mardi 8 octobre 2024

 

Face aux annonces de Lactalis, insufflons un autre rapport de force dans les filières agricoles

 

Lactalis, leader mondial des produits laitiers, a annoncé la réduction de sa collecte de lait de vache français de 9% d’ici à 2030, soit 450 millions de litres de moins. 

Cette annonce acte la réduction des livraisons françaises dans les approvisionnements du groupe et un risque accru de mise en concurrence européenne voire internationale des producteurs de lait de vache. 

Et comme si cela ne suffisait pas, nombre de producteurs pourraient se retrouver sans débouché pour écouler leur production, ce qui présage une sélection des exploitations collectées où les plus petites unités de production pourraient se retrouver écartées.


Le Parti communiste français s’inquiète fortement de cette décision qui témoigne du poids pris par les multinationales de l’agroalimentaire. 

Ainsi, si des groupes comme Lactalis toussent, c’est toute la filière qui s’enrhume. Issue d’une trajectoire de concentration capitalistique des entreprises de collecte et de transformation de lait, le groupe Lactalis a su se rendre incontournable dans le paysage agricole français.


Telle est l’une des manifestations du développement du capitalisme agraire qui soumet les agriculteurs et les agricultrices aux désidératas de l’agrofourniture, de l’agroalimentaire et de la grande distribution. 

Le développement de grands groupes monopolistes place nombre de producteurs dans un état de quasi sujétion à l’aval des filières, qu’il s’agisse de l’élaboration de cahiers des charges, de la formation du prix payé au producteur ou, comme l’illustre le cas Lactalis, des volumes demandés. 


En effet, que pèsent les quelques 390 000 exploitations agricoles françaises face à un nombre réduit de grands groupes qui cherchent à capter la valeur ajoutée créée par le travail des chefs d’exploitation et salariés agricoles ?


Il est grand temps d’insuffler de nouveaux rapports de force au sein des filières agricoles. Bien que de moins en moins nombreux, les agriculteurs ont tout intérêt à s’unir pour peser dans les négociations commerciales. 


A cet effet, les organisations de producteurs (OP) et associations d’organisations de producteurs (AOP) constituent un échelon structurant. 

Ces OP et AOP devraient être davantage encouragées, d’où l’intérêt d’augmenter le budget des programmes opérationnels de la Politique agricole commune. 


En parallèle, tout contournement des organisations de producteurs devrait faire l’objet de sanctions financières.

Les communistes défendent également la mise en place de conférences permanentes territoriales, qui associeraient les organisations de producteurs et le secteur de la coopération agricole aux côtés de représentants des travailleurs et des employeurs de l’agroalimentaire et de la grande distribution, mais aussi de l’Etat et de la société civile. 


Ces instances seraient l’occasion de dépasser le cadre concurrentiel des négociations commerciales pour décider démocratiquement du prix payé au producteur, mais aussi des volumes produits en tenant compte des capacités de production agricole, de stockage, de transformation et de distribution, et ce production par production en intégrant les spécificités de chaque bassin de consommation. 


Cette planification démocratique des besoins permettrait une gestion de long terme, la sécurisation des débouchés des exploitations agricoles, la pérennisation d’outils de production agroalimentaires ainsi que l’approvisionnement régulier de la grande distribution et de la restauration collective tout en visant l’excellence sanitaire, nutritionnelle et environnementale.


Ainsi, la structuration de filières destinées à assurer la souveraineté alimentaire de la Nation constitue l’une des pierres angulaires de la Politique agricole et alimentaire défendue par les communistes pour permettre à tout citoyen et toute citoyenne de manger sain et à sa faim.


Parti communiste français

Paris, 2 octobre 2024

 

mercredi 2 octobre 2024


 le 01 octobre 2024

 Dans son discours de politique générale, le Premier ministre fait le choix de la poursuite de la politique du président de la République qui a échoué et a été massivement sanctionnée dans les urnes par les Françaises et les Français. 

Une boussole est au cœur des annonces de Michel Barnier : mener une politique d’austérité confirmant que les deux tiers de la réduction du déficit public, plus de 20 milliards d’euros, seront assurés par la réduction des dépenses de l’Etat et des collectivités, affaiblissant ainsi les services publics de proximité et l’ensemble de notre économie. 

Il confirme ainsi un cap : servir le capital, au détriment du travail et de la réponse aux besoins des Français et des Françaises en métropole comme dans les Outre-Mer, des TPE-PME dont le nombre de faillites atteint un record, et des collectivités dont les ressources ne cessent d’être amputées. 

