dimanche 4 janvier 2026

 



VENEZUELA : DÉCLARATION DE DELCY RODRIGUEZ, VICE-PRÉSIDENTE DE LA RÉPUBLIQUE BOLIVARIENNE DU VENEZUELA

« La République bolivarienne du Venezuela rejette, répudie et dénonce devant la communauté internationale la grave agression militaire perpétrée par le gouvernement actuel des États-Unis d'Amérique contre le territoire vénézuélien et sa population dans les zones civiles et militaires de Caracas, la capitale, et dans les États de Miranda, d'Aragua et de La Guaira.

Cet acte constitue une violation flagrante de la Charte des Nations Unies, notamment de ses articles 1 et 2, qui consacrent le respect de la souveraineté, l'égalité juridique des États et l'interdiction du recours à la force.

Une telle agression menace la paix et la stabilité internationales, en particulier en Amérique latine et dans les Caraïbes, et met gravement en danger la vie de millions de personnes.

L'objectif de cette attaque n'est autre que de s'emparer des ressources stratégiques du Venezuela, notamment son pétrole et ses minéraux, en tentant de briser par la force l'indépendance politique du pays. Ils n'y parviendront pas.

Après plus de deux siècles d'indépendance, le peuple et son gouvernement légitime défendent fermement leur souveraineté et leur droit inaliénable à décider de leur propre destin.

La tentative d'imposer une guerre coloniale pour détruire le régime républicain et forcer un « changement de régime », en alliance avec l'oligarchie fasciste, échouera, comme toutes les tentatives précédentes.

Depuis 1811, le Venezuela a affronté et vaincu les empires. Lorsque les puissances étrangères ont bombardé nos côtes en 1902, le président Cipriano Castro a proclamé : « Le pied insolent de l’étranger a profané la terre sacrée de la Patrie. »

Aujourd’hui, fort de l’exemple de Bolívar, de Miranda et de nos libérateurs, le peuple vénézuélien se soulève à nouveau pour défendre son indépendance contre l’agression impériale.

Le Gouvernement bolivarien appelle toutes les forces sociales et politiques du pays à activer les plans de mobilisation et à condamner cette attaque impérialiste.

Le peuple vénézuélien et ses Forces armées nationales bolivariennes, unis dans une parfaite unité populaire-militaire-policière, sont mobilisés pour garantir la souveraineté et la paix.

 Parallèlement, la Diplomatie bolivarienne de paix portera plainte auprès du Conseil de sécurité des Nations Unies, de son Secrétaire général, de la CELAC et du Mouvement des non-alignés, exigeant la condamnation et la mise en cause du gouvernement américain. 

Le président Nicolás Maduro a ordonné que tous les plans de défense nationale soient mis en œuvre en temps opportun et dans les circonstances appropriées, dans le strict respect des dispositions de la Constitution de la République bolivarienne du Venezuela, de la loi organique sur les états d'urgence et de la loi organique sur la sécurité nationale.

À cet égard, le président Nicolás Maduro a signé et ordonné la mise en œuvre du décret déclarant l'état de troubles extérieurs sur l'ensemble du territoire national, afin de protéger les droits de la population, le plein fonctionnement des institutions républicaines et de passer immédiatement à la lutte armée.

Le pays tout entier doit se mobiliser pour vaincre cette agression impérialiste.

De même, le déploiement immédiat du Commandement pour la défense globale de la nation et des organes directeurs de la défense globale a été ordonné dans tous les États et municipalités du pays.

 En stricte conformité avec l'article 51 de la Charte des Nations Unies, le Venezuela se réserve le droit d'exercer sa légitime défense pour protéger son peuple, son territoire et son indépendance. Nous appelons les peuples et les gouvernements d'Amérique latine, des Caraïbes et du monde entier à se mobiliser et à s'unir activement contre cette agression impérialiste.

Comme l'a déclaré le commandant suprême Hugo Chávez Frías : « Face à toute nouvelle difficulté, aussi grande soit-elle, la réponse de tous les patriotes… est l'unité, la lutte, le combat et la victoire.

04 Janvier 2026


 

 


La stratégie Trump ou la refondation de l’impérialisme US

 

Publié le 17 décembre 2025

La « Stratégie de sécurité nationale » publiée par la Maison-Blanche le 4 décembre doit être prise à sa juste mesure : elle dresse les lignes de refondation de l’impérialisme étatsunien, tant dans ses objectifs que dans ses moyens et ses soubassements idéologiques.

