vendredi 21 février 2025

 

A l’Elysée ce matin pour porter la voix d’une paix juste et durable en Ukraine

 

Publié le 20 février 2025

A l’invitation du président de la République, je me suis rendu ce matin à l’Elysée pour participer, comme l’ensemble des chef•fes de parti, à une rencontre en présence du Chef d’État-Major des Armées et un responsable des services du renseignement militaire, sur les évolutions de la situation en Ukraine.

Après la présentation par les deux militaires des menaces graves et multiformes que ferait porter la Russie sur le continent européen en général et la France en particulier et qui justifieraient selon eux, d’une part un réarmement massif de la France et de l’Europe et d’autre part, le renforcement de la présence militaire française aux frontières terrestres, aériennes et maritimes avec la Russie, le président de la République a précisé sa vision de la situation en insistant sur plusieurs points :

• Son opposition à un cessez-le-feu sans l’accord de l’Ukraine qui signerait la défaite de celle-ci.

• Le risque majeur, selon lui, qu’aurait l’organisation d’élections en Ukraine qui verraient « une victoire inacceptable de pro-russes ».

• Sa volonté de dialoguer avec Donald Trump mais de ne pas s’engager dans un dialogue avec Vladimir Poutine.

• Son souhait de soutenir la demande de l’Ukraine d’intégrer l’OTAN.

• Ses démarches en cours auprès des différents pays européens sur la base de cette ligne stratégique.

• La question des sacrifices à accepter pour s’inscrire dans une économie de guerre et pour investir dans la souveraineté européenne en matière de défense.

Face à ces interventions dignes de la Guerre froide et alors que pas une seule fois n’ont été évoquées les menaces économiques, industrielles ou militaires que fait peser sur les états européens le président des Etats-Unis d’Amérique, j’ai rappelé au président de la République que le président russe n’avait malheureusement pas le monopole des ingérences politiques en Europe et que les déclarations récentes et répétées de responsables américains de premier plan en faveur de l’extrême droite constituaient un risque bien réel pour nos démocraties.

J’ai également rappelé que la sécurité des peuples européens « de l’Atlantique à l’Oural » ne pourrait passer que par un mécanisme de sécurité collective, tel que celui imaginé en 1975 lors de la signature de l’acte final de la conférence d’Helsinki, et implique nécessairement que le dialogue se construise avec l’ensemble des parties prenantes du conflit dont le président de la Fédération de Russie et le président ukrainien.

La guerre se déroulant sur le sol européen, il revient à l’Europe et singulièrement à la France, seule puissance nucléaire de l’UE, de proposer les conditions d’une paix juste et durable sur le continent, comprenant :

·         le départ des troupes russes d’Ukraine,

·         la garantie de la neutralité de celle-ci,

·         l’arrêt progressif des sanctions contre la Russie et le déploiement d’une force de maintien de la paix sous l’égide des seules Nations unies.

La sécurité du peuple ukrainien passe par ce cadre auquel il faut enfin s'atteler à nouveau : la sécurité collective paneuropéenne.

Alors que la perspective d’un envoi de troupes européennes sert d’une part l'objectif de Donald Trump qui consiste à transférer le poids de la guerre à l'Europe et à affaiblir durablement le continent et, d’autre part, celui de Vladimir Poutine qui espère obtenir des gains décisifs dans cette guerre d’agression qu’il mène depuis trois ans, j’ai appelé le président de la République française à tout faire pour construire une véritable autonomie stratégique de l’Europe au service de la Paix.

Une véritable autonomie stratégique de l’Europe, c'est une politique indépendante de paix et de sécurité collective, une politique permettant une nouvelle industrialisation sur le continent et la garantie d’une souveraineté technologique de l’Europe et de la France, en matière de défense.

Alors que le président de la République enferme la France dans le front du refus d’une perspective diplomatique et politique à la guerre en Ukraine au risque d’accélérer une victoire russe sur le terrain et maintient la vassalisation de la diplomatie française à la diplomatie américaine et à son bras armé que constitue l’OTAN, j’ai réaffirmé la singularité de la voix de la France sur la scène internationale et le besoin de porter une diplomatie indépendante résolument en faveur de la Paix.

