour installer le Front national et, en faire leur principal «concurrent», un repoussoir pour sauvegarder leur hégémonie. Ils ont eux même banalisé ses idées, espérant ainsi étouffer tout espoir de transformation sociale et favoriser leurs projets de recomposition politique. Le résultat est le désastre politique auquel nous assistons. Jamais les communistes ne s'y résigneront. Et nombreux avec eux sont les démocrates, les électeurs de toutes les familles de gauche à ne pas accepter ce scénario mortifère. Leur rassemblement dans l'action sera plus que jamais nécessaire.
Les listes sur lesquelles les communistes étaient engagés avec le Front de gauche et des forces citoyennes et écologistes ont travaillé à ouvrir un autre chemin, contre l'austérité, pour la solidarité et le progrès humain partagé. Ce soir, le score obtenu par les listes est un point d'appui pour les batailles à venir et pour battre la droite et le Front national au second tour. Ces scores sont certes encore très insuffisants. Nos ambitions demeurent pour l'avenir. Mais ce soir, sans le respect de ces listes et de leurs électeurs, rien n'est possible à gauche.
Ce soir, une chose est certaine. Le grand défi de la nouvelle période politique qui s'ouvre sera celui de la construction d'un nouveau projet de gauche solidaire et fraternel pour notre pays et pour notre République. Ce projet doit être un projet de solidarité, de prospérité partagée et de paix et non un projet de guerre, de concurrence et d'égoïsmes réciproques. Dans les semaines et les mois à venir, les communistes prendront à gauche, avec toutes les forces citoyennes, sociales et politiques disponibles, toutes les initiatives nécessaires à la construction politique de ce nouveau pacte d'avenir pour la France, pour la conduite duquel les dirigeants actuels du pays sont totalement défaillants.
Pour le second tour, le PCF veut faire respecter la volonté des électeurs qui ont accordé leur confiance aux listes citoyennes et du Front de gauche au premier tour. Pour que ces électeurs soient représentés par des élus auxquels ils font confiance, pour que les régions aux compétences élargies et utiles au quotidien, comptent des élus à gauche déterminés à poursuivre les combats contre l'austérité et par la promotion de politiques publiques de solidarité, pour battre la droite et écarter le danger extrême du Front national, le PCF appelle à construire des listes de second tour qui rassemblent les différentes listes de gauche du premier tour. Dans ces listes, personne ne se rallie à personne. L'addition de ces listes est la seule manière d'empêcher la victoire totale de la droite et de l'extrême droite. Dans les assemblées régionales, les élus communistes agiront librement sur la base de leurs engagements devant les électeurs au premier tour pour faire avancer tout ce qui aidera notre peuple à mieux vivre.
La France ne pourra en rester là... Notre peuple est en demande de changement, de rassemblement et de sens pour se sortir de l'impasse actuelle. Il est urgent de mettre l'humain au cœur de toutes les questions sociales et non la finance.

Déclaration de Pierre Laurent, Secrétaire national du Parti communiste français dimanche 6 décembre – 20 heures


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