Les salariés, leurs salaires et retraites, sont les grands absents de cette déclaration. 

Des millions de salariés demandent de véritables hausses de salaire pour un travail qui paie, et ils obtiennent pour seule réponse une revalorisation minimale anticipée du Smic et les fausses recettes libérales que sont l’intéressement et la participation salariée. 

Des millions de salariés demandent l’abrogation de la réforme des retraites, et celle-ci est rejetée par le Premier ministre qui confirme qu’aucun moyen supplémentaire ne sera dégagé au nom de « l’équilibre financier ». 

Quant aux enseignants et soignants mobilisés au quotidien au service de nos concitoyennes et concitoyens, ils n’obtiennent rien d’autre qu’une vague promesse de renforts de bénévoles retraités ! 

Et aucune mesure n’est annoncée pour l’avenir de la jeunesse du pays, traitée sous le seul angle de la délinquance, celle-ci se voit stigmatisée et la justice des mineurs menacée de destruction. 

En matière d’immigration, le Premier ministre cède à l’argumentaire du Rassemblement national, comme en témoigne notamment sa volonté de renforcer Frontex et ses pratiques contraires aux droits humains. 

Pire, le Premier ministre décide d’aller plus loin dans l’austérité comme en témoignent les plafonds de dépenses prévus dans le cadre du budget 2025, en baisse de 10 milliards d’euros, touchant massivement le travail et l’emploi. 

Au regard de ces choix, la surtaxe sur les grandes entreprises — qui n’est en fait qu’un retour, pour une petite minorité de grandes entreprises, sur certains cadeaux fiscaux accordé par Emmanuel Macron – vise à masquer cette nouvelle cure d’austérité. 

L’heure est à une remise à plat total de la politique d’exonérations et d’aides publiques aux entreprises, pour servir le progrès social et écologique. 

Nous combattrons de toutes nos forces le choix de l’austérité. 

La France a besoin d’un nouveau mode de développement, éradiquant le chômage et garantissant un emploi de qualité pour tous et toutes et la formation, davantage de dépenses orientées vers une nouvelle industrialisation sociale et écologique du pays et le développement des services publics. 

En matière de politique étrangère, la voix de la France ne sera pas plus forte avec Michel Barnier, alors même que la situation européenne et mondiale, les risques d’escalade en Ukraine et au Proche-Orient appellent plus que jamais une voix indépendante de la France et une diplomatie au service de la paix. 

Aux côtés de nos parlementaires qui appellent à censurer ce gouvernement, le PCF salue les organisations syndicales qui ont organisé une première journée d'action interprofessionnelle.

 Il appelle à amplifier la mobilisation pour combattre la politique du gouvernement Barnier.

 Paris, le 1er octobre 2024 

Fabien Roussel, Secrétaire national du PCF

lundi 30 septembre 2024

 




 


 

 

mercredi 25 septembre 2024

 



Rendre sa place au Parlement

 

Plus de trois mois après la dissolution, la session parlementaire s’ouvre dans une configuration politique inédite qui a donné une importance particulière à notre journée parlementaire de rentrée.

Le 19 septembre dernier, nous nous sommes en effet réunis avec nos collègues sénateurs à l’Assemblée pour préparer la rentrée parlementaire.

 

Nous le savons, nous sommes attendus par tous les citoyennes et les citoyens qui se sont mobilisés au cours des élections législatives en faveur du barrage républicain.

 

L’ampleur de cette mobilisation, que ni Emmanuel Macron ni les sondeurs n’avaient anticipée, a permis au Nouveau Front populaire de compter le plus grand nombre de députés dans l’hémicycle.

Alors qu’il aurait dû nommer Lucie Castets au gouvernement, le Président de la République ne l’a pas fait.

Et c’est dans l’irrespect le plus absolu des Françaises et des Français, qu’il a choisi de nommer un Premier ministre issu du parti Les Républicains.

 

Après tant de coups portés à la démocratie, tant d’entorses aux usages, tant de torsions des réalités, nous avons pris le temps de l’analyse de la situation, sans nous laisser dicter notre agenda par la pression médiatique.

Nous ne tremblons pas face aux tentatives de déstabilisation d’où qu’elles viennent. C’est par le projet politique que nous pourrons transformer les choses en lien avec le mouvement social.

 

Lors d’un premier débat, au cours duquel une vingtaine d’élus se sont exprimés, nous avons analysé les conséquences des choix antidémocratiques opérés par Emmanuel Macron et déterminé la meilleure façon pour nos deux groupes d’y faire face.