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF

 

jeudi 30 janvier 2025

 

Non au marchandage de la honte Trump-Netanyahou, non à l’épuration ethnique du peuple palestinien !

 

A peine investi, Donald Trump a déclaré vouloir « faire le ménage là-dedans » en parlant des 1,5 million de Palestiniens de Gaza et appelé à leur « déplacement temporaire ou à long terme » en Egypte ou en Jordanie.

 

Ces propos honteux encouragent la politique d’épuration ethnique menée par le gouvernement d’extrême-droite israélien contre le peuple palestinien et piétinent les principes les plus élémentaires du droit international.

 

Les crimes terroristes commis par les islamistes du Hamas ne justifient en rien de tels propos.

 

La population de Gaza, déjà victime des bombardements et des massacres de masse commis par l'armée israélienne, et dont une grande partie a été déplacée à plusieurs reprises depuis octobre 2023, se voit ainsi menacée de nouvelles horreurs qui évoquent pour elle la Nakba de 1948.

 

Le PCF réaffirme sa solidarité avec le peuple palestinien qui exige la réalisation des légitimes droits nationaux, de même qu’avec le peuple israélien. Par milliers, les Israéliens exigent chaque semaine l’application des accords de cessez-le-feu et la libération des otages.

 

Les manoeuvres entre la Maison Blanche et le gouvernement israélien sont une menace pour l’ensemble de la région.

 

Les accords de cessez-le-feu à Gaza et au Liban doivent être pleinement appliqués.

 

L’aide humanitaire doit être apportée sans délai aux populations et les organismes humanitaires internationaux, à commencer par l’UNRWA, doivent pouvoir exercer leurs mission à Gaza. Les négociations en cours doivent être une première étape vers une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens.

 

La France doit y contribuer en reconnaissant immédiatement l’Etat de Palestine aux côtés de l’Etat d’Israël, sur la base des frontières de 1967, avec Jérusalem-Est pour capitale. Elle doit agir pour la fin de l’occupation et de la colonisation, la protection du peuple palestinien, la libération de tous les otages israéliens et prisonniers politiques palestiniens.

 

L’avenir de la bande de Gaza et de son administration relèvent de l’OLP, seule et unique représentante du peuple palestinien.

 

Paris, le 27 janvier 2024

 

Parti communiste français.

 

 

Circulaire Retailleau : le PCF demande l’abrogation et l’ouverture d’un débat au parlement !


Le Parti communiste français condamne la nouvelle circulaire Retailleau qui, en abrogeant la circulaire Valls de 2012, constitue un recul majeur en matière de droit du travail et de droits des étrangers en France, qui nous concerne tous et toutes.

 

Défendre la régularisation des travailleurs sans-papier, c’est d’abord défendre le monde du travail dans son ensemble.

 

Cette nouvelle circulaire risque d’accentuer en réalité le recours au travail illégal dans notre pays, de tirer vers le bas les droits des travailleurs français mis en concurrence avec des travailleurs hyper précarisés, sans droits, sans protection sociale.

 

C’était déjà le cas avec la circulaire Valls qui laissait de nombreux travailleurs et travailleuses sans-papiers se faire exploiter dans de nombreux secteurs professionnels où les salaires sont bas et les conditions de travail difficiles.

 

Le PCF est aux côtés de tous les travailleurs, français et étrangers, dans la défense de leurs intérêts communs.

 

Le ministre de l’Intérieur sait que la traite des êtres humains dans le travail, dans des secteurs comme le bâtiment, la sécurité ou la restauration, permet aussi de blanchir l’argent du trafic de drogue qu’il est censé combattre. Où est la cohérence, si ce n’est de se soumettre aux injonctions de l’extrême droite ?

 

Cette circulaire dégrade l’organisation de l’accueil et affaiblit notre démocratie en rompant avec la gestion des demandes exceptionnelles d’admission en lien avec les organisations syndicales et les associations.