Il s’agit d’une mise en cohérence globale de ce qui apparaît à la fois dans les discours clés d’orientation (tels celui de J. D. Vence à la conférence de sécurité de Munich le 14 février ou celui de Trump à Riyad le 13 mai) et dans les actions concrètes à l’encontre du droit international (plan Trump au Proche-Orient, militarisation de la mer des Caraïbes, mépris pour l’ONU…). 

Le document prend acte d’une réalité dès l’introduction : « Les stratégies américaines depuis la fin de la guerre froide ont échoué. » L’exemple longuement développé de la Chine l’illustre : les USA ont tenté d’intégrer la Chine dans un certain système contrôlé par eux de mondialisation néolibérale et, aujourd’hui, elle est devenue « l’égale » des États-Unis, ce qui est insupportable à ces derniers.

Ce constat reprend celui du document de stratégie nationale de 2018, du premier mandat de Trump.

Il s’agit donc de refonder l’impérialisme américain en prenant en compte ce changement majeur des rapports de force internationaux.

La rupture se fait sur deux éléments importants.

Premièrement, la nouvelle doctrine prend acte de la fin du néolibéralisme dans la mondialisation.

Jamais ses institutions ne sont citées, comme l’OMC et le G7.

Deuxièmement, elle associe les objectifs de l’impérialisme US à de nouveaux objectifs idéologiques qui sont en réalité une rupture avec les compromis sociaux et démocratiques, et les pratiques de pouvoir associés, qui ont émergé après 1945. C’est une sorte de « MAGA global ».

La stratégie évoque la lutte contre les migrants comme un objectif majeur et soutient ouvertement les forces d’extrême droite, notamment dans les passages consacrés à l’Europe et à l’Amérique latine.

Cela assigne également à l’extrême droite une place centrale dans la recomposition des rapports de force mondiaux en s’appuyant sur le fait qu’une partie des classes dirigeantes, au niveau international, font tomber les barrières entre droite conservatrice et extrême droite.

Le document du 4 décembre n’est donc pas simplement stratégique : c’est un manifeste politique. 

Les absences criantes du document sont donc tout à fait logiques : il n’y a aucun mot ni sur l’ONU, ni sur le respect du droit international, ni sur une quelconque organisation multilatérale.

Il ne s’agit pas seulement de piétiner le droit international, mais d’essayer d’y mettre fin.

C’est ainsi qu’a été saluée l’opération de guerre contre l’Iran de juin 2025.

Évidemment, des regroupements comme les BRICS et l’OCS ne sont pas mentionnés, mais les objectifs du document reviennent à tenter de les briser (par exemple en opposant l’Inde à la Chine).

Une fois dressé ce constat, les objectifs de l’impérialisme du XXIᵉ siècle sont clairement exposés : il s’agit de contrôler les réseaux au bénéfice du big business US pour assurer la réindustrialisation du pays et la reconstruction du capital US en crise.

Ces réseaux sont multiformes : corridors maritimes clés (mer de Chine méridionale, détroit d’Ormuz, mer Rouge), corridors énergétiques, corridors numériques et outils numériques, intelligence artificielle.

L’objectif de l’impérialisme US est donc de s’assurer le contrôle de ces corridors clés, que ce soit directement ou indirectement, par une politique de pression contre les peuples par l’arme du dollar et l’outil militaire.

C’est ainsi que le « plan Trump » sur le Proche-Orient prend toute sa place.

La place de Taïwan occupe également un rôle nouveau, longuement développé dans le document.

Le fait d’expliciter à quels intérêts précis renvoie cette stratégie illustre également les nouvelles modalités d’accumulation du capital que l’impérialisme US défend et cherche à protéger, d’une part, et les bases matérielles de la fraction des classes dirigeantes qui portent le projet politique décrit plus haut, d’autre part.

Quatre focus particuliers, dans le cadre de cette stratégie globale, peuvent être dressés :

–          Envers l’Amérique latine, les USA s’arrogent un droit d’influence exclusif. C’est la relance de la « doctrine Monroe », et dudit « corollaire Trump » de la doctrine Monroe (référence au « corollaire [Théodore] Roosevelt »). Les gouvernements qui refusent de rentrer dans le rang sont ouvertement menacés.