 

Autre sujet d’importance mis à l’ordre du jour de cette journée : la crise institutionnelle en Nouvelle-Calédonie.

La présence des deux parlementaires kanak désormais membres de nos groupes à l’Assemblée et au Sénat nous permet d’être particulièrement en pointe sur ce sujet essentiel.

La crise déclenchée par le choix irresponsable d’imposer le dégel du corps électoral est toujours aussi aiguë, bien que cette actualité soit passée en arrière-plan des préoccupations médiatiques.

Nos parlementaires ont insisté sur le coup inacceptable porté au processus de décolonisation qu’ils décrivent comme un symptôme de l’attitude coloniale du gouvernement.

 

Nous ne pouvions aborder cette rentrée sans nous arrêter également sur la baisse du pouvoir d’achat, l’avancée de la précarité et de la pauvreté.

Nous avons choisi d’aborder ce thème sous l’angle éclairant de « l’insécurité sociale ».

Le professeur Nicolas Duvoux, intervenant dans le cadre de ce débat, nous a permis d’élargir notre analyse de la crise sociale.

Une crise qui amène des électeurs toujours plus nombreux à se tourner vers le Rassemblement national, alors même que ce parti démontre de façon constante par ses votes sa connivence avec la politique libérale menée par le gouvernement.

 

Enfin, nos travaux se sont achevés par un débat sur la crise institutionnelle et démocratique au cours duquel Benjamin Morel, professeur de droit public, nous a livré son analyse de la situation.

 

Si les solutions à la crise démocratique sont d’ordre politique et ne peuvent être réduites à des questions d’ordre technique ou constitutionnel, la perspective, notamment comparative, dans laquelle s’est inscrit cet échange nous a permis d’approfondir notre analyse et, partant, d’échafauder des stratégies pour rendre toute leur place au Parlement et aux forces de gauche qui le composent.

 

André Chassaigne

 

Article Paru dans CommunisteS n°1011 - 25/09/2024


samedi 31 août 2024

 


Hommage à Alban Liechti

Alban Liechti rejoint très jeune le combat communiste.

 

Fils de résistant et apprenti horticulteur, il est, de fait, tôt confronté aux luttes de classes et aux questions nationales.

 

Face à la Guerre d'Indochine, il est de ces Français qui soutiennent le jeune Henri Martin, résistant communiste croyant prolonger son engagement pour le progrès en rejoignant la Marine nationale avant de se trouver confronté à la mission de combattre le peuple vietnamien en lutte pour son indépendance.

 

Henri Martin connaîtra les prisons de la République et une grande campagne de soutien s'ensuivit.

 

Alban Liechti y participa et en fut décisivement marqué.

 

Quand, à son tour, Alban Liechti est appelé à combattre, c'est le peuple algérien qui, cette fois, est visé parce qu'il recherche une voie d'indépendance.

 

Alban Liechti tâche de convaincre autour de lui, fait signer largement une pétition à l'orientation claire : le refus d'une guerre d'asservissement.

 

Pour avoir refusé jusqu'au bout de prendre les armes contre le peuple algérien, Alban Liechti paiera un lourd tribut, condamné à passer une partie de sa jeunesse en prison. "Soldat du refus", il fut entouré par une campagne de soutien ; d'autres jeunes communistes suivirent ce même chemin marqué par une lourde répression (Léandre Letoquart, Jean Clavel...).

 

Après avoir recouvré la liberté, Alban Liechti retrouva ses activités militantes.

 

Epris de justice et de liberté pour le peuple de France et tous les peuples du monde, il demeura un militant communiste toute sa vie durant.

 

Le Parti communiste s'honore de compter dans ses rangs des hommes comme Alban Liechti.

 

Nous adressons à sa famille et à ses proches toutes nos condoléances et leur assurons que le courage lucide d'Alban Liechti continuera d'inspirer les communistes et tous les partisans de l'émancipation humaine.

 

Paris, le 29 août 2024.

 

Parti communiste français.

 


 

Pour répondre aux urgences sociales et démocratiques, les communistes mobilisés au Parlement et dans la rue !

51 jours après les élections législatives, le président de la République continue de nier le résultat des urnes et les attentes exprimées par les Français.

En écartant la nomination de Lucie Castets comme Première Ministre issue du Nouveau front populaire, il s'apprête à mettre en place un pouvoir soutenu par le parti présidentiel, la droite républicaine et le rassemblement national, au profit des marchés financiers.

Leur programme est connu : imposer l'austérité au peuple avec des milliards d'euros de coupes dans les dépenses publiques et baisser les impôts des hauts revenus et des multinationales. Les communistes ne les laisseront pas faire !