 

Elle s'attaque aux piliers fondamentaux de notre pacte républicain que sont la liberté, l’égalité et la fraternité. Avec l'augmentation de 5 à 7 ans de la durée de présence minimale sur le territoire, elle ne fera qu’aggraver les inégalités.

 

Elle jette sur la France le voile sombre des gouvernements d’extrême droite qui arrivent au pouvoir un peu partout en Europe et Outre Atlantique.

 

Nous demandons, comme une grande majorité de nos concitoyens, comme les organisations syndicales et de nombreux chefs d’entreprises, la régularisation des travailleurs sans papiers et le respect des droits humains.

 

En matière de vie privée et familiale, il est en outre inacceptable qu’à la différence de la circulaire Valls, nombre de demandes légitimes ne soient plus considérées comme des demandes favorisant l’admission au séjour.

 

Pour toutes ces raisons, cette nouvelle circulaire doit être abrogée et un débat doit s’ouvrir au Parlement rapidement.

 

Paris, le 24 janvier 2025
Fabien Roussel, secrétaire national du PCF

 

 

Donald Trump et le nécessaire sursaut à gauche

Il faut prendre la mesure de ce que représente l’investiture de Donald Trump, du projet que le 47e président des États-Unis et des forces sociales qui le soutiennent.

On aurait bien tort de le sous-estimer ou de ne pas le prendre au sérieux.

Il s’agit de la traduction politique de la réaction d’une partie des classes dirigeantes étatsuniennes, et de leurs alliés ou vassaux, à la nouvelle phase de la mondialisation capitaliste, fragmentée, et à la contestation de la domination impérialiste de Washington

Nous ne sommes plus dans la phase néolibérale et néoconservatrice de la mondialisation d’il y a vingt ans. L’impérialisme américain est contraint de repenser ses modalités de domination.

Les ressorts de cette traduction politique sont inédits : le capitalisme numérique, celui de la spéculation et des hedge-fonds, c’est-à-dire une autre fraction que celle qui a porté la mondialisation néolibérale, prend directement le pouvoir en s’appuyant sur un projet précis 

La composition du gouvernement Trump est parlante.

Au-delà d’Elon Musk, on peut citer le nouvel ambassadeur en France, Charles Kushner, magnat de la spéculation immobilière, ou encore le nouveau secrétaire au commerce, Howard Lutnick, président d’une importante société d’investissement.

Cette fraction des classes dirigeantes cherche à prendre le leadership sur cette nouvelle phase de la mondialisation capitaliste.

Le projet porté par ces forces repose, en résumé, sur trois piliers :

·                    Un projet libertarien de phagocytage de l’État à leur profit direct.

·                    Un projet « post démocratique » et autoritaire par la manipulation de l’information et le contrôle des technologies numériques et d’intelligence artificielle.

·                    La liquidation de concurrents, surtout quand ceux-ci sont déjà affaiblis. Le projet trumpiste a pour ambition de faire capituler les velléités d’autonomie du projet capitaliste européen, y compris par le biais d’une entente avec un pays périphérique (du point de vue du capitalisme mondial) comme la Russie.

·                    La question des droits de douane concourt à cet objectif. On peut relever que les bourgeoisies européennes, faute de projet unifiant, et engoncées dans une relation de dépendance aux États-Unis, sont totalement incapables d’y répondre.

·                    L’Union européenne, en tant que construction capitaliste tétanisée, est ici face à une crise absolument majeure. Les injonctions à l’augmentation des dépenses militaires visent à les faire aller à Canossa.

·                    L’extrême droite européenne accélère le mouvement : l’accord conclu par Giorgia Meloni au bénéfice de Starlink et au détriment d’un projet européen en est une illustration.

·                    Trump va également utiliser l’arme du gaz de schiste américain. Il ne s’agit nullement d’un départ des Américains de l’Europe mais d’une soumission accrue et absolue. 

De ce contour d’une recomposition du capitalisme mondial découle celle de l’impérialisme étatsunien trumpiste. Celui repose sur deux pieds :

·                    Le contrôle total des réseaux commerciaux nord-américains, par la résurrection de prétentions anciennes sur le Canada et le Groenland, clés du contrôle de la route du Nord-Ouest d’une part, et sur le canal de Panama d’autre part.