–          Envers l’Europe, le document reprend les poncifs d’extrême droite sur le « grand remplacement ». Cela démontre d’ailleurs à quel point la politique de capitulation et de collaboration des classes dirigeantes européennes envers Washington est dangereuse pour les peuples européens.

Il faut noter que c’est le seul endroit où l’OTAN est cité, pour en faire une référence négative.

L’OTAN peut être une victime collatérale de la refondation de l’impérialisme US : il est réduit à un instrument de pression sur les États membres pour qu’ils augmentent leurs dépenses militaires.

Notons également la place relativement marginale réservée à la Russie, qui n’est considérée uniquement que sous l’angle de la question européenne. Cela a fait réagir à Moscou, alors que la Russie se présente désormais comme ayant un horizon « eurasiatique » (ce qui est l’approche de l’OCS).

– La zone Pacifique est présentée comme le grand sujet de l’impérialisme US pour le 21ᵉ siècle. La Chine demeure évidemment en ligne de mire. La pression sur la Chine est placée à deux niveaux : sur l’utilisation des outils de la puissance US pour investir et donc contrer les intérêts chinois (un passage particulier est accordé à l’Inde) et sur le contrôle des réseaux maritimes autour de la Chine. 

– La zone du Proche et du Moyen-Orient est d’ailleurs également envisagée dans l’optique de la recomposition des rapports de force à l’encontre de la Chine.

L’importance stratégique des pays du Golfe, qui ne sont plus uniquement pris sous l’angle de l’exploitation du pétrole, est clé.

Le rôle de la région dans les plans de l’impérialisme US reste fondamental, mais plus pour la même raison.

On peut d’ailleurs relever que l’État d’Israël est mentionné uniquement dans cette optique : signer de nouveaux accords d’Abraham afin de stabiliser le contrôle indirect des réseaux stratégiques dans la région avec les pays du Golfe, pour contrer la Chine.

Cela illustre les soubassements du plan Trump pour le Proche-Orient.

Ce document appelle à une réponse à la hauteur de la part des forces progressistes, communistes, pour la souveraineté des peuples et des nations comme fondement de coopérations nouvelles pour la sécurité humaine au niveau international.

Cette refondation de l’impérialisme, notamment étatsunien, appelle à une refondation de la solidarité internationale entre les peuples et les organisations qui défendent l’émergence d’un autre ordre du monde, sur la base de la transformation sociale et démocratique, du multilatéralisme, et du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, dans le « Sud global » mais pas uniquement. 

Cela implique de s’interroger sur les outils dont nous avons besoin pour ce faire au niveau européen, comme au niveau international.

 

 Vincent Boulet, membre du comité exécutif national en charge des relations internationales 

 


 

Valérie Pécresse piétine la mémoire de la Shoah

Publié le 19 décembre 2025

Le Parti communiste français condamne avec la plus grande fermeté l’amendement adopté par la majorité régionale de Valérie Pécresse en Île-de-France le 17 décembre, qui organise des partenariats entre des lycées franciliens et des institutions étrangères connues pour leurs dérives révisionnistes.

Sous couvert de « travail mémoriel », la droite régionale propose des coopérations avec la Maison de la Terreur à Budapest, musée créé à l’initiative du régime de Viktor Orbán, et avec le musée de l’Occupation de la Lettonie.

Ces institutions relativisent l’antisémitisme, brouillent la singularité du crime nazi et de la Shoah, et participent à la réhabilitation d'officiers SS.

En organisant ces partenariats dans le simple but de discréditer le communisme en l'assimilant à des crimes de régimes qui s'en sont réclamés, la majorité régionale se rend complice d’une falsification grave de l’histoire et porte atteinte à la mémoire des victimes du nazisme.

Le PCF dénonce également l’ingérence politique de la Région dans les contenus pédagogiques des lycées franciliens.

Le groupe de la Gauche communiste, écologiste et citoyenne du conseil régional d’Île-de-France s’est opposé à cet amendement de la droite régionale qui a été voté et acclamé par le RN.