Le PCF appuie la demande de ses parlementaires du groupe GDR, d'une session extraordinaire de l'Assemblée pour refuser que le Parlement ne soit réduit au silence dans cette situation grave et inédite.

Le PCF appelle nos concitoyens et concitoyennes à la mobilisation populaire les 7 septembre à l'appel d'organisations de jeunesse et le 1er octobre à l'appel d'organisations syndicales.

L'urgence, c'est :

- l'abrogation de la réforme des retraites

- l’augmentation des salaires et des pensions,

- l'égalité professionnelle femme homme et le développement de l'emploi

- l'amélioration des conditions de travail et de nouveaux droits pour les salariés

- une nouvelle industrialisation sociale et écologique du pays pour répondre aux besoins et relever le défi climatique

- le développement des services publics financés par une toute autre utilisation de l'argent, à commencer par la santé et l'école publiques en cette rentrée !

Le PCF appelle nos concitoyens et concitoyennes et toutes les forces sociales et démocratiques à se retrouver à la fête de l'Humanité du 13 au 15 septembre pour participer à cette grande fête populaire et construire l'alternative politique.

Nous serons également de toutes les mobilisations pour le cessez-le-feu à Gaza et la paix en Palestine et nous participerons à la journée internationale pour la paix du 21 septembre qui doit être également marquée par l'urgence de la paix en Ukraine et dans les nombreux pays en guerre.

Paris, le 28 août 2024

Parti communiste français.

dimanche 4 août 2024

 


Le bon de soutien de 40€ est le moyen de pouvoir rentrer à la Fête pendant les trois jours. 

GRÂCE AU CODE UNIQUE PRÉSENT SUR VOTRE BON DE SOUTIEN, VOUS POURREZ DEMANDER VOTRE INVITATION À LA FÊTE DE L’HUMANITÉ 2024,

Attention,

Seuls les militants communistes peuvent vous remettre un bon de soutien

Pour récupérer votre bon de soutien

Rendez-vous aux permanences de la section PCF POISSY

14 Rue de la Sablière 78300 POISSY

Dates de permanences :

Samedi 3 août de  10 h 00 à 12 h 00 

Samedi 10 août de 10 h 00 à 12 h 00 

Samedi 24 août de 10 h 00 à 12 h 00 

Samedi 31 août de 10 h 00 à 12 h 00

Ou prendre contact par 

SMS au 07 52 07 12 60

Par mail : poissy.pcf@club-internet.fr


 


La Fête de l’Humanité

13 - 14 –15   Septembre   2024

 

QU’EST-CE QU’UN BON DE SOUTIEN ?

 

Comme son nom l’indique, le bon de soutien représente un soutien financier au journal l’Humanité, via son Fonds de dotation l’Humanité en Partage.

En 2024, comme en 2023, le prix du bon de soutien est fixé à 40€.

Ce bon de soutien prend physiquement la forme d’un bon papier, illustré par une œuvre originale, évoluant chaque année.

Cette année, les bons de soutien sont aux couleurs de 8 portraits de personnalités, réalisés par l’artiste et illustrateur Fred Sochard.

Le bon de soutien est historiquement diffusé par les lecteurs et lectrices du journal l’Humanité. Cette démarche de diffusion par notre lectorat est essentielle : l’Humanité étant le seul quotidien français indépendant financièrement, sa capacité à affronter les défis politiques et difficultés financières repose en grande partie sur l’engagement de ces militant.e.s qui parcourent le pays pour diffuser le bon de soutien autour d’elles et eux.

Pour trouver votre bon de soutien, il ne vous reste plus qu’à aller à leur rencontre, en retrouvant les différentes initiatives de diffusion organisées près de chez vous grâce à notre carte interactive.

Grâce au code à gratter présent sur le dos du bon de soutien, celui-ci permet également à son acquéreur.euse de demander une invitation pour participer aux trois jours de la Fête de l’Humanité. 

Cette possibilité répond à la volonté politique de l’Humanité de rendre la culture accessible à toutes et tous, en offrant la possibilité à chaque personne soutenant l’Humanité de bénéficier en retour d’une invitation à sa Fête.

Rappel : les bons de soutien ne peuvent pas faire l’objet d’une défiscalisation ou d’un crédit d’impôt.

 


Bienvenue

Les communistes de POISSY et des communes environnantes, sont heureux de vous accueillir sur ce blog.
Ce blog doit permettre à chacun de pouvoir rester en contact.
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Section PCF POISSY