·                    Le fait de se délester d’une partie du fardeau, sans perdre le contrôle sur certaines régions, par le biais d’un accord global avec des partenaires régionaux qui y trouvent également leur intérêt.

·                    La trêve à Gaza est un soulagement. Elle est fragile et son avenir bien incertain, surtout après la première phase des 42 jours.

·                    Elle révèle également une conjonction d’intérêts entre les États-Unis, l’Égypte et l’Arabie saoudite, que le gouvernement israélien d’extrême droite a été contraint de prendre en compte.

·                    Une répétition stricto sensu des accords d’Abraham, qui piétinaient le peuple palestinien, est peu probable, tant le règlement politique de la question palestinienne apparaît désormais nécessaire même à ceux qui ont cherché à l’enterrer.

·                    Les dangers n’en sont pas moins grands pour la lutte du peuple palestinien pour ses droits nationaux. Un ersatz d’État palestinien ou un condominium de forces palestiniennes sous le patronage de puissances régionales ne répondrait en rien aux exigences de la lutte de la libération nationale palestinienne portée historiquement par l’OLP, c’est-à-dire à l’établissement d’un État de Palestine unifié, pleinement indépendant, souverain et démocratique sur la totalité du territoire palestinien de la Cisjordanie, de Jérusalem Est et de Gaza, aux côtés de l’État d’Israël.

·                    Les négociations sur l’avenir politique de Gaza, qui ne font pas partie de l’accord de cessez-le-feu, sont absolument cruciales car elles vont servir de laboratoire. Le soutien et la solidarité sans faille que les communistes apportent aux exigences politiques de l’OLP sont plus importants que jamais car la Palestine est à un tournant de son histoire. Les mois qui viennent sont cruciaux 

Ce projet trumpiste prépare une confrontation avec la Chine.

Les « justifications » apportées aux revendications impérialistes sur le canal de Panama sont une première étape.

Cela ne sera pas simple pour l’administration Trump car une partie des forces qui le soutiennent est soucieuse de maintenir leurs intérêts d’affaires.

Alors que le projet des classes dirigeantes européennes qui se reflète dans les traités européens s’effondre, et qu’une extrême droite structurellement liée au capitalisme trumpiste cherche à prendre la main sur l’UE, les tâches de la gauche en Europe sont cruciales et historiques.

Il est urgent que les forces communistes et progressistes en Europe travaillent ensemble pour non seulement en prendre la mesure, mais aussi pour construire une alternative de paix et de progrès en Europe.

Des initiatives comme le forum européen des forces de gauche, recentré et renouvelé sur ces priorités politiques, avec davantage d’efficacité politique, avec les forces du mouvement social, peuvent servir pour initier une telle démarche.

Article publié dans CommunisteS, numéro 1025 du 15 janvier 2025.

 

mercredi 22 janvier 2025

 

Présidence Trump : Nous ne paierons pas pour l’armée américaine !

 

Publié le 22 janvier 2025

Investi hier, le 47e président des États-Unis d’Amérique réclame 5 % des richesses produites par les travailleurs de France pour financer son armée et son industrie de guerre.

Comme champion de l’impérialisme, Donald Trump ne recule devant rien pour rasseoir la domination américaine. Il a d’ores et déjà menacé l’intégrité de ses voisins, le Mexique, le Canada et le Groenland. Il rompt de nouveau avec tous les outils du multilatéralisme et de la coopération pacifique entre les peuples, en commençant par quitter l’Organisation mondiale de la santé et de l’accord de Paris sur le climat.

Il a choisi le mensonge en réintégrant Cuba à la liste des pays soutenant le terrorisme, ce qui ne laisse aucun doute sur sa volonté de maintenir le criminel et illégal blocus de son voisin socialiste.

Il s’attaque dès à présent à la démocratie américaine en multipliant les décrets hostiles aux immigrés ou aux minorités de genre.

Ses attentions envers les pays européens et la France sont limpides : les États-Unis veulent nous faire payer cher notre vassalisation et notre servilité via l’OTAN, la dictature du dollar et la guerre commerciale.