Le Parti communiste français appelle l’ensemble des démocrates à s’opposer avec force à cette dérive politique de la droite qui donne des gages à l'extrême droite et, ainsi, contribue à affaiblir la République.

À l’heure où l’extrême droite progresse partout en Europe, brouiller les leçons de l’histoire n’est pas une faute anodine : c’est une responsabilité politique majeure.

La mémoire de la Shoah ne peut être instrumentalisée.

 

Paris, le 19 décembre

Parti communiste français.

 

 

Venezuela : Trump confirme la finalité de son agression impérialiste, Macron approuve en vassal des USA

La conférence de presse du président américain Donald Trump tenue ce jour confirme la finalité de l’intervention militaire impérialiste menée par les États-Unis au Venezuela.

Donald Trump a clairement affirmé que les États-Unis entendent diriger politiquement le Venezuela jusqu’à ce qu’un gouvernement conforme aux intérêts américains soit établi et qu’ils s'apprêtent à s'approprier l’exploitation du pétrole vénézuélien par les grandes entreprises pétrolières américaines, énonçant ainsi sans détour une volonté d'annexion du pays et d’accaparement économique en application de la doctrine Monroe à laquelle Trump se référe explicitement.

Cette déclaration révèle que la capture du président Nicolás Maduro n’est pas un acte isolé de sécurité, mais bien une opération de domination politique, stratégique et économique, propre à l’impérialisme états-uniens.

Par ailleurs, des propos suggérant la possibilité d’une implication militaire élargie, y compris des troupes au sol, et des allusions à d’autres pays de la région renforcent l’idée que cette opération ne vise pas seulement le Venezuela mais s’inscrit dans une logique d’escalade régionale contraire aux principes mêmes de la Charte des Nations unies.

Le PCF rappelle que :

·                     toute forme de direction ou d’administration imposée de l’extérieur viole la souveraineté populaire et le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes ;

·                     l’ouverture des ressources naturelles vénézuéliennes aux multinationales étrangères n’est pas un acte de “libération” mais une forme de prédation qui dénie aux peuples leur propre richesse ;

·                     les visées expansionnistes ou menaçantes à l’égard de pays comme Cuba ou d’autres États de la région constituent une escalade impérialiste qui menace la paix mondiale. Le PCF réaffirme sa solidarité avec Cuba ouvertement menacé par Trump.

·                      Le PCF réaffirme sa solidarité avec l'ensemble des peuples de la zone Caraïbes et leur droit au développement souverain et à vivre en paix.

La déclaration d’Emmanuel Macron est d’une exceptionnelle gravité.

En se félicitant de la chute d’un président à la suite d’une intervention militaire étrangère, en s'arrogeant le droit de parler pour le peuple venezuelien et en pretendant designer lui-même le dirigeant légitime du Venezuela, le président de la République française légitime l'agression américaine et foule aux pieds les principes les plus élémentaires du droit international. 

Le Président n’a ni le droit ni la légitimité de choisir les dirigeants d’un autre peuple, encore moins à la suite d’une action militaire menée en dehors de tout cadre des Nations unies. En se rangeant derrière la stratégie américaine de changement de régime, Emmanuel Macron engage notre pays dans une logique de domination et de vassalisation politique qui nie la souveraineté populaire qu’il prétend défendre. Cette prise de position est du côté de la force contre le droit, de l’ingérence contre la démocratie, et constitue une rupture grave avec toute ambition d’indépendance diplomatique.

Cela ne peut être la réaction de la France !

Le Parlement doit être saisi en urgence.

 L'heure est à une réaction forte de la France et des instances internationales, à la mobilisation de l’ONU et à une condamnation sans ambiguïté de cette politique d’ingérence et de spoliation. Le respect du droit international et la souveraineté des peuples ne peuvent être niés pour des intérêts capitalistes.

L'intervention américaine suscite d'ores et déjà des réactions dans le monde entier, la condamnation de nations sur tous les continents.

Des voix s’élèvent partout pour exhorter au respect du droit international.

Alors que de premiers rassemblements se sont tenus aujourd'hui en France dans plusieurs villes, le PCF appelle à multiplier les initiatives en solidarité avec le peuple vénézuélien, de tous les peuples de zone Caraïbes, pour la paix et le respect du droit international.

Paris, le 3 janvier 2026

Fabien Roussel,

Secrétaire national du PCF

 

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