La jeunesse et les travailleurs de France doivent prendre très au sérieux sa demande de consacrer 5 % de notre PIB pour financer l’OTAN, les armes américaines et le commandement américain.

Nous pensons fermement que notre pays, pas plus qu’aucun autre pays, n’a vocation à servir les intérêts égoïstes de l’impérialisme américain. Ces menaces contre notre souveraineté, contre nos intérêts, doivent mettre en cause notre ralliement aux États-Unis d’Amérique et notre appartenance à l’OTAN.

Il n’y aura pas de paix en Europe avec le maintien et l’élargissement de l’OTAN.

Les exigences du militarisme américain ne pourront mener qu’à la régression sociale et à des politiques profondément réactionnaires.

Les courbettes de l’extrême droite française ne trompent pas. Ces nationalistes sont de faux patriotes. Derrière le racisme et la xénophobie se cachent une véritable soumission à la loi du plus fort et la défense des intérêts impérialistes.

Le MJCF déploiera ses efforts, avec tous ceux et celles qui le veulent, pour informer largement les jeunes et amplifier le refus de la guerre et de l’impérialisme. Nous ne paierons pas pour l’armée américaine !

Article publié dans CommunisteS, 

mercredi 15 janvier 2025

DECLARATION DU PARTI COMMUNISTE FRANCAIS 


Publié le 14 janvier 2025

Dans son discours de politique générale, le Premier ministre fait de la réduction de la dette de la France l
e fil rouge de sa politique et l’enjeu premier de l’action de son gouvernement.

Il énonce une feuille de route qui poursuit une politique d’austérité dans la continuité de l’action d’Emmanuel Macron.
Cette politique, nous la combattons. C’est la raison pour laquelle nous nous inscrivons résolument dans l’opposition à ce gouvernement.

Le péril, ce n’est pas la dette, c’est la finance !

C’est le coût du capital.

C’est une France placée sous la tutelle des marchés financiers qui exigent des milliards d’euros de charges d’intérêt.
Alors que l’heure est à une grande ambition pour la paix, pour l’industrie française et le développement des services publics, au soutien à nos collectivités,
le Premier ministre reste branché sur un discours d’austérité budgétaire.

La priorité doit être la création d’emplois, la formation de centaines de milliers de salarié•es, l’égalité professionnelle femmes-hommes,la transition écologique !
Face aux plans de licenciements qui concernent des centaines de milliers de salarié•es, nous demandons l'organisation immédiate d'une table ronde sur l'emploi.

Comme l’immense majorité du pays, nous continuons de demander l’abrogation de la réforme des retraites.

En tout état de cause, si nous prenons acte de sa remise en chantier, le Premier ministre ne donne à cette heure aucune garantie de contenu et de méthode.
Nous demandons que les organisations syndicales soient pleinement associées à l’organisation d’une véritable conférence sociale,
et non un simulacre de concertation, et à ce que le Parlement soit saisi d'un nouveau projet de loi.

Dans les semaines et les mois qui viennent, les communistes avec leurs parlementaires et leurs milliers d’élu•es locaux
continueront de se mobiliser aux côtés des salarié•es, des forces syndicales et associatives, des citoyennes et citoyens
pour arracher des victoires à la hauteur des attentes du pays.

Paris, le 14 janvier 2025 Parti communiste français


jeudi 9 janvier 2025

NOUS NE SIGERONS AUCUN CHEQUE EN BLANC !

Fabien Roussel, Secrétaire national du PCF, André Chassaigne, président du groupe GDR à l’Assemblée nationale et Cécile Cukierman, présidente du groupe CRCE-K au Sénat, accompagnés d’Emmanuel Maurel et de Nicolas Sansu, députés GDR, membres de la commission des Finances, ont été reçus ce mercredi au ministère de l’économie par Eric Lombard, en présence de la ministre chargée des comptes publics Amélie de Montchalin.

A l’occasion de cet entretien d’une heure trente, la délégation a interrogé le ministre de l’Economie sur la volonté réelle du gouvernement de modifier substantiellement le budget présenté initialement par Michel Barnier.

Elle a également exigé une clarification de la méthode retenue par le gouvernement afin de s’assurer que soient créées les conditions d’un débat parlementaire respectueux et utile au pays.

A ce titre, la simple reprise des débats au Sénat, à partir du budget élaboré par le précédent gouvernement, s’apparenterait à un contournement du message démocratique délivré par la censure et le rejet par l’Assemblée nationale de la première partie du PLF.

La délégation a ainsi porté l’exigence de dépôt d’une nouvelle loi permettant d’augmenter les recettes du budget en taxant le capital et les plus hauts revenus sans augmenter les impôts des Français.

Elle a également exigé le respect du processus classique d’examen du budget, en commençant par son examen en Commission des finances de l’Assemblée nationale.

Lors de la rencontre, les parlementaires des deux groupes ont ainsi rappelé leurs propositions pour un budget socialement juste, qui préserve les plus fragiles et assure la justice sociale.

Ils ont réaffirmé également leur attachement indéfectible à l’abrogation de la réforme injuste des retraites.

Une expression claire en ce sens du Premier ministre lors de sa déclaration de politique générale serait un signe important en direction des salariés et des forces de gauche et écologistes.

La délégation a ensuite souligné la nécessaire indexation des salaires et des pensions sur l’inflation, le besoin d’un plan pour l’industrie pour mettre fin à l’hémorragie industrielle en cours dans notre pays, la nécessité de moyens à la hauteur pour les services publics, pour les territoires dits d’Outre-mer, pour les collectivités et des mesures fortes permettant une baisse réelle et rapide du prix de l’énergie.

Répondre aux défis de notre pays et aux difficultés de nos concitoyens, ne peut se faire par la simple réduction drastique de la dépense publique qui casse les services publics si indispensables pour répondre aux besoins des populations dans nos territoires ruraux, urbains et ultra marins.

Des nouvelles recettes sont indispensables alors que les besoins de nos populations ne cessent d’augmenter.

Parmi les propositions qui ont été défendues par les parlementaires, figurent ainsi :

- la réforme du barème de l’impôt sur le revenu en diminuant les prélèvements sur les plus pauvres et les classes moyennes et en faisant contribuer les plus riches par le rétablissement de l’ISF

- la restitution de la pleine portée de l’Exit Tax pour une réelle efficacité de la lutte contre l’évasion fiscale

- Un impôt sur les sociétés avec un taux plus progressif pour assurer une taxation plus équitable entre petites et grandes entreprises.

Réconcilier notre pays, réparer les fractures imposent de redonner les moyens aux services publics de sécurité, de santé, d’éducation ; cela impose également de répondre aux enjeux de logements, de mobilité et de réindustrialisation.

Les collectivités territoriales doivent être préservées et confortées dans leurs moyens.

Il est inacceptable de les rendre responsables du déficit alors qu’elles contribuent dans tous les territoires de la République à faire vivre l’égalité et participent, par l’investissement public, à la création de la richesse nationale.

Malgré la volonté de compromis affichée par le ministre de l’Economie et l’ouverture d’un dialogue franc et honnête, aucun chèque en blanc ne sera signé et les deux groupes parlementaires proposeront dans les jours à venir plusieurs initiatives pour porter collectivement l’exigence d’un budget refondé, utile à notre pays.

Conformément au mandat de nos électrices et électeurs nous continuerons de porter, partout où nous le pourrons, des solutions concrètes aux priorités et aux difficultés de nos concitoyens.

 

Publié le 08 janvier 2025

mardi 7 janvier 2025

 

Toujours debout !

 

Publié le 7 janvier 2025

Dix ans déjà. Nous n’avons rien oublié. Cabu, Charb, Tignous, Wolinski, Honoré, Elsa Cayat et leurs collègues ont été assassinés par des terroristes islamistes, porteurs d’un projet obscurantiste et rétrograde. Trois jours d’horreur se sont ensuivis, de Montrouge à Dammartin-en-Goële en passant par le bain de sang visant nos compatriotes juifs à l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes. Nous pensons à chaque victime, à chaque blessé traumatisé par ces événements.

Nos camarades et amis de Charlie Hebdo, dont nombre d’entre eux étaient collaborateurs de l’Humanité et des acteurs assidus de la Fête de l’Humanité, sont morts car ils dessinaient. Depuis des années, avec leur crayon, ils racontaient les vicissitudes de nos vies et de la société, caricaturaient les puissants, la vie politique, les religions. Sous leur plume, le dessin devenait une œuvre d’art pour nous faire rire, nous interroger, nous émouvoir, nous irriter même.

Politiques, subversives et blasphématoires, leurs œuvres pouvaient déplaire, être débattues, c’était d’ailleurs leur but. Rien ne justifie l’assassinat de leurs auteurs. Menacés depuis des années, sous protection policière, ils refusaient de courber l’échine devant les ennemis de la liberté et les fanatiques de la haine et de la réaction. Ce 7 janvier 2015, c’est aussi la République laïque, sociale, universelle, nos valeurs et notre histoire qui ont volontairement été attaquées. Qu’a-t-il été fait depuis ?

Pour combattre les obscurantistes religieux, il est impératif que notre République reste unie, fraternelle et solidaire en commençant par refuser les amalgames. Les terroristes du Bataclan, ceux qui ont décapité Samuel Paty ne doivent en aucun cas être associés à la communauté musulmane. Refusons la haine de l’étranger, de l’arabe et des musulmans, prônée par l’extrême droite, qui partage, en réalité, le même rejet de l’autre que les fondamentalistes religieux.

Depuis dix ans, le niveau du débat public s’est considérablement affaibli, le racisme et la haine de l’autre ont été décomplexés, les vérités alternatives et les désinformations, propulsées par de puissants algorithmes sur les réseaux sociaux. Des médias télévisuels alliés de l’extrême droite s’érigent même en champions de la liberté d’expression dans une inversion incroyable des valeurs. Pour notre part, nous continuons à mener le combat pour le droit à l’information, mais aussi pour la liberté de création artistique et culturelle, éléments moteurs d’un projet émancipateur de société.

L’esprit Charlie est celui de l’art irrévérencieux, il nous incombe de le porter, toujours et encore, en dénonçant ce monde brutal et injuste. Dix ans plus tard, nous sommes toujours debout et nous choisissons le chemin de la paix et de la fraternité humaine.

 

 

Nouvelle déroute patronale face à l’action de groupe « à la française »

Par Xavier Sauvignet, avocat au Barreau de Paris, cabinet 1948 Avocats

 

Publié le 7 janvier 2025

Emmanuelle Boussard-Verrecchia, avocate pionnière en matière de lutte contre les discriminations au travail, se plaisait à dire que les victoires ouvrières étaient souvent conséquences des péchés d’orgueil patronaux.

Dernier exemple en date, dans une affaire de discrimination sexuelle contre la société Safran (branche « Helicopter Engines »), portée devant le tribunal judiciaire de Pau, suivant la procédure dite de l’action de groupe.

Rendue possible en matière de droit du travail par une réforme de novembre 2016, l’action de groupe se donne pour objectif de permettre aux syndicats de faire cesser des pratiques discriminatoires imposées par un employeur à l’encontre non plus d’un seul salarié mais de tout un groupe.

Cette orientation induit nombre d’avantages pour les victimes : porter une action de manière collective, peser sur le pouvoir de direction de l’employeur, atteindre des objectifs non plus individuels mais systémiques, ne plus se contenter des seules réparations mais imposer aux employeurs de véritables réformes structurelles.

Naturellement, les groupes de pression patronaux ont tenté de saboter l’outil au moment de sa conception, en le rendant très complexe et en inventant toutes sortes de « chausse-trappes » procédurales. Résultat : en vigueur depuis maintenant huit ans, seulement trois procédures ont été initiées.

Mais c’était sans compter sur l’hubris de la société Safran. Accusée de discrimination sexuelle contre les femmes titulaires d’un BAC + 2 embauchées depuis 1980, l’entreprise a cru bon de déclencher un « incident » de procédure afin de remettre en cause, sur la forme, la requête déposée conjointement par la CFE-CGC et la CGT. Nullités, irrecevabilités, prescription : l’employeur a fait feu de tout bois.

Les syndicats, de leur côté, ont décidé non seulement de défendre leur requête, mais aussi de contre-attaquer : cet incident de procédure sera l’occasion de solliciter du juge qu’il ordonne à Safran la communication d’un ensemble d’éléments de comparaison (les contrats de travail et bulletins de salaire des collègues masculins) permettant une analyse objective de la discrimination invoquée.

Résultat, l’ordonnance du tribunal de Pau rejette l’ensemble des arguments présentés par la société1 et condamne cette dernière à produire une somme considérable de bulletins de salaire. Tel est pris qui croyait prendre…

L’occasion de démarrer 2025 avec un proverbe à l’attention des patrons : tant va la cruche à l’eau, qu’à la fin, elle se casse !

 

lundi 6 janvier 2025


 

 

Dans l’opposition pour porter les exigences du monde du travail

 

Le Premier ministre a proposé de classer les formations politiques en trois cases.

Celle du dialogue avec le gouvernement, celle du soutien au gouvernement, enfin celle du dehors et du chaos.

 

Nous avons rappelé que la démocratie est exigeante.

 

Nous sommes aujourd’hui dans l’opposition à un Premier ministre non issu de la gauche parce que nous en contestons la légitimité démocratique.

Nous n’avons jamais été et ne serons jamais dans une opposition chaotique.

 

La force d’une démocratie c’est la vitalité et le respect de son opposition. La force d’une démocratie c’est le respect du suffrage universel. La force d’une démocratie c’est sa capacité à entendre et mettre en oeuvre la volonté de changement majoritaire chez nos concitoyens.

Nous avons exprimé notre solidarité avec tous les habitants de Mayotte et l’impérieuse nécessité d’une reconstruction d’ampleur au plus vite.

 

Nous avons exprimé notre profond désaccord sur la volonté de certains de poursuivre l’examen d’un projet de loi de finances déposé par un gouvernement démissionnaire, dont la première partie a été rejetée à l’Assemblée nationale, et dont la première partie au Sénat a été frappée d’une seconde délibération évacuant toutes mesures progressistes.

 

L’urgence budgétaire n’est pas celle d’un budget à tout prix mais celle d’un budget emprunt de justice sociale et fiscale.

Nous avons pleinement conscience des urgences et nous avons proposé de réunir, dès le gouvernement nommé, le Parlement pour examiner un projet de loi portant diverses dispositions spéciales en matière fiscale et sociale.

 

Ainsi nous pourrions délibérer au plus vite sur l’indexation du barème de l’impôt, le chèque restaurant, l’abonnement transports, les aides agricoles, le PTZ, et répondre à l’urgence de Mayotte, de la Nouvelle-Calédonie et des territoires ultramarins.

Nous actons la volonté de replacer les partenaires sociaux au cœur d’une réflexion sur les retraites mais dénonçons la volonté de ne pas abroger et de continuer à appliquer une loi largement rejetée par nos concitoyens.

 

L’heure est grave pour notre pays, nos concitoyens sont inquiets, ils voient leur pouvoir d’achat se réduire, leurs emplois supprimés ou menacés. Il y a urgence à remettre le Parlement au cœur de la vie démocratique de notre pays, à bâtir des politiques ambitieuses au service de tous.

 

Nous ne serons jamais de ceux qui donneront les clés de la république au RN. Nous serons toujours de ceux qui agiront pour le progrès social et l’égalité des territoires.

 

La démocratie est exigeante. Elle oblige ceux qui gouvernent à prendre à bras le corps l’exigence de changement. La continuité serait un signe de mépris envoyé à nos concitoyens.

 

C’est dans cette perspective que les communistes, les parlementaires communistes prendront toutes leurs responsabilités et agiront dans les jours et les semaines à venir.

 

Déclaration du 19 décembre de 2024 de
Cécile Cukierman, présidente du groupe CRCE-K au Sénat,
Stéphane Peu, député de la Seine-Saint-Denis
et de Fabien Roussel, Secrétaire national du PCF

 

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